7/10

Resistance: Retribution - Test

Exercice périlleux plutôt bien orchestré mais qui ne laisse pas non plus le gout agréable qu'on a connu dans les précédents opus. Il y manque un peu de sang, de la pourriture et beaucoup de liberté d'action.

Il y a eu la chute des hommes dans un premier Resistance qui annoncait une apocalypse  dans un monde parallèle remplacant et dépassant la machine de guerre et les masacre de la deuxième erreur mondiale. Puis le birus s'est étendu au continent américain dans un Resistance 2 au multijoueur fort agréable malgré sa simplicité tandis que le lientenant Shepard s'occupait de butter tout le monde dans un mode solo un peu trop classique et cartoonesque. C'est maintenant le tour de la retribution sur PSP, petit trait d'union entre les deux grandes épopées de la PS3. Mais un jeu de tir sur console portable est par définition un peu casse gueule. Le sutudio Sony Bend se sortira-t-il de cet exercice avec les félicitations du jury ?

Tout commence par une cinématique de bonne qualité qui nous introduit un nouveau personnage : James Grayson. Ce renégat d'entre deux guerres, ancien
soldat anglais mis au cachot pour désertion, sera votre héros dans la toute nouvelle aventure destructrice que vous mênerez contre les chimères. Il se trouve qu'on est prêt à passer l'éponge sur sa rébellion s'il aide l'état major à detruire les quelques gros bâtiments restants de l'empire Chimèrique avec ses larges compétences dans le domaine. Il faut savoir que lors de sa désertion, James, dans un esprit de vengeance de la mort de son frère, s'est amusé à détruire un maximum  de centres de conversions de ces maudits humains atteint par la malédiction. 

Graphiquement l'aventure est au dessus de tout soupcon. Les cinématiques stylisées entre deux chapitres compensent la faiblesses des introductions scénarisées au milieu des combats qui sont pour le coup un chouilla faibles.
L'animation des ennemis et du personnage principal est un peu rigide mais pas plus que ca quand on considère que c'est un jeu de tir à la troisième personne et que cela ne donne que très peu de marge d'exécution. Malheureusement, le lointain reste un peu flou, ce qui pose problème lorsqu'il est rempli d'ennemis. Au moins ceux-ci vous touchent aussi peu que vous ce qui prouve qu'une justice existe et qu'eux aussi ont moins de 10/10 à chaque oeil. Par contre lorsqu'il s'agit d'une grosse bestiole et qu'on s'eloigne pour éviter le corps à corps on commence à aprécier cette même visée automatique qui pouvait nous frustrer quelques secondes auparavant. Pour le coup on hésite a trouver le jeu équilibré niveau difficulté. Mais l'un dans l'autre ça se passe sans grosse inquiétude en mode standard.

L'utilisation de la visée est d'ailleurs problématique car entre celle-ci qui se fait sans notre aide et les élements de decors qui parsemment le parcours pour nous permettre de se mettre à couvert on est à deux doigts d'un virtua cop sur psp sans autre choix que d'appuyer sur un bouton. Certes on peut changer d'arme, certes
on peut contourner des obstacles pour trouver de meilleurs angles d'attaque. On peut aussi passer en semi-manuel ou changer de cible ou de ligne de visée mais on se sent prisonnier. C'est, a priori, le plus gros inconvenient de cette version psp et ce qui l'empêche de décoller légèrement nos sentiments entartrés dans les versions précédentes de Resistance. Car même si l'univers en question à toujours été scénarisé, et même si le pad est moins efficace que la souris pour viser, il faut bien avouer que sur console de salon le bonheur de faire son chemin tout seul dans sa propre guerre est d'un rare plaisir. Sans lui, on pourrait presque laisser tomber la 3D au bout du compte.

Mais les options multijoueurs sont là et foisonnent de petits bonheurs un peu moins coupables que celui d'apprécier le jeu solo. Les maps sont assez libres et bien faites. On y découvre le bonheur de la non linéarité dans la guerre des tranchées.
Il faut donc croire que la règle reste la même sur petite comme sur grosse console : le nerf de la guerre c'est le multi. On ne se plaindra pas bien sûr de cet état des choses et on n'en voudra donc pas à l'éditeur de délaisser légèrement l'histoire (au moins il ne la gomme pas et c'est déjà pas mal). On appréciera aussi le degré d'interactivité avec la PS3 et votre disque de Resistance 2. En effet il vous est possible de jouer avec votre ecran de télé et/ou votre manette Dualshock. Attention toutefois au rendu graphique qui pourra choquer sur grand écran. De plus les deux softs s'echangent des cartes pour le multi et proposent des pouvoirs à votre personnage principal pour accéder à des endroits cachés dans le mode scénario. La manip est simple et ne vous laisse que l'opportunité de faire un choix : désirez vous être infecté par tous ces bonus? Un très bon point pour Sony qui a su développer ses produits en parallèle et créer un semblant de vie dans une saga plutôt sympathique qui y gagne ainsi en profondeur. 

Un jeu plutôt gentil donc, qui fait le trait d'union entre les deux vrais épisodes de la franchise mais sans se faire la place de choix chez les habitués de la guerre.  Il regorge pourtant d'armes et d'options de jeu et donne un aspect graphique plus que correct. Mais la PSP n'est probablement pas faite pour le jeu de tir quoi qu'on en dise. Des petites félicitations donc.

A propos de l'auteur

0 commentaires

Participer à la discussion

Nous nous réservons le droit de ne pas publier les commentaires qui ne nous semblent pas appropriés (netiquette, loi, point godwin, imbécillité profonde, etc.). Et ne venez pas crier à la dictature !

Vous allez commenter en tant qu'invité-e :

Krinein jeux vidéo c'est des tests de jeux vidéo et de l'actualité. Le dernier Mario sur Nintendo 3DS, le dernier Zelda sur Wii U, le dernier Assassin's Creed sur Xbox One, le dernier Infamous sur PS4, vous attirent ? Lisez ce qu'on en pense !

Rubriques