6.5/10

Splinter Cell 3D - Test

La première infiltration de Sam Fisher sur la 3DS ne marquera pas les esprits. Portage peu inspiré d'une version de Chaos Theory un peu ratée, ce Splinter Cell 3D souffre d'une réalisation sombre qui oblige à plisser les yeux et à souvent désactiver cette fameuse 3D. Dommage, car il garde tout de même une certaine qualité propre à la série.


Attention méchants terroristes ! Sam Fisher arrive sur la 3DS… Ou plutôt revient car il s'agit ici d'un portage du troisième épisode de la série : Chaos Theory. Si beaucoup s'accorderont à dire qu'il s'agissait de l'un des meilleurs opus de la licence, ces mêmes personnes ne contrediront pas le fait que la version PS2 était de loin la moins réussie.
Et c'est donc logiquement que cette dernière, plus faible techniquement à sa sortie, sert de base pour cette adaptation 3DS, avec en prime la suppression du multijoueurs. De quoi grandement nous motiver en somme !..


La vision nocturne sera votre meilleure alliée
Pour s'adapter à la maniabilité de la console, les commandes ont été découpées de manière assez déroutante au premier abord. Ainsi, les déplacements se gèrent avec le stick analogique, mais la visée s'opère avec les boutons X,Y, B, et A à la manière d'une croix multidirectionnelle, la précision en moins. Cette dernière (sous le stick) est alors utilisée pour les mouvements spéciaux comme s'accroupir, se lever, ou encore s'appuyer contre le mur, car Sam adore se frotter aux murs. Son autre passion étant de surprendre ses ennemis, de les assommer, voire de les tuer discrètement à l'aide des gâchettes L ou R. Enfin, l'écran tactile permet de visualiser la carte du niveau, de choisir une action contextuelle à réaliser (ouvrir une porte discrètement ou la défoncer par exemple), et surtout d'accéder à sa panoplie d'agent secret. À ce niveau, cela reste du déjà-vu, entre lunette de vision thermique, pistolet silencieux avec système électrostatique pour éteindre temporairement les lampes, et fusil d'assaut projetant des caméras-glues, des bagues annulaires, ou encore des électrocuteurs. De quoi s'amuser comme un petit fou, tranquillement caché dans l'obscurité.
L'inventaire est accessible sur l'écran tactile.
Enfin, les fonctions gyroscopiques de la console sont aussi mises à contribution, mais simplement pour bouger le câble optique que l'on utilise pour regarder sous une porte. Toujours du côté des nouveautés, le piratage des digicodes ou des données protégées est simulé au travers d'un petit jeu de puzzle sous forme d'un cube à compléter. De petits moments amusants, à condition de ne pas choisir la mauvaise pièce qui aura pour conséquence de déclencher de suite une alarme.

Car la discrétion est de mise dans cet épisode très axé sur l'infiltration, et il faudra donc toujours surveiller les jauges de luminosité et de bruit pour éviter de se faire repérer. Les ennemis sont d'ailleurs étrangement versatiles dans leur sens de l'observation. Si l'un d'eux passe à quelques centimètres de vous mais que vous êtes dans une obscurité relative, il ne vous verra pas ; mais si ce dernier vous cherche un peu ou que l'alarme retentit, il deviendra alors un fin limier à la vision infaillible et vous repérera même bien caché dans un coin sombre.
Pourtant l'obscurité ne manque vraiment pas, et Splinter Cell 3D et ses niveaux principalement organisés en couloirs ne brillent pas par un level design diversifié et lumineux.
"Sam, il va falloir que tu sauves ce portage".
Non, vous serez obligé de passer la majorité des 8-9h de jeu en vision infrarouge afin de voir quelque chose, surtout que l'écran réfléchissant de la petite console n'aide en rien. Oubliez donc les parties en plein air, ou alors de nuit ; et pareil pour le relief qui n'apporte pas un grand intérêt et que vous désactiverez certainement pour sauver vos yeux de séances chez l'ophtalmo. Enfin, la caméra placée derrière Sam est bien trop proche et s'avère hasardeuse dès qu'il tourne un peu vite ou s'approche des murs.

Splinter Cell 3D n'est peut être pas le meilleur choix de portage pour notre agent secret, reprenant les défauts de sa version d'origine aux niveaux peu inspirés et fermés. De plus, il se voit amputé du multijoueurs et propose une 3D peu captivante, le tout desservi par une réalisation pauvre mais surtout sombre et difficilement jouable en extérieur. Cependant, il est toujours grisant d'incarner Sam Fisher, surtout lorsqu'il tient dans la main ! Car ceux qui aiment l'infiltration ne seront certes pas pour autant déçus. Ils pourront toujours se réserver pour le prochain Metal Gear Solid. Mais en attendant...

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