7.5/10

SBK 2011 - Test

La série des SBK revient avec cette mouture 2011, quelques semaines après son grand concurrent MotoGP. Le titre est-il à la hauteur ?


Il y a quelques semaines sortait MotoGP 10/11. C'est désormais au tour de SBK 2011 d'être sur le devant de la scène. Le grand challenge que s'infligent les gars de chez Milestone est de sortir un jeu clairement axé simulation, restant accessible au commun des mortels pas forcément tous fondus de moto. Un défi plutôt corsé, mais pas infaisable.


A fond la caisse !
Pour pouvoir réaliser cela, la première étape passe par la sélection d'un niveau de jeu parmi les 3 proposés allant de "Bas" à "Max", à travers ce qu'ils appellent les « réglages de simulation ». Il est également possible de choisir si oui ou non on va positionner manuellement le pilote sur la moto, ou si l'on va réaliser la transmission de vitesses. Il est alors évident que les débutants choisiront de tout régler au minimum. Dans ce cas là, on se retrouve avec un pilotage très favorisé. La moto est très stable, les écarts sont tolérés, et les accélérations un peu trop brusques en sortie de virage ainsi que les collisions avec d'autres pilotes ne vous font pas chuter (dans une certaine mesure). Malgré tout, il faut faire preuve d'un minimum de subtilité et ne pas tout se permettre puisque le pilote n'est pas non plus collé à une moto fixée sur des rails. Ainsi, même le niveau débutant offre un plaisir de jeu non négligeable, même si l'on est tenu par la main. Pour corser le tout, ou simplement parce que l'on est un vieux briscard du pilotage virtuel de moto, on va augmenter le niveau de simulation. Il va alors falloir passer pas mal de temps devant votre console pour devenir un virtuose en la matière. Quoi qu'il en soit, dans chacun des niveaux que l'on choisira, les sensations de conduite sont agréables avec une bonne impression de vitesse. Il est possible de gérer un filet de gaz dans les longs virages en courbe, et de positionner correctement sa moto sans avoir à alterner sans cesse les gauches / droites. Il faudra également savoir jouer avec les conditions météo, parfois capricieuses, qui vont modifier la conduite.
Une alternance de la météo très bien gérée dans le mode carrière, qui est d'ailleurs le mode principal de SBK 2011. Il va permettre de guider votre pilote (personnalisé à partir d'un créateur, plutôt médiocre lui) de la plus petite écurie de superstock, à la crème du superbike. Et il va pour cela falloir gagner des courses et vous faire un nom. On va ainsi gérer chaque week-end de course comme dans la réalité, c'est-à-dire des séances d'essai à la course, en passant par les qualifications. Les plus fins techniciens d'entre vous se feront un plaisir de gérer la bécane dans les moindres réglages (les possibilités sont énormes), alors que les néophytes se contenteront de la configuration proposée par défaut.
Le mode narration présent dans le précédent volet à été supprimé, et ce n'est pas vraiment une grande perte puisque le contenu est équivalent.
Outre le mode carrière, on retrouve la fameuse course rapide, le SBK Tour, le contre la montre, le championnat, et le week-end de course. On le voit, il y a donc de quoi faire.
Revenons rapidement sur le SBK Tour, assez sympathique et qui propose de réaliser des défis (vitesse, roue, temps à battre) pour débloquer des circuits (16 au total), des pilotes (79 en tout, dont des légendes du SBK) ainsi que des
Les effets de pluie sont vraiment beaux
nouveaux casques pour votre pilote. Ajoutons à cela la présence de 9 constructeurs majeurs et on comprendra que SBK 2011 met le paquet au niveau du contenu.

Sans être parfait graphiquement, le jeu reste beau. Les motos et les pilotes sont soignés, et les circuits que la pluie peut venir détremper pour un rendu vraiment convaincant sont très proches de la réalité. Il manque toutefois un cachet au jeu : les présentations des circuits en vidéo ont le mérite d'exister mais sont pâlichonnes et trop courtes, la remise des coupes en fin de course est risible, les abords de piste sont assez vides et pas assez travaillés. Le jeu perd ainsi en immersion et c'est vraiment dommage.
Côté son les cris de moteurs varient bien en fonction des motos et semblent assez réalistes. Les musiques des menus quand à elles sont assez quelconques et n'apportent pas grand-chose (en même temps, ça ne reste que des menus).

Conclusion

SBK 2011 marque une nette évolution dans la série. Il reste du travail à effectuer pour en faire un jeu de haute volée mais il y a du mieux. A la fois plus accessible que ses prédécesseurs, il saura également convaincre les motards à la recherche de simulation plus poussée et qui aiment bricoler leur bécane dans les moindres détails pour améliorer leurs temps. Un épisode plus que correct.


Interdiction de freiner

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