9/10

The Legend of Zelda - A Link Between Worlds : Une aventure indémodable

Dans ce nouvel épisode de la saga, Link va devoir affronter une menace qui vient d’un autre monde en la personne de Yuga, un sorcier qui semble pouvoir jouer avec les dimensions. Lors de leur première rencontre, Yuga va (littéralement) intégrer Link au mur, le transformant… en peinture !

Annoncé lors d'un Nintendo direct, The Legend of Zelda – A Link between Worlds avait provoqué des réactions mitigées parmi les fans du premier épisode, sorti sur Super Nintendo en 1992. D'un côté, ils étaient plutôt contents car l'univers développé était intéressant et propices à plus de développement. De l'autre, raviver la flamme d'une licence qui avait autant passionné à l'époque est un exercice dangereux tant les attentes des fans de la première heure sont élevées. Alors, le titre est-il à la hauteur ? Réponse tout de suite.

En espérant que vous pouvez toujours voir Link en peinture…


Pas vu... Pas pris !

De cette confrontation naîtra l'une des nouveautés les plus intéressantes du jeu, à savoir la capacité de Link de se fondre (et de se déplacer) dans le décor. Grâce à une chose qui aurait pu paraître anodine au départ, les développeurs ont pallié l'une des plus grosses failles des jeux de la Saga The Legend of Zelda, à savoir l'impossibilité de sauter. Fini les tours de carte pour atteindre un point qui paraissait tout proche mais pourtant si loin à cause d'un ravin. Il suffit simplement de se fondre sur l'une des parois et de traverser comme si de rien n'était ! Ne croyez pas non plus que vous pourrez aller où bon vous semble car les développeurs ont mis de petites barrières pour ne pas rendre le tout trop facile non plus ! 


Je me baladais sur l'avenue...

C'est aussi grâce à ce nouveau pouvoir que vous voyagerez entre les deux mondes puisque les portails temporels sont de petites failles dans lesquelles vous devrez vous glisser. Être dans le mur a d'autres avantages : surprendre des ennemis ou autres personnages (ce qui vous permettra peut-être de récupérer certains bonus), se cacher le temps que les ennemis s'en aille lorsque vous serez à court de coeurs… Bref, les amateurs de secrets en tout genre vont pouvoir se creuser un peu la tête pour savoir quand et comment utiliser efficacement cette capacité toujours très pratique. 

« Pas cher mon arc, pas cher ! »


Et un marteau en location... un !

Avec la peinture murale, l'un des nouveaux grands concepts amenés par ce nouvel opus est la disponibilité de tout l'arsenal de Link (ou presque) dès le début du jeu. Le joueur n'aura donc pas besoin de récupérer chaque objet dans son donjon spécifique… Les fans auront peut-être un peu la larme à l'oeil en l'apprenant et en parcourant chaque recoin des antres terribles imaginées par les game designers. Cependant, on se rend vite compte que ça ne gêne pas tant que ça. Au contraire, on se prend à faire des choix qui tiennent plus de l'envie que de la nécessité. Puisque la carte est très rapidement accessible, pas besoin de se dire « Mmm, alors j'ai besoin d'aller là pour récupérer ça mais en fait, je peux pas car il me manque ça donc je vais aller là-bas, pfff ! ». 


Laaaaaaaaaaapin (Croc croc).

Les armes sont donc toutes disponibles à la location chez Link lui-même puisqu'un lapin étrange nommé Lavio a élu domicile chez l'elfe au chapeau vert. Ils vous louera chaque item moyennant un pécule de rubis et vous pourrez toujours acheter l'objet une fois que vous aurez amassé assez d'argent (attention, les objets retournent à leur propriétaire au cas où vous passeriez l'arme à gauche). C'est d'ailleurs l'un des éléments qui m'a surpris : les rubis servent vraiment à quelque chose. Il vous en faudra un paquet pour « posséder » tous les items du jeu et si vous avez tendance à beaucoup mourir, je ne vous en parle même pas… D'ailleurs, si l'arme est en location, vous ne pourrez pas profiter du power-up spécial (valable pour chaque arme) de la grande déesse Poulpe qui a perdu ses « P'titgorneaux » (cent sont éparpillés dans les deux mondes et, à chaque fois que vous en obtiendrez vingt, vous pourrez mettre à jour l'une de vos armes), raison de plus pour les acheter ! 

En ce qui concerne les armes, elles dépendent toutes d'une jauge de mana. Plus besoin d'acheter (ou de trouver) des flèches, des bombes, etc. La petite barre violette se recharge en laissant passer un peu de temps. Même si au départ, on a tendance à penser qu'elle se vide un peu vite, un donjon permettra de doubler la capacité de base de la barre ! 

Une réalisation fabuleuse mais une durée de vie un peu trop limitée. 


Link fait de la gym...

Techniquement, le jeu est magnifique (à part peut-être la tronche super-cartoon de Link qui fait un peu bizarre). Que dire des musiques qui se marient parfaitement avec des décors vraiment beaux ? Et on se prend à y revenir plusieurs fois pour le simple plaisir de les admirer. De plus, les deux mondes possèdent une géographie très différentes, ce qui permettra de visiter des endroits très variés et de profiter de certains effets de lumière saisissants. La 3D est d'ailleurs bien utilisée, en particulier dans les donjons « verticaux » qui utilisent le marteau (puisque c'est grâce à lui que vous pourrez vous propulser d'étage en étage). Elle vous permettra de bien observer la géométrie des salles que vous explorerez et les plus aguerris s'en donneront à coeur joie pour repérer toutes sortes de secrets. 


Elle est mignonnnnnnnnne.

Le gros point faible du jeu (il en faut bien un…), c'est sa durée de vie. En mode normal, il ne m'a fallu qu'une toute petite douzaine d'heures pour le finir à 100% (avec tous les passages secrets, quarts de coeur, épée de légende puissance trois, failles, objets, flacons, bigorneaux…) et… sans mourir une seule fois s'il vous plaît ! Les joueurs un peu moins habitués à la série mettront quelques heures de plus mais j'ai bien peur que ça dépasse très difficilement les quinze heures. Les plus courageux y retourneront en mode difficile mais ce n'est pas ça qui vous fera oublier l'étonnante facilité du jeu. Comme je l'ai dit auparavant, mourir dans le jeu sera synonyme de pertes de vos objets mais si, comme moi, vous jouez la carte de la survie, la location ne vous coûtera pas bien cher.

Conclusion : c'est dans les vieilles cartouches qu'on fait les meilleurs Zelda.


Une carte qui peut paraître très familière.

La nostalgie aide un peu, c'est vrai, mais ce Zelda - A Link Between Worlds est une véritable petite perle, un petit bonheur vidéoludique comme on n'en trouve pas beaucoup sur les consoles de salon actuelles (étrangement, les consoles portables ont le droit à presque plus d'égards de la part des éditeurs !). Malgré la réutilisation d'un monde et de cartes que l'on connaissait déjà, Nintendo a réussi à faire du neuf avec du vieux et à remettre au goût du jour un style graphique auquel on ne s'attendait pas. Une fois le jeu lancé, on comprend très rapidement pourquoi l'éditeur a décidé de sortir une 3DS à l'effigie de ce nouveau porte étendard de sa portable !

A propos de l'auteur

Un peu fou mais passionné de manga depuis ma plus tendre enfance, je n'hésite pas à tester tout et n'importe quoi (surtout n'importe quoi en fait...).

1 commentaires

  • Akashinai

    20/12/2013 à 08h16

    Répondre

    Oui très bon jeu!Et une fois fini on a qu'une envie, le refaire en Mode Héros (oui bon c'est aussi parce qu'il est un peu facile ;o) )

Participer à la discussion

Nous nous réservons le droit de ne pas publier les commentaires qui ne nous semblent pas appropriés (netiquette, loi, point godwin, imbécillité profonde, etc.). Et ne venez pas crier à la dictature !

Vous allez commenter en tant qu'invité-e :

Krinein jeux vidéo c'est des tests de jeux vidéo et de l'actualité. Le dernier Mario sur Nintendo 3DS, le dernier Zelda sur Wii U, le dernier Assassin's Creed sur Xbox One, le dernier Infamous sur PS4, vous attirent ? Lisez ce qu'on en pense !

Rubriques