7.5/10

Sonic Unleashed - Test

Le grand retour de Sonic, imparfait dans son concept mais magique et magnifiquement orchéstré. Probablement un peu énervant pour les anciens fans délaissés mais les sensations retrouvées méritent bien cela. Vivement la suite.

L'histoire du hérisson de nos enfances est chaotique depuis que Sega n'est plus
constructeur de consoles. On se rappelle encore avec émotion du déballage de Sonic et Knuckles sur la bonne vieille Megadrive II alors joyau de nos salons. Vous vous rappelez cette cartouche plus grande que les autres dans une boite en carton assez sobre? La suite avait été assez maigre en comparatif de cette dernière aventure bleu électrique et rouge sang si ce n'est une légère percée assez classique sur gameboy advance intitulée a juste titre Sonic advance. Il y a eu des titres sur toutes consoles et de tous temps mais jamais rien de bien transcendant, il faut l'avouer, et ce n'est pas le très discutable Sonic the Hedgehog nouvelle génération qui nous fera penser le contraire. Mais on doit beaucoup aimer le petit bonhomme car on espère encore et quoi de mieux qu'un miracle au mois de décembre pour nous redonner la foi?

 

Sonic est à nouveau à la poursuite du Dr. Robotnik et vient de le suivre jusqu'à sa base interstellaire dans un espace lointain et plein d'étoiles. Accompagné des
émeraudes du chaos qui lui donnent ce teint doré qui lui va si bien, il va porter le coup de grâce a son nemesis moustachu lorsque patatra, ce dernier sort une de ses inventions de derrière les fagots et utilise le pouvoir des pierres pour frapper la terre d'un rayon puissant et destructeur. Celui-ci fracture la petite planète bleue en plusieurs énormes morceaux laissant ainsi échapper Dark Gaia, esprit maléfique qui était enfermé en son centre. Sonic, atteint par le même faisceau qui vient de répandre la confusion parmi les hommes, se retrouve quant à lui metamorphosable en hérisson-garou (la nuit seulement donc). Aux commandes de ces deux personnalitées vous devrez rétablir l'ordre et sauver le monde.

 

On nous a proposé dernièrement de nombreuses nouveautées pour faire passer les concepts les plus hurluberlus concernant le héros qui pique. Sonic a même été
collé aux jeux olympiques avec Mario ou encore dans un RPG qui avait crée une agréable surprise: Sonic Chronicles. Sonic the Warehog surfe légèrement sur la même vague en vous proposant la double personnalité animale du gentil petit garçon que vous avez toujours vu en lui. Si le prétexte de l'histoire évoquée un peu plus haut peut sembler en être un, il apporte son lot de bonnes et de mauvaises surprises. Il permet dans un premier temps de développer un gameplay assez intéressant et de faire évoluer le titre dans plus d'une direction. Vous pourrez à loisir utiliser le modèle jour pour les sprints légendaires de la bestiole ou le modèle nuit pour la baston et la plateforme. Chaque niveau vous donnera un certain nombre de points de compétences à partager entre diverses aptitudes pour l'un ou l'autre de vos penchants de trompe-la-mort. Vitesse ou énergie pour le personnage standard ou encore force, vie, aptitudes de combat (pour les combos poing/pieds) pour le poilu
forcené, à répartir selon vos envies. Il faut dire que pour développer la deuxième phase de jeu il a fallu aller piocher un peu partout dans le genre. On y retrouve donc un peu de God of War dans les blocs a pousser, les corniches d'équilibriste ou la répartition des points de compétence récupérés sous forme d'orbes, du Prince of persia: les sables du temps pour la plateforme pure, tout ceci avec un habillage qui ne les trahit pas bien sur. En soit il ne s'agit pas d'un problème car l'ensemble est bien équilibré et se joue avec plaisir. De même la course aux anneaux traditionnelle est très agréable malgré le nombre de pièges qu'elle comporte et les quleques vies perdues a ne pas comprendre les instructions ou le chemin à prendre.

 

Car si on se rappelle bien le dernier titre en date c'est bien ici que le problème se posait principalement. Il n'y avait à l'époque pas de demi-mesure dans la difficulté, seulement une impression d'échec assez constante sans aucun point positif en contre partie. Ici Tout est fait pour vous mettre a l'aise. Le combo 3D/2D simulée
vous donne l'impression de parcourir parfois de bon vieux niveaux à l'ancienne avant de repasser par la case tourbillon de dimensions. Ce mix subtil est assez jouissif et fait parfois penser que l'essentiel de Sonic est bien de retour. Pourtant on se trouve également a prende du plaisir en mode garou, un plaisir un peu différent et nouveau pour les vieux habitués que nous sommes certes, mais les néophytes risquent de beaucoup apprécier. L'un dans l'autre, même si l'on mettra trois fois plus de temps à effectuer les missions d'action, elles permettront de recupérer des vies pour les précipices parfois mal gérés et rageants de la phase lumineuse du jeu. Il se trouve effectivement que le dosage entre l'un et l'autre, même si un peu déséquilibré, n'en reste pas moins assez savant.

 

Loin d'être absent de défaut donc, le titre possède deux grandes qualités qui le placent sur le dessus du panier face a son auto concurrence faiblarde. La première qualité irréfutable est le graphisme. Dans ces sphères, on aura rarement fait aussi éblouissant pour une reconversion. Tout est beau, presque
trop lisse. On se prendrait même parfois a lâcher sa concentration une toute petite seconde, chose qu'on regrette à chaque occasion sans aucun doute. Car, au delà du détail époustouflant des décors qui permet donc d'y cacher des items et des routes alternatives que seuls les réflexes du joueur expérimenté peuvent emprunter ou ramasser, ces derniers s'intègrent dans une animation à toute blinde d'une qualité franchement bluffante. On est a mille lieux de faire le parallèle avec le dernier essai de la team Sega dédiée à tous ces projets. Les cinématiques sont elles aussi très bien menées et fort alléchantes. Le souci du détail est assez incroyable et aucun souci d'affichage ne vient gâcher la fête, pas le moindre chtar, un vrai tableau en mouvement avec relief et vie... et cette inévitable mort dans une ravine.

 

On applaudira également l'ambiance sonore qui sait se faire plus teintée qu'à la bonne vieille époque, et pour cause puisque nous avons découvert autre chose que le format midi depuis. L'accompagnement que nous procurent les mélodies est
très bien balancé. Il ne prend pas trop de place mais accompagne aussi bien les nuits chaudes dans la peau velue qui nous sert de fourrure que les journées fraîches sur la banquise glissante et ses reflets blancs sur l'eau bleu nuit qui traine le long des côtes glissantes qui nous séparent du monde. On croirait que la synergie qui s'en dégage, couplée à la vitesse ou à la brutalité essaye de nous proposer de petits poèmes. Le temps passe donc très vite, mélange de souffle et de gaîté dans un univers vidéo ludique que l'on croyait perdu. Et donc, semblable aux temps retrouvés, on apprécie pleinement et simplement les moments nerveux comme les plus lents (enfin presque tous dans la dernière catégorie).

 

Au delà de cela, le mode histoire reste un peu contraignant et ne permet pas de se laisser aller à la liberté qu'on aurait voulu accompagner cette magie. Parler avec tous ces personnages pour découvrir la suite de l'aventure est un peu superflu.
Chip, le petit être chelou qui vous accompagne en volant tel Tales dans les origines, propose des réflexions amusantes toutefois même si il ne sert qu'à ça. Le problème est surtout celui du rythme car quand on a un objectif aussi simple que récupérer l'énergie des émeraudes du chaos pour mettre en échec Eggman, les fioritures qui l'entourent ressemblent plus à un égarement peu abouti qu'à un lien de cohérence. On retrouvera au milieu de tout ce fouillis presque ordonné des personnages amis de longue date tels que Amy Rose, Tales et son avion rouge et bien sur les composantes d'une légende oubliée.

Toutefois, m'est avis une fois de plus que ce jeu nouvelle console est également voué à proposer un amusement aux nouvelles générations de joueurs et donc à leurs nouveaux critères. Un simple jeu de plateforme ou de vitesse n'aurait peut être pas suffi. Allez savoir ! Merci en tout cas pour la suite, messieurs, et  merci de continuer a gommer les défauts de cette dernière version pour nous donner Le Saint Graal tant attendu qui se cache parfois dans Sonic the warehog.

En tout cas c'est sympa de nous faire plaisir.

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Lips - Test

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2 commentaires

  • Anonyme

    11/02/2009 à 04h01

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    g pas dutout aimé la fin surtout ce ki arrive a chip

  • Anonyme

    11/09/2010 à 11h11

    Répondre

    moi set pour lancien jarrive pas ale trouver

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