9/10

Skies of Arcadia - Test

The skies' the limit!Embarquez pour la grande aventure, la vraie!

1999

Une larme d'émotion roule le long de ma joue à l'évocation de cette période bénie. En effet, à l'époque les RPG de qualités pleuvaient sur nos boîtes à fun comme des météorites sur la surface du globe terrestre lors de son premier million d'années d'existence.

Jugez plutôt : Zelda : Majora's mask, Valkyrie Profile, Chrono Cross, FF IX, Grandia II….et Skies of Arcadia.

Je me souviens, je revenais de chez mon revendeur préféré avec ce titre dont j'avais tellement entendu parler, là, dans ma poche !....

Bon, j'arrête avec le côté « vieil otaku nostalgique », et vais tenter d'expliquer pourquoi Skies of Arcadia (Eternal Arcadia sur l'archipel nippon) reste encore aujourd'hui l'un des RPG les plus jouissifs jamais fait, et pourquoi il n'a pas pris une ride.

Or donc il y a dix ans...

 

Si ça ça sent pas la grande aventure...
Si ça ça sent pas la grande aventure...
Le RPG, genre jusque là réservé quasi-exclusivement au pays du soleil levant et à celui de l'oncle sam vient enfin de se faire connaître aux yeux du territoire européen grâce à un jeu qui a mis des étoiles dans les yeux des enfants, le généreux Final Fantasy VII ; et si il est juste de dire que FF VII à changé la face du jeu (surtout pour nous occidentaux), il a surtout permis la démocratisation d'un genre jusque là réservé à quelques aficionados. Et c'est depuis ce jour que, heureux comme des japonais, nous pouvons nous essayer sur un rythme soutenu à ces jeux qui content les hauts faits d'aventuriers valeureux (et souvent puceaux) dont l'occupation principale sera généralement de sauver le monde, voire l'univers, ou bien même des chats.

Skies of Arcadia se déroule dans un univers où d'énormes archipels flottent dans le ciel, miracle rendu possible grâce aux pouvoirs de pierres de lunes magiques, et où les pirates volants et autres flibustiers sillonnent les cieux en quête de butins.

L'histoire commence alors qu'une frêle embarcation file dans les cieux d'Arcadia, à son bord une jeune fille, seule, visiblement effrayée. La petite barge (l'embarcation hein, pas la fille !) est bientôt rattrapée par un immense vaisseau de guerre. Je sais, à moi aussi ça m'a rappelé quelque chose…

Une frêle demoiselle en détresse...
Une frêle demoiselle en détresse...
Qui est cette jeune fille ? Qui sont donc ces militaires qui ont déployés les grands moyens juste pour la récupérer ? A peine s'est on posé ces questions que le destroyer est lui-même pris d'assaut par un vaisseau pirate ! Bondissent alors sur le pont le jeune et téméraire Vyse (the hero!), secondé de la pétillante Aika, tous deux pleins de morgue et prêts à en découdre. Sans temps mort le premier fight s'engage et on découvre le système de combat, un système au tour par tour où on choisi dans un premier temps les actions à accomplir : Fuite, attaque, parade, utilisation d'items, focus, magie et attaque spéciale (qui butche bien à l'écran quand on la déclenche !). Cette dernière ne sera possible que si on a suffisamment rempli la « barre de focus », et pour remplir cette dernière il faut soit mener une attaque normale (ce qui rempliera modérément la barre) soit passer un tour et se mettre en mode concentration (ce qui remplira la barre d'un cran supplémentaire). Détail qui a son importance, cette barre est commune à TOUS les membres de la party ! L'intérêt de ce système est qu'on affecte les actions de toute l'équipe à chaque tour une bonne fois pour toutes. Une fois celles-ci validées et effectives il faudra attendre que tous les ennemis aient riposté pour ré-entrer de nouvelles commandes pour tout le monde. On est ainsi rapidement forcé d'élaborer une stratégie de combat en fonction des forces et des faiblesses des adversaires mais aussi en fonction de ses capacités, magies ou items, car bien sûr ces derniers ne sont pas forcément inépuisables ou dispos à volonté. Il faudra donc bien gérer son potentiel, d'autant plus que certains demi bosses et bosses du jeu ne s'en laissent pas facilement compter.

Elite of the sky pirates!
Elite of the sky pirates!
De manière classique, sortir victorieux d'un combat amènera son lot de points d'XP ainsi que des cristaux de couleurs qui serviront à booster les aptitudes en magie. En effet, le monde de SoA est divisé entre six grands continents, chacun vénérant une lune différente, lunes tirants elles même leur pouvoir des éléments que sont le feu, la glace, l'eau, la foudre, la terre et l'air; et à chaque élément correspond une couleur de cristal. A noter aussi qu'on pourra également changer la force élémentaire de son arme de mélée à tout moment d'une simple pression de la touche Y en fonction des forces ou faiblesses élémentaires de l'ennemi rencontré.

SoA prend aussi en compte la popularité de vôtre personnage. Ainsi au fur et à mesure de la progression de l'histoire vous aurez le choix entre plusieurs réponses face à certaines situations, réponses qui influeront ensuite sur vôtre renommée et les relations futures avec d'autres personnages du jeu.

Swashbuckler!

Mais le vrai plus de SoA ce sont les phases de batailles navales/aériennes. Logique dans une histoire de pirates diront certaines langues, n'empêche que c'est tellement bien foutu qu'on se tape de bonnes montées d'adrénaline et qu'on se voit carrément sur le pont en train de beugler des ordres ! Ces affrontements se déroulent sur un schéma à mi-chemin entre le tour par tour et le jeu de stratégie temps réel. Il faudra ainsi donner ses directives de combat en anticipant sur plusieurs tours ses attaques, sa défense, son utilisation d'items ou son super coup en fonction des actions offensives ou défensives que l'ennemi compte mettre en œuvre. S'ensuivent de véritables joutes bien éprouvantes pour les nerfs mais ô combien motivantes en termes de plaisir de jeu (et de souffle épique !), l'équilibre entre la stratégie pure et le tour par tour étant toujours merveilleusement calibré.

Ultra positive attitude!
Ultra positive attitude!
Et c'est ça, en fait, qui fait le charme de ce jeu, ce parfum RPG old school, qui rend Skies of Arcadia quasiment intemporel. Car à bien y regarder, SoA est un titre qui reprend la crème des idées du haut du panier du RPG (avec la petite cerise dessus). Un monde absolument immense à explorer, des héros charismatiques et positifs (je vous met au défi de trouver personnage plus volontaire et sympathique que Vyse !), des méchants hauts en couleurs et poseurs (le grand vilain est un clone assumé de Sephiroth ), un scénario dense et riche en coups de théâtre et moments épiques, et un système de combat qui tire sa force de son classicisme.

Pour l'époque le jeu était graphiquement somptueux et il faut reconnaître qu'il est encore très beau, très envoûtant aujourd'hui. Les décors, incroyablement variés et chargés en atmosphère mettent le joueur en totale immersion et ce en parfaite harmonie avec un scénario béton qui invite toujours plus à ne pas lâcher le pad et  à continuer ce fabuleux voyage.

Bluffante aussi la durée de vie. Personnellement il m'a fallu pas moins de soixante dix heures au moins pour arriver à bout de l'aventure, et je n'ai pas profité de toutes les quêtes annexes offertes par le jeu (dont une partie téléchargeable à l'époque ; mais qu'on se rassure, ne pas bénéficier de ces ajouts ne nuit en rien à la qualité globale de SoA).

Et la musique ! Un aspect qui a toujours beaucoup compté pour moi (et je pense que personne ne contredira le fait que dans un RPG c'est un facteur d'importance). La B.O de SoA est un sommet du genre, et je ne suis pas le seul à avoir longtemps cherché l'OST ! Dix ans après force est de constater que les nombreux thèmes sont toujours aussi prenants et hantent encore le joueur bien des heures après avoir arrêté sa partie.

Ca va chier!
Ca va chier!
Dans un souci d'objectivité (hum, pas mon point fort), je vais quand même placer un petit mot sur les « points noirs » du soft. On pourra donc pester contre une fréquence de combats plutôt élevée dans les donjons et autres temples (à l'instar des premiers FF on ne voit pas les ennemis et les fights se déclenchent de façon aléatoire, et ce « à la japonaise », c'est-à-dire TRES souvent !), mais à part ça et deux trois temps de chargement un peu longs (soyez cléments merde, c'était il y a dix ans, et sur Dreamcast peu de titres peuvent se permettre de proposer un contenu aussi riche! En fait à part les Shenmue, je vois pas)…ben c'est quand même que du bonheur !

Pour finir, croyez que c'est bien volontairement que je n'en révèle pas plus au niveau du scénar, Skies of Arcadia étant un jeu qui vous attrape dés les premières minutes pour ne vous relâcher, exsangue, qu'après une quête monumentale et plus que riche en rebondissements, et dont je n'ai pas retrouvé l'équivalent avant de m'attaquer au monumentaux Chrono Cross et FF XII!

Et peut-être qu'à la fin de l'aventure vous aussi vous ferez comme moi, et vous vous mettrez à genoux devant vôtre console pour lui dire: « merci ! ».Qui a dit que la petite bête ne mange pas la grosse?
Qui a dit que la petite bête ne mange pas la grosse?

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2 commentaires

  • Anonyme

    30/03/2009 à 23h33

    Répondre

    un jeux mythique tout simplement, j'avais 12 13 ans et avec un pote on a passé trois mois dessus on s'arrétait plus....Que des bon souvenirs...

  • Dat'

    31/03/2009 à 06h33

    Répondre

    Yeah, un vrai chef d'oeuvre... 

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