8/10

Resistance 2 - Test

Pure réussite visuelle dans un monde de brutes. On croit parfois y entendre un fond de musique classique mais les balles reprennent le dessus sur la beauté d'un monde rêvé et tordu. Le mode online, très complet rend l'expérience de Resistance 2 très prenante. Vivement la suite, donc, parce que c'est très bien.

La résistance est un mot bien connu de nos contrées rongées par un passé guerrier qui commence à dater d'un peu plus d'un demi siècle. Toutefois c'est une nouvelle signification bien américaine qu'essayent de nous mettre dans la tête l'équipe de développement d'Insomniac Games. Le passé alternatif est donc en marche depuis Resistance Fall of man et compte bien nous en proposer la suite sans sous-titre cette fois mais dans un monde tout aussi noir que notre bonne vieille deuxième guerre mondiale, les chimères en plus.

Dans le premier opus nous débarquions en Europe pour aider la résistance face à ces ennemis des temps modernes appelés chimères, ces humains infectés par le virus offert par nos amis russes en guise de remerciements pour toutes ces années de tensions. Alors que le premier volet se finissait comme il se devait, à savoir dans
un océan de membres arrachés et de villes détruites, il était temps de faire subir l'assaut à cette bonne vieille Amérique du nord. C'est ce qu'on vous proposera ici pour repousser les limites de ce conflit sans bornes avec du sang, du sang et encore du sang. De l'Idaho à la côte est en passant par l'Islande et un Chicago rempli d'hommes mutants atteints par la maladie, vous voici embarqués sous les trait de Nathan Hale fidèle combattant de l'empire américain qui comme lui commence à être très mal. Vous êtes effectivement atteints par le fameux viirus qui vous transformera bientôt en monstruosité et apparemment sauver le monde est plus important car vous n'avez de cesse de repousser la prise de ces inhibiteurs qui pourraient vous maintenir dans un état à peu près normal. L'un dans l'autre vous êtes déjà une bête assoiffée de guerre et la seule différence semble être idéologique entre vous et « les autres ».

On touche donc avec ce scénario au premier point négatif de cette exclusivité Sony. Bien que les missions s'enchainent avec une ligne directrice en apparence fouillée, il s'agit belle et bien d'un ersatz d'histoire qui ne sert que de prétexte à vous faire voyager. On ira ici chercher un savant russe, puis on s'envolera pour une petite bourgade pour y retrouver une famille disparue d'un de vos soldats. A
chaque fois bien évidemment on découvrira une nouvelle race de monstruosités qu'il faudra exterminer et des milliers d'assassins en tous genres à fusiller en masse sans la moindre finesse. Qu'importe ce qu'on peut penser du lien entre les différentes phases de cette guerre, l'ensemble fonctionne toutefois à merveille et permet de donner un sens aux changements de décors qui sont il faut l'avouer du plus bel effet et des plus variés. C'est donc une frustration bien minimale qui se laisse remplacer par un plaisir bien plus grand. Voyager l'arme au poing est alors une belle aventure et les cinématiques d'introduction restent de belles mises en situation. Au cours de ces dernières, on se détend trois minutes avant le prochain assaut en regardant un personnage principal aux allures de Niko Bellic défier les ordres de ses supérieurs et aller au devant d'une mort certaine avec une bravoure digne des plus idiots du bataillon.La gestion de la luminosité qui accompagne ces instants héroiques est de la plus belle facture et nous donnes l'impression de réintégrer la pellicule d'Apocalypse Now ou de Platoon.

Du coup il ne reste qu'a profiter des nombreuses opportunités de défourailler du méchant. Il faut dire que vous aurez les droit à des cibles très variées. Entre les zombis de Chicago et de Baton rouge qui courent vers vous tels des bestioles de Left 4 dead, les aliens sauteurs des montagnes de l'Idaho, les titans qui ressemblent au général de Lilo & Stitch en forme de Rhinocéros démesuré ou
encore les invisibles qui font penser a des predators, il ne reste donc plus qu'à se faire plaisir, un plaisir très sain puisqu'il s'agit de butter des aliens néfastes et moches mais diablement bien repris des grands classiques du survival et ce sans fausse note de goût. Le challenge reste bien sur les horreurs génétiques de dix étages ou les furies flottantes et autres krakens revisités à la sauce Resistance qu'il faut savoir éviter et contourner presque intelligemment. Presque malheureusement car on se rend vite compte que l'impression de liberté de ces beaux horizons qui varient d'un orange pastel à un gris artistique est une route dorée sans espoir de laisser découvrir le moindre sentier battu. On est donc prisonnier d'un itinéraire prédisposé qui empêche de nombreuses initiatives stratégiques telles que le choix de passer un muret de trente centimètres pour s'y mettre a couvert. C'est plus ou moins le gros manque du soft pour rivaliser avec un Gears of war 2 par exemple. A tous les autres niveaux, Resistance 2 tire bien son épingle du jeu car il est très bien réalisé et dispose d'une jouabilité exquise qui offre des heures et des heures d'amusement à patauger dans le sang et les tripes.

Une fois la campagne solo fini, ce qui vous prendra une bonne quinzaine d'heures de dur labeur, il restera un mode multijoueur très agréable à prendre en main et qui vous permettra de tuer les frustrations tactiques restantes décrites un peu plus haut. Dans ce dernier vous resterez dans un grand classique du genre mais
toutefois une des premières bonnes surprises de la Playstation 3 puisque le online est enfin jouable et fort agréable. Entre la coop par équipe de huit et les affrontements jusqu'à 60 en parties classées vous avez de quoi vous amuser. Une fois de plus la simplicité est de mise et on est pas transcendés comme on le serait dans un Call of Duty 4 réaliste et enjoué mais on apprécie avec délectation tous ces petits détails que nous apporte l'affrontement en ligne ainsi que son système de niveaux qui accompagne les hardcore gamers dans leur lutte vers le sommet du classement prévu à cet effet. En coopérative vous débloquerez ainsi des médailles et des rubans de généraux au fur et à mesure de votre parcours militaire et de vos victoires. Un système qui si il n'est pas original a fait ses preuves et fonctionne ici à merveille bien que manquant de quelques éléments de personnalisation qu'on aimerait bien voir plus souvent.

En résumé, un jeu assez pur aux couleurs bien exploitées, probablement le FPS de la console de Sony à ce jour par manque de concurrents sérieux. Il manque beaucoup de choses pour en faire un titre ultime mais la nature immersive du monde alternatif proposé est d'un effet impressionnant pour les deux trois bouts de ficelles qui animent l'histoire du mode solo. Du coup on aime et on ne compte pas les heures passées à se faire plaisir. Un bel exploit donc pour cette saga dont l'avenir était à ce jour encore un peu incertain.

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1 commentaires

  • Canette Ultra

    12/01/2009 à 23h40

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    Un mode solo qui n'a rien de bien nouveau mais un mode multijoueurs très addictif !

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