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Resident Evil : Operation Raccoon City - Test PS3

Les derniers épisodes de Resident Evil, principalement le 5, se sont considérablement orientés vers l'action au détriment de l'esprit survival horror du début. Un moyen de moderniser la série en se rapprochant des standards actuels et de plaire au plus grand nombre d'occidentaux. Dans la même lignée, et en attendant le 6, Capcom nous propose un opus orienté coopération entre SOCOM et Left 4 Dead. D'ailleurs, ce sont les studios Slant Six Games, responsables du très moyen SOCOM Confrontation qui sont aux commandes, mauvais présage ?


Bienvenue à Raccoon City ? Heu... Vous êtes certains ?

Quatre contre tous sinon rien

Comme son nom l'indique, les évènements de Resident Evil : Operation Raccoon City se déroulent durant les épisodes 2 et 3, c'est-à-dire pendant la contamination de la ville qui la mènera à sa destruction. Cependant, vous voilà dorénavant du côté des "méchants-pas-beaux" de l'Umbrella Security Service, la brigade surentrainée de protection du laboratoire pharmaceutique.
Votre mission : récupérer coûte que coûte ce poison bactériologique que le professeur Birkin à la fâcheuse envie de revendre aux plus offrants.
Pour cela, vous serez assistés par trois mercenaires du Wolfpack plus quelques personnages déjà connus comme Hunk, et devrez par la même occasion affronter la menace et éliminer les preuves et témoins de l'implication d'Umbrella. Une campagne en sept chapitres qui n'est malheureusement comme trop souvent qu'une mise en bouche, voire un gros tutoriel, avant de s'attaquer au multijoueur en ligne.

En effet, RE : ORC est développé autour de ce mode et de l'aspect coopération. L'intérêt d'y jouer seul est alors réduit, diminué par une durée de vie proche des cinq heures en mode normal, de fins alternatives contestables, et de compagnons de galère peu habiles et parfois énervants par leur lenteur.
Il sera donc plus agréable de traverser l'aventure avec trois amis ou joueurs en ligne, et prendre enfin du plaisir le long de ces couloirs sombres et de ces niveaux fermés peu inspirés. Heureusement que l'on peut se détendre en se frottant au bestiaire classique de la série : zombies humains et canins, lickers, hunters, tyrans, et peut-être même quelques surprises… Sans compter ces saletés de soldats américains. Des ennemis qui s'avèrent être très résistants ; exagérément en difficulté maximum ; mais il va pourtant bien falloir vous retaper les niveaux plusieurs fois pour espérer débloquer assez de crédits afin de faire évoluer vos personnages.


Vos adversaires se montreront abusivement résistants

Un multi et pleins de zombies

Ainsi, chaque membre de l'USS est l'incarnation d'une classe de soldat, possédant de plus des capacités spéciales passives et actives qui devront pour ces dernières être régénérées à chaque utilisation. Par conséquent, la chef Lupo représente l'assaut, Spectre l'éclaireur, Vector l'espion, Beltway le grenadier, Bertha le médecin, et FourEyes le scientifique. Il sera alors intelligent d'exploiter au mieux les compétences de chacun dans la campagne, mais aussi lors d'affrontements massifs en ligne, à quatre contre quatre.

Appelé Versus, ils se décomposent en deux modes classiques et deux (un peu) plus innovants. On retrouve ainsi du match à mort en équipe (Team Deathmatch) et de la capture de drapeau transformé ici en fiole renfermant un virus (BioHazard). Moins commun, le mode Survie demande aux joueurs de combattre jusqu'à ce qu'un hélicoptère vienne se poser pour récupérer les quatre plus rapides à l'atteindre. Il arrive malheureusement trop souvent que le résultat soit nul, deux membres de chaque équipe ayant survécus… Enfin, le mode Héros propose d'incarner des personnages charismatiques de Resident Evil 2 et 3 (comme Jill ou Leon) et de le rester un maximum de temps. La mort étant synonyme de retour au stade de soldat anonyme et de défaite si tous vos coéquipiers perdent leur rang de héros. Une idée sympathique mais qui se révèle lassante à la longue, tout comme le mode Survie amusant mais trop désordonné. On reviendra alors aux bons vieux classiques qui ont fait leurs preuves, avec bien entendu des zombies s'incrustant entre vous et vos adversaires.


Elles ont l'air sympas vos soirées !


Fan service
ou plus ?

Resident Evil : Operation Raccoon City est donc un épisode de transition à l'aspect fan service, proposant de revivre des évènements marquants de la franchise sous un angle différent. Le tout sous la forme d'un gameplay optimisé pour la coopération, à la vogue ces dernières années pour affronter les zombies. Une bonne idée à première vue, mais qui a tendance à vite s'essouffler. La campagne étant juste acceptable en solo mais de toute façon trop courte, et le mode en ligne trop inégal et manquant d'un peu de contenu.

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