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Tales of Graces f - Test PS3

Pour se mettre dans l'ambiance du jeu et faire durer le plaisir de l'attente, souvent on regarde le générique (enfin, sauf si on est trop pressé de jouer et qu'on ne sait pas se retenir). Celui que nous propose Tales of Graces f nous montre des personnages, on finit par comprendre (en étant attentif à leur couleur de cheveux très particulière) que certains personnages sont représentés enfants puis adultes, en fait on s'apercevra au fil du jeu qu'ils grandissent au cours de l'aventure.

C'est donc l'histoire d'un jeune garçon d'une dizaine d'années : Asbel qui entraîne son jeune frère Hubert (il a pas de bol : avoir un nom de margarine...) dans une escapade pourtant interdite par leur père. Père autoritaire s'il en est puisqu'il s'agit (on l'apprend très vite) du seigneur local. En chemin, les jeunes garnements vont croiser quelques monstres pas méchants qui vont leur apprendre à se battre (même si au final ils appuient niaisement sur les touches de leur manette sans avoir envie de s'attarder trop sur les techniques décrites). Au bout du chemin, ils trouvent une jeune fille aux cheveux mauves (à peine plus soutenu que les colorations pour mamies) couchée dans un champ de fleurs.


Avec un chignon, ça aurait mieux rendu
Qui est-elle ? Elle-même ne le sait pas car il s'avère qu'elle est amnésique. De retour au village avec cette fameuse jeune fille aux basques. Deux autres personnages principaux entrent en scène : l'amie d'enfance des deux garçons, la niaise et fragile Chéria et un invité surprise : Richard, le prince du royaume (Richard pour un riche, ça fait limite vanne). Bien décidé à entraîner ce nouvel arrivant dans ses promenades, Asbel met le prince dans une situation dangereuse. Je vous passe les détails mais sachez juste qu'au final, il y aura un pacte d'amitié, des noms gravés sur un arbre, des fâcheries parentales, un drame coloré de mauve, une séparation fraternelle, un clash familial et, ouf, une ellipse de 7 ans. Cette ellipse marque la fin de l'enfance, quelque peu insouciante et celle du premier chapitre qui n'était donc qu'une sorte d'introduction.

On espère puissamment que les personnages grandissent ainsi que leurs échanges, parce que les dialogues enfantins, c'est mignonnet cinq minutes, mais pour quelqu'un de mon âge c'est gavant. Au moins, c'est compréhensible car si les voix sont en anglais, les sous-titres sont en français. L'ambiance enfantine est aussi véhiculée par l'attitude des personnages et cela rend les premières heures de jeu lassantes. C'est bien dommage parce que c'est justement à ce moment là qu'on accroche un joueur ou qu'on le perd, c'est comme un roman, si l'auteur n'a pas réussi à accrocher mon attention, à susciter le désir de connaître la suite de l'histoire, soit il n'a pas fait son boulot, soit son récit n'est pas pour moi, et je remise le bouquin sans état d'âme. Dans le cas de Tales of Graces f, c'est uniquement par nécessité de cet article que je me suis contrainte à jouer quelques heures de plus. Pour toi public !

Il y a beaucoup de cinématiques et comme si ça ne suffisait pas au plaisir d'entendre des dialogues gentillets, il y a en plus des "saynètes" contextuelles qu'on peut lancer "grâce" à la touche "select". Ces scènes supplémentaires apportent d'autres informations sur le scénario... pas forcément indispensables. En ce qui concerne l'exploration, les chemins à suivre sont très balisés, il y a des trésors à ouvrir sur le bas-côté de la route, des "découvertes" à faire pour remplir son petit carnet.

On se croirait en voyage scolaire, à récolter des infos sur les curiosités vues le long
du trajet, pour pouvoir faire une superbe rédaction quand l'instituteur l'exigera. En cette période de rentrée scolaire, c'est sûrement un clin d'œil, non ? Les monstres à combattre sont visibles, il est donc possible de les éviter en les contournant, exceptés les boss qui apparaissent par surprise.


DR.
En ce qui concerne les combats, on apprend progressivement à se servir des combinaisons possibles de coups, il y a une jauge de puissance qui nous permet d'enchaîner les attaques et si le combat s'éternise, un boost pour les ennemis ou pour nous-même changera un peu la donne. Cet aspect du jeu m'a laissée de marbre, il y avait pléthore de coups à apprendre, une infinité de possibilités, ce qui fait que j'en suis restée à une sorte de bourrinage qui ne m'a pas tant desservi qu'on aurait pu le penser. Les sauvegardes sont extrêmement faciles, elles se font à l'aide de cristaux (méga original, je me demande si un jour j'ai sauvegardé avec autre chose qu'avec un cristal-mauvaise foi assumée-). Ces cristaux sont disséminés le long de la route et de manière si fréquente qu'on ne se sent pas en "danger", il y en a même peut-être un peu trop...Il est possible de modifier ses armes et les objets en les "synthétisant", cela améliore les performances, là encore, les résultats obtenus sont consignés dans un "cahier" de recettes... comme pour les découvertes c'est un peu amusant au début mais ça devient vite "scolaire".

Pour revenir au scénario qui va durer une quarantaine d'heures et va voir le personnage de Richard, le prince, évoluer de manière déterminante, ce qui va mettre à mal le pacte d'amitié conclu dans l'enfance avec Asbel, notre héros et constituer le cœur de l'histoire, encore faut-il avoir la patience d'en arriver là !

Pour ma part, vous comprendrez que je n'ai pas été charmée par le jeu, pourtant quand je me suis lancée dans l'aventure de Tales of Graces f, j'étais pleine de bonne volonté et j'avais un a priori plutôt positif. Mais au fil des heures, arpentant les chemins colorés de ce monde en sucre glace et en guimauve, je me suis demandé ce que je faisais
ça papote...
là et ce qui me faisait courir, c'est-à-dire ce qui me motivait à continuer à jouer malgré mon manque grandissant d'appétit ludique pour cette si charmante galette, alors que d'autres jeux m'attendaient. J'ai envie de vous avouer, cher Krinaute, à quel point je n'ai pas vraiment d'avis sur ce jeu, qu'il ne m'a pas enthousiasmée mais qu'il ne m'a pas non plus dégoutée comme ça m'est déjà arrivé par le passé. Mais bon sang, est-ce moi qui n'ai pas de cœur et qui suis insensible ? Comment un jeu qui a l'air si agréable et si apprécié par certains peut-il à ce point me laisser dubitative ? Il est vrai cependant que les premières heures de jeu sont trop poussives à mon goût, trop de blablas, de tralalas. Mais je ne doute pas que le jeu pourra plaire à certains et je vous encourage d'ailleurs à le prendre en main pour vous faire un avis par vous-même et de partager cette opinion en commentaires sur Krinein.

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