8.5/10

Saints Row 2 - Test

Les Saints sont de retour, décidés à reprendre la ville sous leur contrôle après plusieurs années de disgrâce. C'est l'occasion également d'attaquer GTA le maître de ce style de jeu en proposant un jeu fun et totalement barré.

Le roi GTA est menacé en son royaume, le prétendant au trône n'est autre que Saints Row qui revient après une campagne de publicité percutante.

En effet, la lutte de pouvoir pour le titre qui offre une vie de gangster dans une ville ouverte est un combat sans merci. Saints Row a repoussé sa sortie pour ne pas arriver en même temps que son concurrent mais en a profité pour lancer une série de publicité qui disait « GTA n'est pas drôle, venez chez nous, on se marre bien ». Vile technique ? Non, il s'agit d'une guerre des gangs sur fond de gags, d'une technique d'intimidation.

Maintenant, regardons de plus près les tatouages, les chaînes en or et les voitures surgonflées de notre prétendant.

Je suis un HOMME LIBRE !!!!

Vous incarnez le héros du premier opus qui a pris le contrôle de la ville de Stillwater. Vous étiez, riche, redouté des hommes et adulé des femmes mais... un traître a fait exploser votre bateau, vous a laissé sans conscience et tout votre empire s'est évaporé.


Après plusieurs années de coma et de chirurgie esthétique (excuse connue et archi connue pour créer son avatar), vous vous réveillez et avec l'aide de Carlos (le Sucré de Stillwater) vous vous échappez d'une prison servant de didacticiel. Vous êtes un homme libre. Cinq minutes d'évasion et aucun tatouage, la classe non ?
Libre mais... pauvre, à la rue et sans amis. Les trois ou quatre missions suivantes vous permettent de remédier à cela et de finir l'apprentissage des bases.

Liberté est le maître mot de jeu. Vous pouvez dès le début aller partout et faire ce que bon vous semble. Vous êtes libre dans le choix des ennemis à tuer en premier, libre dans les activités annexes qui sont nombreuses : combats de rue façon Fight club, Base jumping, frénésie dans les rues, jets de merde sur les maisons pour faire baisser leur valeur marchande, mac pour une maison de « massage » , garde du corps sans scrupules (plus vous jetez les fans agressifs dans les murs ou les pointes acérées, plus on vous apprécie), escorte de call girl, recrutement de prostituées.


Tout est fait pour vous laissez libre d'évoluer. La liberté est même récompensée par des réductions dans les magasins du jeu, des bonus de santé, des nouvelles armes, du respect et de la classe.

Le respect ? La classe ? Oui, ces notions sont les bases de tout « gangsta » et Flavor Flav vous le dirait mieux que moi peut-être. Selon vos vêtements, vous êtes respectés et vous gagnez des points de classe. Le slip de Borat vaut aussi un certain nombre de points mais moins qu'un trois pièces Giorgio Armani. Ces exemples sont tirés du jeu... même le slip Borat... oui oui !

Sur le même registre, votre apparence physique est paramétrable dans des menus très complets et très riches en matière de création de personnage et cela que vous incarniez un homme ou une femme (on peut changer de sexe à loisir et sans douleurs, SUPEEEERR).

Et la beauté intérieure...

Vous l'aurez compris, Saints Row 2 ne brille pas par sa beauté, le moteur du premier a été amélioré mais reste proche de son prédécesseur. Le minimum syndical est là mais cela fait un peu tache face au poids lourd Grand Theft Auto. Les rues sont même parfois quasi désertes et les détails des immeubles et des véhicules sont plutôt pauvres. Les passants sont eux aussi peu détaillés mis à part les membres des gangs (l'apparence des vôtres peut être modifiée) et les personnages principaux.


Votre planque et vos hommes de mains sont néanmoins le point fort avec de multiples options de personnalisation. On peut ainsi avoir les Run DMC ou les héros de Clueless selon nos goûts. De même, on peut posséder une déchetterie ou un club de strip-tease selon les mêmes critères ; tous les goûts sont dans la nature et THQ compte bien respecter cet état de fait.

AGIR plutôt que PENSER !

Si les graphismes ne sont pas à la fête l'action est a contrario tonitruante. Niko Bellic de GTA et ses amis passent pour des papys lorsque l'on voit la vitesse et la vivacité des actions. Malgré quelques bugs sur les sauts, vous courrez, frappez et rechargez votre arme plus vite que votre ombre et vos opposants viennent en masse pour défendre leurs biens. Les passants sont mêmes pour un grand nombre des super-héros du quotidien prêt à défendre leur prochain avec leurs poings. Si Niko pouvait se mettre à couvert, ici, on privilégiera le bouclier humain. Dans les faits, on attrape n'importe qui et on marche caché derrière lui. S'il a survécu à la fusillade, libre à vous de le jeter dans un mur ou de le finir d'une balle dans la tête.


L'action est ainsi toujours survoltée et vous serez très vite accro aux sensations fortes. En effet, la prise en main immédiate et la récompense de chaque action aussi anodines soit-elle (les réductions citées plus haut), vont vous tenir en haleine. L'action est soutenue grâce à votre jauge de vie qui remonte lorsque vous évitez de vous faire toucher. Vos missions débutent aussi par la mise à disposition d'un véhicule adéquate, ainsi vous n'êtes pas obligé de garder votre vieux 4X4 à moitié détruit pour commencer une mission de poursuite.

Question scénario, nous sommes dans le même état d'esprit : c'est simple, on tue les opposants, et on le fait de la manière la plus directe possible. Pas question de faire de grand stratagèmes, on va détruire, tuer, torturer sans détours. On va même irriter les chefs à base de déchets nucléaire dans l'encre des tatouages ou encore en tuant une petite amie en la cachant dans un coffre de voiture qui va se faire écraser par un monster truck.

Vous le voyez, vous ne reculez devant rien ni personne pour vous faire respecter. Dans GTA, Niko avait des remords, il ne voulait pas revivre les horreurs de la guerre. Dans Saints Row 2, vous provoquez le chaos, vous mutilez vos ennemis, vous tuez sans vergognes.

Petit Frère ...

Saints Row 2 est donc un jeu qui est loin de briller par ses graphismes et sa profondeur scénaristique. Mais il se rattrape aisément par sa prise en main et son action soutenue. Le ton arcade du jeu le distingue de son concurrent GTA IV, et rappellera parfois même, aux plus anciens, GTA 2 où l'on faisait des hotdogs de malfrats pour se faire de l'argent (cette phrase est à prendre au sens propre !).

Saints Row fait donc l'apologie de la liberté et du fun à travers un jeu à l'humour omniprésent. Nous n'oublierons tout de même pas de rappeler que derrière cette façade se cache toutes les vivicitudes de nos sociétés et tout le sadisme dont peut faire preuve l'être humain.

Saints Row 2 est donc une bonne alternative à GTA IV et vous fera passer de bon moment de rigolade et de défoulement.

It's Tricky !

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