5/10

Stranglehold - Test

Vous aimez John Woo, vous voilà servi, vous n'aimez pas, empruntez le vaguement a un ami pour rigoler une petite heure. Pour la profondeur et l'excellence il existe d'autres saveurs dans la galaxie.

L'inspecteur Tequila se jette dans un Guet Apens qu'il a plus qu'anticipé dans le but flagrant de tromper la mort et de ridiculiser les triades de Hong Kong. L'objectif moins flagrant est de retrouver un policier kidnappé par la mafia locale et dont la vie est en danger. Malheureusement on apprend que le collègue est mort et que le prochain sur la liste n'est autre que vous-même. S'ensuit alors une course effrénée contre la mort et un démantèlement musclé de méchants poissonniers et vendeurs de légumes en couverture dans les marchés improvisés qui jonchent la ville.


Tout le monde le sait, les colombes au ralenti sont une marque déposée dont on ne présente plus l'inventeur et propriétaire. Il y avait fort à parier qu'un jour ou l'autre on nous persuade que ces fameuses colombes pouvaient jaillir de la pire noirceur et ce dans un autre type de monde virtuel que le cinéma. C'est sur ce projet... ambitieux que se sont basés les développeurs de Stranglehold pour associer les armes et la beauté dans un scénique de jeu sous la direction du maitre John Woo. Celui-ci reprends donc un Chow Yun Fat au top de sa forme virtuelle pour lui remettre l'habit de policier qui lui saillait tant et le personnage que l'on lui connait le plus vastement en occident : l'inspecteur Tequila.

On aime ou on n'aime pas c'est une chose. Malheureusement ou tant mieux, dans ce cas précis, on n'a pas d'autre choix que d'apprécier. Pas le choix effectivement car le parti pris est plus qu'assumé. Il est exagéré à outrance et sauter par-dessus un pot de fleur devient une aventure démente qui dure 4 secondes et s'effectue par une glissade vrillée au ralenti. De plus Tequilla possède un équilibre sur barrière des plus redoutables et descend des centaines de mètres avec majestuosité tout
en tirant des volées de balles dans les multiples ennemis qui joncheront bientôt son chemin de leurs cadavres. Viennent s'ajouter enfin les quelques systèmes de visée et autres coups spéciaux dont le tourbillon double flingues agrémenté de ses colombes d'accompagnement. Ces petits bonus rendent l'expérience un peu plus émouvante que les glissades et les saltos un peu top classiques depuis Max Payne et justifient l'association à l'inventeur du Gunfight. On aime donc et ce parce que c'est au moins drôle et entrainant. On s'en lasse toutefois assez rapidement. Viennent alors les moments d'absence ou on ne joue plus vraiment que d'une main molle et absente de la moiteur d'une anticipation perdue. Si certains gamers de la gâchette arriveront à aimer pendant la durée totale du jeu il y a fort à parier que la plupart seront fortement déçus et laisseront tomber rapidement. Rajoutons à cela un scénario aux confins de l'inexistence et on paumera encore quelques joueurs exigeants au passage. Dernière petite note désagréable: les boss sont assez difficiles comparés au reste du jeu ce qui perdra les plus frilleux dès le premier.

De plus il s'agit d'un des FPS qui tire le moins profit de l'excellente manette Xbox et de ses qualités en shoot dont les maitres mots sont précision et stabilité. Les ralentis donnent du temps mais n'empêchent pas un vaste fouillis de mise lorsque quinez adversaires vous tombent dessus dans une allée un peu sombre ou au beau milieu des élatages de merlans.


Jeux conçu uniquement pour les puristes donc et les accros du pad en manque de sensations parce qu'ils sont allés au bout de tous les titres de leur étagère. Pour ces derniers le jeu passera tranquillement et sans haine, pour les autres l'amusement ne sera pas à la hauteur du prix du titre encore classé nouveauté. En gamme budget, pourquoi pas pour le fun, parce que prendre son temps dans les airs pour tuer une dizaine d'ennemis qui se trouvent aux quatre points cardinaux reste jouissif à l'occasion. Du moment qu'on ne joue pas dix heures d'affilées ca passe même plutôt bien. Il y a toutefois bien d'autres jeux excellents pour s'occuper avant.

A propos de l'auteur

4 commentaires

  • Guillaume

    07/05/2008 à 15h30

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    Malgré le côté très fun que promettait la caution John Woo et Gunfight, je suis plus que resté sur ma faim.


    C'est un jeu où l'on ne se déplace pas. On glisse. On ne se cogne pas, on glisse.


    Quand c'est dans le feu de l'action, ça passe sans soucis, mais quand ça arrive même pendant les phases de déplacements pures et dures, ça fait très très peur.


    Et encore, je ne parle pas de la pâte graphique... Le design des persos et des décors m'a fait pleurer.

  • Fen-X

    07/05/2008 à 15h35

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    Stranglehold, FPS... Hmm hmm...

  • Guillaume

    07/05/2008 à 15h42

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    Moui, je pense qu'il fallait lire TPS. Ca doit être une parabole.

  • EvilPNMI

    07/05/2008 à 16h15

    Répondre

    Max ? Max, où es-tu ? (Nan pas là j'ai déjà vérifié)

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