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Rise of Nightmares - Test

Il parait qu’à partir de septembre, et jusqu’à la fin de l’année, nos âmes de joueurs vont vibrer devant tant de merveilles vidéo-ludiques. Mais attention, au milieu de toutes ses perles, un vilain petit canard s’est glissé, pour essayer de vous faire regretter d’être né. Rise of Nightmares est la bouse à éviter de cette rentrée 2011. Je l’ai touché, je suis infecté, alors écoutez moi, fuyez!

Nous avons découvert le récit dégueulasse d'un homme qui a sans doute inspiré James Wan ou encore Eli Roth dans leur délire de films gores et malsains. Et si ce pauvre type alcoolique, malheureux héros de Rise of Nightmares, n'était-il autre que l'inspiration cachée de bons nombres de films trashs vendus en direct to dvd pour égayer les pages de nos compères de Nanarland ? Bienvenue à Zombieland, euh pardon, dans Rise of Nightmares, le cauchemar ultime du joueur qui s'est fait entubé dans une période où, pourtant, les (très) bons titres sont légions.

Un train fantôme sans fin sauf si on coupe le courant

Face au Kinect, je regarde mes bras, et je les frotte violemment pour enlever ces saletés de sangsues qui veulent ma peau. Qu'est-ce que je fais là moi, j'étais
Croix de bois, croix de fer, je suis déjà en enfer!
tranquillement dans mon canapé, j'ai lancé l'interface de ma Xbox 360 et je me retrouve dans un bourbier où Ash aurait voulu se greffer une seconde tronçonneuse pour tenter de survivre. Ce pauvre type qui se retrouve dans ce monde dégueulasse s'appelle Josh, et il est passablement vénère. Alcoolique assumé, parti faire un voyage avec sa femme dans le but ultime de sauver son couple, d'un coup, les ténèbres débarquent et décident de foutre le bordel. Alors certes, on n'est pas dans un Mario mais la finalité est la même : on a enlevé ma meuf, et cela ne va pas se passer comme ça. Ici, les champignons, ils sont déjà consommés, les ennemis sont plus moches que des Gombas éclatés sur un bus, et le coup de poing sauté sur le point d'interrogation, se transforme en mandales dans le zombie avec un bon vieux poing américain, histoire de leur montrer du pays à ces marcheurs de la nuit. Et le plus drôle dans l'histoire, c'est que je vais finir dans un château. Shigeru, avoue que tu as participé à cette supercherie!

Josh la tête et je dis non!

Déjà, j'aimerais que le gars qui rêve (oui car je suis pas débile, je suis sûr d'être dans un cauchemar, je suis pas un camé) du monde merveilleux des zombies de l'est, se disent que la Haute Définition est apparue sur Terre il y a quelques années, et que, par conséquent, il est possible de faire du moche avec du beau (c'est subtil un héros alcoolique). Cela a peut être un lien avec le vilain de
Demain, l'alcool, j'arrête, promis!
l'histoire, un savant fou complètement taré (logique!) qui pour avoir un plan cul, doit espérer qu'un train traverse sa région, qu'une nana soit fâchée avec son mec et que les zombies aient la dalle. Quel programme ! En attendant, j'ai mal au bras, les sangsues ont été rejoint par des petits insectes visqueux, et un mort vivant qui valait trois milliard, un revenant de Steve Austin, arrive face à moi, sans doute pour m'arracher la tête. Réflexe de tout homme imbibé d'alcool : le coup de poing retourné à la Mel Gibson dans sa période (pas) sobre. Neuf fois sur dix, on se mange le coin de la table basse, mais sinon quand cela fonctionne, on est fier. Alors, gigotons pour que notre avatar passe pour le plus grand débile de l'univers. Cet art à un nom : la technique de l'homme saoul. Dans Rise of Nightmares, cela marche moyen, mais c'est la meilleure méthode d'avoir une chance de survivre. Car pour la première fois dans un jeu vidéo, la maniabilité s'est adaptée à la condition du héros : une détection et un décalage entre nos mouvements en vrai est retranscrit à l'écran par Kinect, digne d'une fin de soirée trop arrosée. C'est hyper réaliste, mais limite injouable. Sauf de temps en temps, cela s'appelle le sursaut de l'homme pas clair. Ou la chance du débutant au choix.

Kinect, la manette c'est vous, le calvaire aussi

Vous rigolez sans doute devant votre écran, mais en attendant, j'aurai préféré que tous mes déplacements soient automatiques et pas seulement que lors de certains passages, car me cogner dans les murs, c'est vite gonflant. Et encore, là c'est gentil, mais lorsqu'on essaye d'éviter un piège, et que par erreur, on se
Dance Central version Nightmares, ça claque!
retrouve découpé en deux car Kinect est con, cela fait rager au point de s'exclamer : “Va crever sale femelle, tu mérites ton calvaire, moi en attendant je vais me taper une bière!”. Un héros n'abandonne jamais, j'avoue, mais Josh n'en est pas vraiment un, alors je m'en fous. Donc je suis parti, j'ai éteint la console, puis ma conscience professionnelle m'a fait reprendre le chemin de Rise of Nightmares. J'ai les yeux qui piquent maintenant, j'ai le mouron, je vois la vie comme un steak tartare éclaté au plafond avec des mouches autour, mais à part ça, je suis heureux, car Josh m'a fait prendre conscience d'une chose : Kinect c'est sympa, Child of Eden et autres Kinect Sports le prouvent, mais faut pas partir en sucette et le mettre à toutes les sauces. Alors quand on nous propose un titre moche, à l'intérêt limite, aux monstres sans charisme, à la maniabilité horrible (vraiment se déplacer dans un environnement avec Kinect, quand c'est mal géré, c'est tout simplement... vraiment mal géré !) et avec une réalisation digne d'une Xbox de première génération mal optimisée, non, la seule chose qu'on est envie de faire c'est d'éteindre la console, d'aller tirer la chasse d'eau au cas où il resterait de la merde, et de passer à autre chose. Quitte à faire un jeu gore, autant être trash jusqu'au bout!


I'll be back, non je déconne, adieu!

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