6.5/10

Silent Hill Downpour - Test

La franchise Silent Hill est bien connue des amateurs de frissons. Les nostalgiques seront donc ravis de retrouver la ville la plus effrayante dans un jeu regroupant plusieurs anciennes aventures, mais aussi dans un nouvel opus. Chez Krinein, nous avons peur de rien ou presque. Ainsi, tandis que Plax se jette avec fougue sur les épisodes antérieurs, je me lance dans cette aventure nommée Downpour. C'est parfait puisque je vais utiliser toute ma science de Saoulant Hill pour défier Silent Hill.


Même cette jolie femme va vous en faire baver !
Vous êtes donc Murphy Pendleton, un américain moyen qui pour venger votre fils a intégré la prison de son meurtrier. Vous débutez donc l'aventure dans une séquence poignante où vous réglez vos comptes. Malheureusement, vous devez payer pour cette vendetta. Vous allez donc être transféré dans une prison de haute sécurité. Mais le destin n'a pas fini de vous pourrir la vie puisque votre bus sort de la route et que vous êtes seul et perdu près de Silent Hill. Plus vous allez avancer, plus vous allez osciller entre cauchemar et folie aux prises avec des habitants suicidaires et des créatures infâmes. Si l'idée est bien connue des amateurs, on reconnaît le brio de cette histoire. Plusieurs choix sont possibles et près de huit fins vous attendent dont une fin farfelue, véritable clin d'œil à la franchise.


Le Danny Glover du coin ! Toujours trop vieux ...
Techniquement par contre, c'est plus compliqué. En effet, les musiques de Daniel Licht sont à couper le souffle. J'ai rarement été si pris aux tripes par les musiques et les effets sonores d'un jeu. Le compositeur est déjà connu des fans de Dexter. Graphiquement par contre, c'est inégal. Les personnages sont bien faits, les monstres font peur mais les environnements sont terriblement limités dans leurs textures et leurs espaces. C'est dommage car tout est si oppressant qu'il aurait fallu peu de choses pour rendre le jeu si beau.


C'est du propre a du boulot ici !
Du point de vue du gameplay, c'est la même chose. Votre inventaire est plutôt bien géré puisque vous n'êtes pas un magasin de bricolage ambulant. De même, tout s'apprend très facilement et les réglages permettent aux joueurs d'ajuster la difficulté du jeu et des énigmes pour un meilleur confort. Malheureusement, Murphy et les monstres ne sont pas vivaces. Ils bougent comme si les développeurs n'avaient pas cherché à améliorer ce point là depuis les premiers épisodes. Cependant, il partage avec Ezio Auditore sa capacité de donner des coups de poing comme un alcoolique. A croire que tous les gars de la motion capture picolent avant de faire leur boulot. Très rigides, Murphy sera capable du meilleur comme du pire selon le chemin imposé du jeu. En effet, l'apparente liberté du jeu cache en fait un grand dirigisme. Par exemple, des barils me séparent d'une porte. Dans la vie, je saute au-dessus et basta. Ici, je ne peux pas. J'essaie de jeter des objets et de taper les barils avec un râteau mais rien ne se passe. Je suis obligé de longer le mur pour passer le long des barils puisque le jeu en a décidé ainsi. Où que vous alliez, vous devrez donc suivre un chemin pré-établi où chaque objet doit être récupéré d'une certaine façon et où aucun autre chemin n'est véritablement possible.


Un conseil : COURIR ! COURIR VITE !
Cependant, n'allez pas croire que tout est à jeter dans ce jeu bien au contraire. Si l'on accepte le côté old school du jeu et son dirigisme, il faut reconnaître que ce Silent Hill réussit la mission de ces prédécesseurs : nous foutre les boules. Même quand on s'y attend, on fait dans son froc : ainsi, lorsque j'ai vu le corps dans la mare d'eau, je savais qu'il allait me sauter dessus, je le savais de tout mon être et pourtant j'ai sursauté quand c'est arrivé. De même, l'outre monde est plus torturé et effrayant que jamais. Vous serez contraint de fuir plus d'une fois et rien ne va vous attendre pour vous rassurer. Les émissions de radio qui vous dédicacent des morceaux torturés ou encore les énigmes qui vous sont adressées vont vous mettre sous pression constamment.

Cet épisode fait son office et les amateurs de la série tout comme les amateurs de sensations fortes vont se régaler. Néanmoins, sa réalisation dirigiste et sa forme peu convaincante vont lasser les autres.


Yo ! Je suis le mec cool de la ville !

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