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Sid Meier's Civilization V - Brave New World

La dernière fois que nous vous parlions de la franchise Sid Meier's Civilization, c'était à l'occasion de la sortie du cinquième opus. Presque trois ans après notre article plutôt enthousiaste, les développeurs Firaxis nous reviennent avec Brave New World, seconde extension blindée d'ajouts en tout genre. Nous ne reviendrons d'ailleurs pas sur les mécanismes de base et conseillons la lecture de notre précédent test pour se familiariser avec ce jeu de stratégie au tour par tour.

Au chapitre des grosses nouveautés, les neuf cultures que sont l'Assyrie, le Brésil, l'Indonésie, le Maroc, la Pologne, le Portugal, les Shoshones, Venise et les Zoulous rejoignent un casting déjà bien fourni si l'on s'amuse à additionner l'ensemble des civilisations constituant Civilization V – extension et DLC compris. Les animations de leur dirigeant respectif sont toujours une réussite. Comme d'habitude, chacune d'elle se distingue par ses unités, bâtiments et capacités uniques. Certaines comme Venise vont même jusqu'à chambouler les rouages : devoir se passer des colons et des ouvriers pour conquérir le monde est sans doute le défi le plus intéressant et complexe à relever... surtout lorsque la map de départ se révèle riche en ressources (mais inexploitable directement !). D'autres, comme les Shoshones et leur compétence de territoire étendu paraîtront cheatés aux yeux des plus exigeants.


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Sur le plan stratégique, l'extension met à l'honneur la victoire culturelle, à travers l'art et le tourisme. Les célèbres œuvres d'illustres artistes, écrivains et musiciens viendront enrichir les villes et attirer l'attention du monde entier. De petites séquences vidéos simples mais efficaces ornent à merveille ces découvertes, et filent l'envie d'en découvrir toujours plus. Pour stocker ces belles réalisations, de nouveaux bâtiments (musées, opéras, libraires) et huit nouvelles merveilles sont d'ailleurs constructibles pour aider à l'orientation de cette voie. L'unité Archéologue, via laquelle le joueur pourra exploiter les vestiges d'un terrain et récupérer des artefacts, participe également à favoriser la victoire culturelle. Tous ces mécanismes apportent un vent frais sur les habitudes du joueur, avec la perspective de multiplier les approches et varier les plaisirs. Ce qui ne manquera pas d'enfler encore plus la durée de vie déjà conséquente du soft.

Le Congrès Mondial est un autre ajout intéressant de Brave New World. Il intervient dès qu'une civilisation découvre toutes les autres ou débloque l'imprimerie. Remplaçant de l'ONU sur bien des aspects, il rassemble les civilisations présentes sur la map autour de différentes résolutions à voter. Par son intermédiaire, la victoire diplomatique reste toujours d'actualité pour peu que les relations avec les cités-états soient au beau fixe. Mais c'est surtout l'occasion de mettre la main sur un ensemble de directives qui ont le potentiel de freiner la progression d'une civilisation (en interdisant la production d'une ressource particulière), de favoriser une expansion (religion mondiale) ou de contrecarrer les objectifs de l'adversaire... grâce aux soutiens de ses diplomates (espions reconvertis, parfaits petits soldats pour corrompre et conspirer). Une fois encore, l'ajout modifie en bien le gameplay et ouvre les portes à encore plus d'options stratégiques et d'interactions.


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Le commerce prend également de l'essor, avec la possibilité de construire des caravanes et des navires marchands terrestres pour relier non seulement les cités lointaines, mais aussi les villes de son territoire. Ce dernier élément permet de jouer la complémentarité en spécialisant certaines d'entre elles. Seul ombre au tableau : l'intelligence artificielle toujours autant dans les choux lorsqu'on tente d'échanger des ressources, et un peu trop prompte à dénoncer sans raisons... Enfin, commerce et culture sont secondés par deux nouvelles doctrines : l'Esthétisme, spécialement dédiée à la culture ; l'Exploration pour les compétences liées à la navigation. En entrant dans l'ère moderne, trois idéologies au choix font également leur apparition : l'égalité, l'ordre ou l'autocratie. Avec leur arbre de compétences sur plusieurs niveaux (que l'on achète avec des points de culture), l'idéologie joue un rôle majeur dans le déroulement de la fin de partie. Notamment, avec la construction unique d'une merveille

Sans compter les deux scénarios autour de la Guerre de Sécession et le partage de l'Afrique, Brave New World est une extension riche de contenus additionnels. Mais pas que. Culture et commerce au centre de son développement modifient l'expérience de jeu dans le bon sens du terme, avec une légère refonte et une dimension gestion plus importante qui font plaisir à voir. Reste le tarif de lancement (30€), trop gourmand pour que l'on se jette dessus tout de suite. A 15€ en promo, par contre, l'extension est incontournable pour qui veut redécouvrir sous son meilleur jour Civilization V.

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