6.5/10

Sniper : Ghost Warrior 3 - C'est l'histoire d'un fantôme guerrier

La série des Sniper : Ghost Warrior a toujours été l'outsider de son aÏné Sniper Elite qui a vu son 4ème épisode sortir en février. Cet épisode saura-t-il chambouler la donne ?

SGW3 vous fait incarner le Capitaine Jon North des US Marines qui, lors d'une mission de reconnaissance avec son frère Robert dans un pays d'Europe de l'Est quelconque, se retrouve pris dans une embuscade menée par un dénommé Vasilisk. Vasilisk capture Robert, colle une sacrée torgnole à Jon puis disparaît, laissant Jon seul et bien triste d'avoir perdu son frangin bien-aimé. Vous vous en doutez, Jon ne va pas laisser passer ça et nous le retrouverons quelques mois plus tard en Géorgie, à la recherche de Robert et du mystérieux Vasilisk, tout en menant officiellement une mission visant à contrer les séparatistes régionaux (ben oui, ils sont jamais contents dans ces contrées lointaines). Jon sera aidé dans sa quête par divers personnages tous aussi caricaturaux les uns que les autres : l'ex-petite amie rencontrée en Afghanistan avec laquelle ça s'est forcément mal terminé, une agent du Mossad pas commode, etc... Le scénario, digne des grandes heures de Steven Seagal, ne brille donc pas par son originalité mais permet aux développeurs de vous proposer des missions variées telles que le sabotage de satellites, la destruction de trains transportant du ravitaillement pour ces fichus séparatistes et j'en passe. Peu originale, la campagne solo devrait quand même vous occuper pendant une bonne quinzaine d'heures, plus si vous décidez de varier les approches ou d'explorer un peu la map. Car oui, SGW3 est clairement axé sur le snipe et donc l'infiltration mais vous aurez peut-être remarqué la présence des mots Ghost et Warrior dans le titre : le jeu vous propose en effet de la jouer plus ou moins bourrin en privilégiant l'une ou l'autre de ces approches.



Bien règler la distance sera primordial pour un headshot réussi

Mais avant de détailler les différentes approches possibles pour dézinguer du séparatiste, parlons de l'équipement : conventionnel, il vous propose deux armes principales à savoir un fusil de snipe et une autre arme de type fusil d'assaut ou à pompe, une arme de poing et un couteau. Au fur et à mesure de votre progression dans le jeu, vous débloquerez de nouvelles armes et upgrades pour ces dernières que vous pourrez acheter contre des pièces d'équipement lootées ici et là au cours de vos missions. Vous pourrez, en plus de ces armes, compter sur un drône qui s'avèrera bien utile pour repérer la map et marquer les ennemis ainsi que pour découvrir les points idéaux pour aligner les ennemis un à un sans se faire griller. Vous pourrez lui aussi l'upgrader en débloquant la vision nocturne ou encore la reconnaissance automatique. Le drône apporte une petite dose d'originalité et de tactique dans ce jeu qui vous permettra de ne pas foncer tête baissée pour en sortir truffé de balles 2 minutes plus tard. Cependant, même sans équipement Jon North est bien plus qu'un homme comme les autres puisque ses instincts de Marine lui permettent d'activer le mode Eclaireur qui repère les traces de pas (humaines ou non), les points d'accroche sur une falaise ou encore les caisses à explorer. Toutes ces capacités ne seront pas de trop pour venir à bout des 5 actes que propose le jeu dans 5 régions variées (et séparées par des chargements) assez grandes pour vous occuper un bon bout de temps. Les maps sont certes grandes mais vous ne devrez pas vous les farcir à pied, rassurez-vous : une voiture est mise à votre disposition et des points de Fast Travel sont disséminés un peu partout pour ne pas vous faire perdre votre temps.


La neige c'est beau

Comme promis, nous allons maintenant voir ce que valent les différentes approches possibles : Sniper porte bien son nom et récompense par des points d'XP les actes de bravoures au fusil de snipe (nombre de headshots, distance, ...), Ghost vous encourage à vous débarrasser discrètement des adversaires sans donner l'alarme et Warrior récompense... l'approche frontale en flinguant tout ce qui bouge avec votre arme secondaire. En ce qui concerne la difficulté, elle est suffisamment bien dosée pour ne pas vous dégoûter et vous pourrez activer quelques options pour vous aider telles que le petit cercle rouge vous indiquant si vous allez faire mouche ou non en prenant en compte la distance, le vent ou encore la vélocité de la balle. C'est pratique, ça déclenche automatiquement la séquence qui suit la balle de sa sortie du canon à son impact dans les gencives de votre victime insouciante, mais ça enlève quand même une bonne partie du plaisir lié justement à cette prise en compte des différentes paramètres pour faire mouche.


Lydia, l'ex rencontrée en Afghanistan avec qui ça s'est mal terminé, sera de la partie. Qui a parlé de "réconciliation sur l'oreiller" ?

SGW3 dispose donc de sérieux atouts pour vous scotcher devant votre écran manette en main mais ces derniers sont plombés par un manque de budget ou de temps qui se fait parfois clairement sentir : déjà évoqué plus haut, le scénario qui tient sur un timbre n'envoie clairement pas du rêve ; les graphismes sont loin d'être exceptionnels, les bâtiments se ressemblent tous et la map, pourtant assez grande, n'est qu'un enchaînement de zones désertiques avec quelques PNJs paumés dans un village qui l'est tout autant ; l'intelligence artificielle des antagonistes sème la pluie et le beau temps en étant tour à tour surpuissante, vous logeant une balle en plein dans le pixel qui dépassait de votre couverture, ou très stupide en se ruant dans l'encadrement de porte que vous surveillez sans chercher une autre approche (et autre approche, il y avait) . Dernières ombres au tableau, les temps de chargement incroyablement longs avec cette musique folklorique qui tourne en boucle et donne des envies de meurtre ou encore ces quelques bugs qui font qu'un soldat à la nuque brisée laisse une marre de sang comme s'il avait une plaie béante de 3 mètres de long.


La map est composée de plusieurs zones assez conséquentes mais séparées par des temps de chargement ...

Les idées et l'envie de bien faire sont présentes et se ressentent bien dans Sniper : Ghost Warrior 3 mais les temps de chargement, les bugs, la difficulté instable et le monde un peu vide ne donnent pas réellement envie d'y retourner. Reste quand même le plaisir du snipe, bel et bien présent, qui saura vous faire apprécier chaque balle faisant mouche. Allez CI Games, on y croit, le prochain sera le bon !

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A propos de l'auteur

Métalleux confirmé // PlayStation lover // Bouffeur de manga // Cinéphile mais pas zoophile // Codeur professionnel // Lecteur électronique et câlineur de chatons since 1987.

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