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Streets of Rage - Test

Du beat'em all à l'ancienne comme on l'aime. Adam, Axel et Blaze ont à eux trois nettoyé la ville de la crapule, et avec classe ! Flash-back sur ce jeu culte de la Megadrive.

Streets of Rage est le premier épisode d'une trilogie de Sega, reconnue comme une référence du beat'em all. Il a été développé par la Team Shinobi, créateurs de The Revenge of Shinobi, et est comparé par beaucoup à Final Fight de Capcom, sorti peu de temps avant. L'histoire met en scène trois jeunes policiers qui décident d'unir leurs forces pour éradiquer un syndicat du crime, dirigé par un certain M.X (hahaha, l'ennemi juré d'Action Man). En tous cas il n'y a pas à chier, le scénario est béton (rires). Mais peu important, le scénario n'a jamais été crucial dans ce type de jeu. Alors on enfile son marcel, son jean et ses baskets Sega, on serre son bandeau bleu autour du front, et on va botter des culs !


Adam, Axel et Blaze


Afin d'éradiquer la vermine, on a donc le choix entre l'un des trois combattants. Adam Hunter le boxeur fan de bonzaï, Axel Stone le spécialiste en art martiaux féru de jeux vidéo, et Blaze Fielding la judoka. Chaque combattant a ses spécificités qui sont assez marquées (entre puissance, vitesse, et agilité au saut). Il ne tient qu'à vous de choisir le perso en fonction de votre style de jeu.

 

L'aventure se déroule sur 8 mondes différents et diversifiés. On traverse la ville, la plage, en passant par l'usine ou le bateau. Dès le premier niveau, on prend une petite fessée. Les décors fourmillent de détails pour l'époque et certains
Bah les gars ? Y'a plus personne ?
éléments sont animés, comme l'eau sur la plage. La modélisation des personnages et leurs mouvements étaient vraiment bien réalisés pour l'époque. Le seul élément décevant est la faible variété des adversaires. On retrouve le bad boy tout de jean vêtu, le ninja aux cheveux longs qui virevolte de partout, la femme vulgaire en cuir avec son fouet, le clown jongleur et finalement le punk indescriptible. En définitive c'est un peu léger. La feinte bien connue qu'ont utilisé les développeurs pour palier à cela a été de modifier la couleur des personnages à différents moments du jeu. Il faut également ajouter les divers boss au physiques démesurés que l'on va rencontrer en fin de niveau. Ils sont d'ailleurs plutôt coriaces, et il faut sérieusement s'accrocher pour les battre.

Venons-en au gameplay. Le pannel de coups et de combos dont disposent nos jeunes street fighters est impressionant. On peut combiner les coups de poings et les coups de pieds avec des sauts. En appuyant plusieurs fois sur les boutons, on peut également réaliser des enchaînements. Ces combos sont d'ailleurs assez sympas lorsqu'on attrape l'ennemi. On peut par exemple réaliser une série de coups de genoux en terminant par un méchant coup de
Très efficace, la police peut vous venir en aide
tête ! Mais il ne s'agit ici que des possibilités « mains nues ». Il est possible de ramasser des objets au sol pour se battre. On pourra utiliser des couteaux, des barres de fer (vraiment efficaces), des bouteilles, des battes de baseball ou encore du poivre qui étourdira l'adversaire (un petit coup bas de temps en temps, ça ne fait pas de mal). Tous les enchainements sortent dans la plus grande simplicité, puisqu'il s'agit bien d'un jeu arcade (et des trois boutons A, B et C de la Megadrive). Pas besoin de se prendre la tête, et c'est très bien comme ça. Dernière petite subtilité du gameplay, il est possible de demander de l'aide à nos amis policiers. Ceux-ci arrivent alors en voiture, et tirent à distance. Attaque très efficace puisque tous les ennemis visibles sur votre écran seront touchés. Il faut également évoquer le mode deux joueurs qui augmente considérablement la durée de vie. Mais deux joueurs, veut aussi dire deux fois plus d'adversaires, et deux fois plus de boss. Chose sympathique pour l'époque, en battant M. X au niveau 8, il est possible de choisir sa fin lorsque l'on joue à deux : soit tuer ce dernier, soit prendre sa place à la tête de l'organisation criminelle. Dans le deuxième cas, les deux joueurs devront s'entretuer.

Conclusion :

Streets of Rage est bel et bien un must en la matière (il a d'ailleurs été vendu de série avec la console au même titre que Sonic). Comme NBA JAM que nous avons présenté la semaine dernière, il fait partie des jeux incontournables sur Megadrive. Graphismes soignés, jouabilité exemplaire, diversité des décors et des actions sans oublier le mode deux joueurs, tout y est. Un tel succès ne reste pas inexploité, suivront donc rapidement les volets 2 et 3 de la série, pour notre plus grand bonheur.

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