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Le Seigneur des Anneaux : La Guerre du Nord - Test

De l'orque, du squelette ranimé, du méchant avec de mauvaises intentions, des héros bien courageux face aux hordes déferlantes d'ennemis : voilà un hack'n'slash ambianceTolkien.

Posons le contexte car c'est ce qui fait l'intérêt du titre : vous, combattant ordinaire de la Terre du Milieu (elfe, nain ou ranger) vous voilà associé à la quête de l'Anneau à la demande d'Aragorn, qu'on ne présente plus. Votre mission sera d'occuper une partie des contingents ennemis sur le front du Nord afin de faciliter la tâche de Frodon et ses comparses. Oui, vous vous trouvez bien dans un spin-off du classique de Tolkien imagé par Peter Jackson.


L'elfe farouche

Vous allez croiser les vrais personnages de la saga qu'on a plaisir à voir et à côtoyer le temps de quelques échanges ou lors de cinématiques (d'ailleurs, entre nous soit dit, je trouve que ça donne une tonalité "fan-service" qui pour une fois ne m'a pas touchée). De notre côté, nous ne sommes (soyons en conscients) que des seconds rôles, des porteurs d'armes quasi-anonymes, propulsés sur le devant de la scène au prétexte d'aider les vedettes à réaliser leur aventure. Allez, c'est pour la bonne cause, et puis même si nos personnages ne sont pas franchement attachants ou charismatiques, il va bien falloir faire avec.

Avec qui allons nous jouer ? Une elfe qui se bat avec un bâton de combat, qui peut accéder à des sorts, dont les attaques à distances sont des sortes de boules d'énergie pompant dans sa réserve de puissance ; un nain, barbu et trapu, avec une hache et une arbalète ; un ranger, avec une épée et un arc.

Avant de vous lancer, ne passez pas des heures à réfléchir sur les mérites supposés des trois personnages car vous ne serez pas attaché définitivement à l'un d'entre eux, à chaque niveau ou reprise de jeu, vous pourrez choisir de jouer avec n'importe lequel sans perte de progression ni de niveau. Pour vous en parler, et par curiosité, j'ai joué un peu avec les garçons... Je veux dire, j'ai incarné le nain et le ranger, mais par souci de fidélité à mon genre, j'ai privilégié le personnage féminin. Pour la prise en main, les déplacements de base ne sont vraiment pas sorciers, au
Il est vilain, celui-là !
fur et à mesure que vous aurez acquis de nouvelles actions, il vous faudra combiner les touches, et puis voilà.

Vous pourrez jouer seul (comme moi la plupart du temps) ou avec un allié en écran partagé en local, ou bien encore avec un ou deux coéquipiers à distance. Lorsqu'on est seul, les deux autres personnages sont pilotés par l'I.A.et on ne se préoccupe d'eux en fait que lorsque l'un d'entre eux est à terre et qu'il est de bon ton de le faire renaître, ou lorsqu'on est soi-même en mode comateux et qu'on espère une résurrection. Les personnages "autonomes" gagnent de l'expérience et quand vous finissez par les incarner, vous pourrez débloquer des compétences et profiter de l'expérience acquise, ce qui est, ma foi, plutôt logique.

Il s'est trouvé que les fois où j'ai osé le jeu en ligne, quelques désagréments ont freiné mes ardeurs : blocage devant une porte, impossibilité d'utiliser le tir à distance. Il est difficile de me détourner de mon goût du jeu en solitaire, pourtant le jeu est fait pour la coopération, l'entraide et l'exploration sont plus efficaces avec des coéquipiers humains.


Dans ma bulle
Lors des cinématiques, vous pourrez intervenir au niveau des dialogues en choisissant vos répliques entre deux ou trois possibilités, rien de transcendant pourtant, quelque chose encore que j'ai trouvé superficiel.

Au niveau des quêtes, on traverse des lieux tout plein de méchants qui nous agressent parfois en grand nombre, pourtant on ne sent pas forcément la difficulté, personnellement je n'ai ressenti vraiment une résistance pressante qu'au moment de me battre contre les boss, pour lesquels j'ai dû m'y prendre à plusieurs reprises. En accomplissant de "bons coups", on augmente encore plus vite son expérience qui nous permet de déverrouiller les branches à un arbre de compétences.

Ô joie indicible, vous pourrez personnaliser votre personnage en le faisant se mirer dans une glace, à vous le plaisir d'une nouvelle coupe de cheveux, d'une nouvelle couleur, un nouveau look pour une nouvelle quête. Mouais, ça casse pas trois pattes à un canard. Pour ce qui est du plaisir de jeu, disons qu'on tape dans le tas, que ça procure une certaine satisfaction temporaire mais le jeu n'apporte pas forcément d'intérêt supplémentaire qui rendrait l'activité ludique vraiment stimulante ou juste un peu passionnante.


Moi qui avais apprécié en son temps Le Seigneur des Anneaux : Le Retour du Roi sur PS2 (et justement ce serait l'occasion de le ressortir et de me faire une petite soirée nostalgie), me voilà indifférente face à un jeu que j'ai trouvé fade, suis-je la seule ?

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