7.5/10

Ridge Racer Unbounded - Test

Lorsque Bugbear, les papas de Flatout (enfin, sauf le 3, heureusement), rencontre Ridge Racer, cela donne un titre complètement barré, résolument arcade, où la destruction se tire la bourre avec la vitesse. Ridge Racer Unbounded est au croisement de Burnout, Split/Second, et NFS Hot Pursuit, avec un peu de dérapages pour rappeler ses origines. Ça va chambouler les fans, c'est sûr, mais cela va en satisfaire d'autres, bien en manque de titres de caisses bourrins.

L'interaction avec le décor est une des clefs pour réussir dans Ridge Racer Unbounded. Cela rend les courses tactiques tout en étant bien défoulantes, à voir des bâtiments en prendre pour leurs grades. Une fois notre
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jauge de puissance remplie à fond, il est possible de rendre sa voiture indestructible ou presque, et vous pourrez au choix défoncer vos concurrents, pour des sortes de Takedowns qui rapportent des points, ou alors utiliser ce précieux boost pour détruire certains morceaux de décors qui vous ouvriront des passages secrets et raccourciront plus au moins votre trajet, mais vous fileront surtout des points précieux. Enchaîner plusieurs moments de puissance, en détruisant un building, puis une discothèque, pour finir en traversant un centre commercial, cela rend les courses beaucoup plus jouissives. Le titre a une difficulté assez relevée, du moins pour obtenir les trois étoiles partout, et avoir assez de points pour débloquer les dernières courses de chaque section de la ville de Shatter Bay.

Une fois la première série de courses terminée, on prend aisément le titre en main, grâce à sa maniabilité très arcade, où la seule difficulté est de gérer au mieux le dérapage. Il fallait bien un clin d'œil à Ridge Racer dans ce monde de brut. Alors, les drifts auront leur importance. Cela fait augmenter la barre de
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puissance ou de boost (en fonction du type de course) et un type de course nous oblige à avoir un certain nombre de points de dérapages. Il vous faudra maîtriser ce principe pour éviter de faire cramer la gomme dans les virages, comme si cela ne coûtait pas un bras de remplacer ces pneus montés en 20 pouces. Pour parler rapidement des modes de jeux, que l'on rencontre dans Unbounded, il y a donc les courses de dérapages, les courses chronos (un classique), les courses sans destruction de décors (un grand classique), le mode crash où à bord d'un camion ou d'une voiture il vous faudra détruire un max de bagnoles (de flics le plus souvent, bah oui, ça défoule je vous dis) et enfin le mode Démolition, les courses principales du titre, où il faut à la fois arriver en tête et en plus faire un max de points pour gagner. Et la recherche de points sera votre activité principale dans les derniers niveaux de Unbounded, car un minima vous sera demandé pour débloquer les courses suivantes. Et parfois, cela se joue à quelques points bien chiants à atteindre.

Pour parler un peu technique, Unbounded tient son rang et reste dans la lignée de ce qui se fait en jeux de bagnoles arcade sur consoles HD. Les voitures sont modélisées correctement, sans atteindre le niveau de Forza bien
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sûr, mais pour un jeu bourrin où l'on ne regarde pas les voitures dans son garage, eh bien cela suffit. Les villes sont bien faites, avec des effets de lumières vraiment sympathiques pour la rétine, cela donne du cachet au jeu, un style graphique au milieu de tout ce repompage que l'on peut voir pour le reste du titre (car Unbounded est clairement un pot pourri des autres jeux du genre, il ne fait pas dans la nouveauté ultime). Mention spéciale à l'interface dépouillée, où seule la vitesse et le score sont affichés. Le reste nous sera indiqué pendant la course, sur les murs de la ville, à la manière d'un Spinter Cell Conviction. Simple mais franchement efficace. On n'est pas déconcentré à regarder une map sur l'écran, non, on se concentre sur sa route, cela rend les courses encore plus intenses.

Une fois le jeu terminé en solo, Bugbear a eu la très bonne idée de proposer un mode éditeur de circuits très bien foutu. Allez hop, un petit clin d'œil du côté de Trackmania pour la peine. Autant reprendre ce qui se fait de mieux ailleurs, non ? Cet éditeur est très complet et l'on peut rester des heures dedans pour créer
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des courses ultimes de dingues. Il sera possible ensuite de publier sa propre ville, pour que les joueurs du monde entier se tirent la bourre dessus. Et on pourra également de notre côté se lâcher sur les villes créées par les autres joueurs. La durée de vie peut ainsi être décuplée à l'infini ou presque. Un très bon point, qui donne un atout non négligeable au titre. Alors, certes, on ne pourra pas dire que Ridge Racer Unbounded est une révolution ou le jeu ultime, mais avec sa prise en main accessible, son éditeur de circuit, et ses courses intenses, on passera un bon moment dessus. Les fans de jeux de courses arcade peuvent l'acheter sans hésiter. Les habitués de Ridge Racer par contre, devront se faire à l'idée que leur série a bien évolué. Mais ce n'est pas une raison pour bouder son plaisir.

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Le fanboy Xbox de l'équipe

    2 commentaires

    • Maverick

      09/04/2012 à 23h18

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      J'y retourne^^http://jeux-video.krinein.com/-24612/ri ... 18655.html

    • Canette Ultra

      10/04/2012 à 08h31

      Répondre

      ça donne envie

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