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Tenchu Z - Test

Après un bon départ, Tenchu est vite tombé dans la médiocrité. Cet épisode fait-il exception ?

En 1998, une nouvelle série de jeux d'infiltration intitulée Tenchu avait fait bonne impression, en nous plongeant dans l'univers des ninjas. Hélas, après un premier épisode convaincant, les suites ont toutes été plus mauvaises les unes que les autres. La série tente aujourd'hui un retour sur la nouvelle génération de consoles, avec un nouvel épisode, Tenchu Z.

Ils m'auront oublié dès que je serai ressorti.
Au Japon, il y a un ninja derrière chaque meuble.
Dans ce nouvel opus, on incarne un ninja débutant qu'il faudra créer au préalable, via un éditeur de personnage, qui permet de modifier son aspect visuel et ses caractéristiques. Une fois terminé, un didacticiel vient nous apprendre les bases du jeu, et on arrive au campement ninja d'où l'on peut accéder aux différentes missions. Ces missions, accessibles en trois niveaux de difficulté, rapportent à la fois de l'or et du grade, et chacune débloque la suivante, sachant qu'il est à tout moment possible de refaire une ancienne mission pour s'améliorer et récupérer un peu d'argent.

Les missions demandent pour la plupart de s'infiltrer dans un domaine puis d'aller assassiner, espionner, récupérer, bref, le boulot habituel d'un ninja. Pour mener sa tâche à bien, on disposera de tous les atouts nécessaires à un bon ninja : la classe, la possibilité de faire des sauts de dix mètres sans élan, et quelques sorts et équipement préalablement achetés au campement. Avec tout ça, on peut commencer à piquer quelques sprints sur les toits tout en plongeant sur les gardes pour les éliminer tout en épargnant les innocents, que c'est beau.

Les toits, les abris du ninja.
Les toits, les abris du ninja.
On est donc bien en présence d'un concept béton, incarner un ninja pour des missions d'assassinat, ce n'est pas courant, et ça peut attirer beaucoup de monde. Le problème, c'est que les développeurs s'en sont rendus compte. Du coup, à part le concept, c'est le néant total.

Graphiquement honteux, il représente l'un des jeux les plus laids de la Xbox 360. Et pour que j'en vienne à considérer laid un jeu où on peut créer une jeune femme ninja en sous-vêtements, c'est vraiment qu'on a atteint un stade critique. Les animations ne viennent même pas sauver la mise, tant les enchaînements de mouvements sont saccadés.

Ca a l'air classe comme finish, mais en vrai non.
Ca a l'air classe comme finish, mais en vrai non.
Toujours dans la forme, l'histoire se résume en un texte décrivant le contexte, faisant quelques lignes, et lu en japonais. Une petite cinématique inconsistante prend place après, doublée elle aussi en japonais. Les voix japonaises semblent être le seul soin qui ait été apporté au niveau audio, l'environnement sonore étant loin d'être convaincant.

Au coeur du gameplay, FromSoftware semble avoir réalisé une combinaison parfaite de médiocrité : que ce soit au niveau de la maniabilité, de l'intelligence artificielle, ou de la difficulté, rien ne viendra sauver Tenchu Z.

Et Dieu inventa le mur de briques.
Et Dieu inventa le mur de briques.
Outre un choix de boutons pas franchement très judicieux, les contrôles sont très approximatifs. Quand on y ajoute le problème sus-cité au niveau des enchaînements saccadés, on arrive vite à un niveau difficilement tolérable dans un jeu d'infiltration, où la précision est théoriquement de mise.

Les ennemis semblent être au courant de cette maniabilité douteuse. Aussi, pour ne pas trop nous pénaliser, ils feront mine de ne pas nous voir arriver trop vite, et ils tâcheront de nous oublier dès qu'ils nous auront perdu de vue, même si on a tué un copain devant leurs yeux. Et c'est sans parler des combats, qui sont mous au possible.

Les grandes séries de jeux d'infiltration sur console ont su au fil des années exploiter le filon qui les caractérisait. Avec Metal Gear Solid, Konami a compris que les joueurs aimaient les ambiances cinématographiques avec des combats qui en mettent plein la vue. Avec Splinter Cell, Ubisoft a compris que les joueurs aimaient les arsenaux technologiques et un panel de mouvements assez large. Avec Tenchu Z, FromSoftware a compris qu'avec un ninja sur la boîte, ça se vendra, peu importe le contenu du jeu.

A propos de l'auteur

1 commentaires

  • Anonyme

    16/09/2007 à 22h27

    Répondre

    je vais me permettre un pov' jeud'mot...


    mais là, franchement, cette nouvelle mouture... c'est vraiment un tengu Zero pointé

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