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REIGNS : Her Majesty

Avec ses airs rétro et ses gros pixels, le jeu Reigns a été l'un des jeux les plus remarqués de l'année 2016. Reigns : Her Majesty remet le couvert fin 2017, avec un concept similaire, la tonalité féministe en plus. Une fois de plus, vous voici à la tête d'un royaume fictif inspiré du Moyen-Age européen. Mais cette fois-ci, au lieu des devants de la scène, vous devrez rester en coulisses, car en tant que reine vous ne détenez pas le pouvoir absolu. Vous n'êtes pas pour autant sans influence sur les affaires du royaume.

Avec ses airs rétro et ses gros pixels, le jeu Reigns a été l'un des jeux les plus remarqué de l'année 2016. Ce grand succès des studios Nerial, un studio franco-anglais plutôt orienté vers les projets solos ou collaboratifs, faisait du minimalisme son cheval de bataille, et de la mode "swipe" rendue populaire par Tinder son mécanisme de jeu principal. Grâce à un scénario intriguant et à un humour délicieusement nuancé, Reigns atteignait des sommets d'expressivité et de fun.


La gestion de votre royaume a beau n'être qu'un prétexte, certaines décisions n'en restent pas moins difficiles.

Reigns : Her Majesty remet le couvert fin 2017, avec un concept similaire, la tonalité féministe en plus. Une fois de plus, vous voici à la tête d'un royaume fictif inspiré du Moyen-Age européen. Mais cette fois-ci, au lieu des devants de la scène, vous devrez rester en coulisses, car en tant que reine vous ne détenez pas le pouvoir absolu. Vous n'êtes pas pour autant sans influence sur les affaires du royaume. Comme dans Reigns, vous ne contrôlez pas une seule reine, mais toute la descendance, de l'an 1000 jusqu'à la fin des temps. A vous d'apprendre de vos erreurs, de dépasser les intérêts du moment pour atteindre un but plus noble, et, qui sait, peut être qu'après plusieurs siècles à placer vos pions, vous pourrez enfin voir l'avénement de la Mère Toute-Puissante, faisant rentrer l'humanité dans une ére matriarcale.


Il est des destins pires que la mort.

Pour en arriver à vos fins, vous aurez à jongler entre la religion, le peuple, la force et l'argent. La plupart de vos décisions aura une influence en positif ou en négatif sur un ou plusieurs de ces concepts. Par exemple, un prêtre vient vous demander de financer la rénovation du clocher de son église. Vous avez le choix entre accepter ou refuser. Le jeu vous montrera sur quelle jauge votre réponse aura de l'influence (disons la jauge religion et finance), mais c'est à vous de deviner si l'influence sera positive ou négative, ce qui n'est pas toujours évident. Le secret de la longévité de votre reine est de faire en sorte qu'aucune de ces gauges ne soit pleine ou vide. Cela entrainera automatiquement la mort de votre avatar actuel. Autant dire qu'une grande partie de la frustration du jeu vient de la gestion de ces quatre gauges, et de l'art du compromis qu'il faut parvenir à maitriser pour voir sa reine régner le plus longtemps. Toutefois, comme je le disais plus haut, il faudra à certains moments savoir favoriser l'action sur le compromis, quitte à ce que cela vous mène à l'échaffaud.

On remarque quelques tempéraments à ce système de base. Comme dans le premier Reigns, certaines phases de jeu, notamment les phases "donjon", laissent tomber le principe de gauges pour se concentrer sur l'exploration et les énigmes. Par ailleurs, vous avez désormais accès à certains items après avoir accompli quelques quêtes. Ces items pourront être utilisés à tout moment, élargissant dramatiquement le champ des possibles. En plus du traditionnel gameplay en oui ou non, vous êtes libres d'utiliser les items quand cela vous paraitra judicieux, ouvrant parfois de nouvelles routes ou des perspectives insoupçonnées jusque là. Autrement dit, certains items ont un impact assez révolutionnaire (si vous me passez l'expression) sur la manière dont vous jouez le jeu.


Le signe astrologique sous lequel votre nouvelle Reine est née aura une influence sur le jeu.

S'inscrivant dans la lignée des jeux rétro les plus prestigieux tels que Rogue Legacy ou Undertale, Reigns : Her Majesty est un jeu où chacune de vos actions, chaque partie, est enregistrée et prise en compte. Là où il se démarque de toute la concurrence, c'est par un intriguant mélange de mystère (avec la présence de la Mère toute-puissante et des arcances qui gouvernent la naissance des reines successives), de gestion plus ou moins poussée de votre royaume, et de cet humour si particulier qui se retrouve dans le design et les personnages, mais aussi dans l'ironie parfois mordante des situations (essayez de mourrir par excès de popularité pour en avoir un exemple).

Une fois les mystères du jeu tous trouvés, la fin du jeu atteinte, le replay value n'est pas énorme, malgré l'existence de plusieurs fins. Avec une trame principale qui se termine en 4 ou 5 heures sans trop se presser, demandant pas mal de tatonnements si vous comptez le finir sans aucune aide, Reigns : Her Majesty ne prétend pas autre chose que de vous faire passer un bon moment. Il s'agit d'un jeu attachant qui remplit son contrat avec brio et que, vu son prix de vente, je ne peux que trop vous conseiller d'essayer.

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