8.5/10

Resident Evil Village - Test PC

Tags : resident evil village capcom test ethan jeux

Deux ans après la brillante réédition de Resident Evil 2, la série est enfin de retour avec un 8ème épisode haut en couleurs brumeuses et en sang.

Tout commence avec le bien connu Ethan Winters découvert dans le très réussi 7ème opus, dont Resident Evil Village est la suite directe, ce qui est une première en termes de scénario. On y retrouve ainsi sa femme et sa fille qui seront au centre de l'histoire. Autant dire qu'on se plonge assez vite avec passion dans l'aventure. Pour autant, si cette édition reprend bien des atouts techniques, graphiques et scénaristiques du 7ème épisode, il puise avant tout ses racines dans l'opus le plus réussi de la série : le novateur et excellent Resident Evil 4. Ainsi, le bestaire y est tout aussi varié, dépassant largement les simples zombies pour taper dans le fantastique. Sauf qu'ici, avec Village, vous aurez droit à toute la panoplie des lycans/loup-garous, vampires, avec également spectres et autre hybrides bizarres (avec au total une dizaine de monstres différents et une dizaines de boss et mini-boss), ce qui est vraiment excellent et bien mieux que dans le 7 même si quelques boss ne sont pas très intéressants. C'est une véritable première, pour notre plus grand plaisir, comme à l'époque on avait savouré les trolls et le Del Lago de Resident Evil 4. Il y a aussi le retour du bon vieux marchand avec optimisation et achat de nouvelles armes, plus quelques nouvelles options.


Elle c'était un sacré boss.

Pour autant, Village dépasse ces aspects pour offrir de manière tout à fait appropriée une dimension plus poussée d'exploration à travers la recherche d'argent. Notez d'ailleurs que même si vous trouvez tous les trésors, cela ne suffira pas pour optimiser toutes les armes. Il vous faudra donc faire des choix selon vos affinités.

On savoure également largement l'atmosphère pays de l'Est, et l'ambiance opressante qui culmine avec plusieurs passages extrêmement stressants, dérangeants voire malsains, notamment lorsque, pendant plus d'une heure de jeu, Ethan est à nu  dans la maison d'un marionnettiste. Donc l'action et les fusillades à tout berzingue ne seront pas omni-présentes, mais distillées avec parcimonie, pour mieux faire augmenter la tension. Cela en décevra peut-être certains. Il vaudra alors mieux pour eux se rabattre sur le mode mercenaires s'ils sont restés un peu sur leur faim. Alors évidemment, Resident Evil, ce n'est pas Silent Hill et cela ne l'a jamais été, le niveau de peur ne sera jamais vraiment délirant, on a plus un sentiment de malaise général avec des moment de sursauts, surtout si vous jouez au casque le soir, mais cela suffit largement pour les amateurs. Il y a toujours eu un mélange des genres dans Resident Evil, cet opus ne fait pas exception, tout en innovant sur bien des points comme on l'a dit.


Des zones variées.

Autre innovation très appréciable, c'est la structure en noeud central, qui nous fait revenir toujours au village pour ensuite débloquer et découvrir de nouvelles zones, qui ont toutes leur identité propre. Alors, c'est un peu dirigiste mais cela permet d'accéder à des parties du village qu'on ignorait, augmentant le plaisir d'exploration et créant à chaque fois du renouveau. Repasser au même endroit et pouvoir enfin ouvrir une foutue porte qu'on voyait depuis des heures est très plaisant.

Côté scénario en lui-même, le jeu a la bonne idée de susciter beaucoup de questions dès l'introduction, pour mieux titiller notre intérêt, et même si certains trouveront les réponses un peu tirées par les cheveux, Resident Evil Village a le mérite d'y répondre à toutes et va même reprendre des éléments de Resident Evil 7 pour le faire. Il y a aussi des gros rebondissements avec des petites surprises sympathiques.

Par contre, Resident Evil Village garde un peu le défaut récurrent de la série : il reste lourd en maniabilité. Notamment, on ne peut pas faire demi-tour, ce qui est un peu surréaliste dans un jeu du genre, surtout quand on se fait sauter dessus à l'improviste par derrière. Mais les sensations restent bonnes d'une manière générale dans l'utilisation des armes, les rechargements que l'on peut d'ailleurs accélerer par des amliorations, et la possibilité de changer d'armes par l'utilisation d'une seule touche, sur laquelle on peut paramétrer 4 armes. Bien vu.

Toujours côté technique, on le disait au départ, Village bénéficie comme Resident Evil 7 d'une qualité graphique superbe. Il est entre autres doté d'un travail fourni sur le sens du détail, notamment des pièces du château, mais aussi les grands paysages, les effets de brumes et la totale fluidité entre les passages des scènes de jeu aux vidéos. Reste que les personnages sont toujours un peu cireux.


Beaucoup de recherche

Conclusion

Quand on termine Resident Evil Village, on a juste envie que ça continue encore et encore, car c'est une aventure intense et stressantes qu'on a vécue, avec une construction intelligente, un scénario prenant et fouillé, des environnements très variés et un bestiaire fourni. Les modes supplémentaires viendront alors nous consoler d'avoir déjà fini, en attendant de rejouer l'aventure d'ici quelques semaines en mode difficile.

Resident Evil Village a su puiser dans le meilleur de la série tout en se renouvelant. Bien joué, même si tout n'est pas parfait.

Informations complémentaires

- Durée de vie : 12-13H pour le seul mode histoire. Plus bien sûr si vous jouez au mode mercenaires. Pas mal du tout.

- Unités de sauvegarde infinies, point très appréciable.

- 3 niveaux de difficulté de base, + un 4ème après avoir fini le jeu. Un 5ème caché ?

- Modes supplémentaires : mercenaires + reverse (mode multi-joueurs en ligne). Souvenirs de The Mercenaries 3D il y a 10 ans déjà.

- Armes disponibles : pistolet, fusil à pompe, fusil à lunettes, lance-grenades explosives ou aveuglances, magnum, mitraillettes, mines, grenades manuelles explosives et le petit couteau.

- Pour ceux qui n'ont pas joué au 7, Village offre opportunément un complet résumé, donc vous vous n'êtes pas obligé d'en penser par là, même si nous vous le recommandons.


Mode mercenaires pour prolonger le plaisir.

A propos des auteurs

Aventures, enquêtes, mille et une énigmes, réflexion ; jeux aux thématiques profondes, originaux, décalés, indépendants, telles sont mes passions. De temps à autres, aussi du 100 % action. Féministe avertie, assoiffée de justice, je rejette toute forme de discrimination ; donc j'écris aussi en manga, BD, cinéma, livres, séries ou jeux de société.

      0 commentaires

      Participer à la discussion

      Nous nous réservons le droit de ne pas publier les commentaires qui ne nous semblent pas appropriés (netiquette, loi, point godwin, imbécillité profonde, etc.). Et ne venez pas crier à la dictature !

      Vous allez commenter en tant qu'invité-e :

      Krinein jeux vidéo c'est des tests de jeux vidéo et de l'actualité. Le dernier Mario sur Nintendo 3DS, le dernier Zelda sur Wii U, le dernier Assassin's Creed sur Xbox One, le dernier Infamous sur PS4, vous attirent ? Lisez ce qu'on en pense !

      Rubriques