8/10

The Sly Collection - Test

Ré-édition HD des aventures de Sly Raccoon sorties sur PS2 entre 2003 et 2005. Soyez rusés et agiles dans un monde cartoonesque, coloré et fun.

A l'époque de la sortie initiale des différents opus de la série, je n'avais pas encore de PS2, j'avais vaguement entendu parler de la sortie de Sly 2 en de bons termes mais sans y prêter plus d'attention que ça (ça me permettait aussi de me protéger un minimum de la tentation). Aujourd'hui, Sony m'offre une séance de rattrapage et je ne vais pas la laisser passer. Quand je dis une chance c'est plutôt trois, car la réédition en HD pour PS3 propose la compilation des trois volets de la série. La présente galette est donc une compilation des jeux composant les aventures vidéo-ludiques de Sly Raccoon, elle propose aussi quatre mini-jeux (dont trois à débloquer après avoir joué aux différents chapitres de la série) jouables jusqu'à quatre participants et compatibles avec la Playstation Move (on peut jouer avec une simple manette, ça marche très bien aussi, je vous rassure).


Un saut entre les flammes
Le personnage éponyme et, on le devine, aussi personnage principal du jeu, est un voleur. C'est aussi un raton-laveur (racoon en Anglais, légèrement modifié ici en "raccoon" ). Pourquoi un tel choix et pas plutôt un putois ? Visuellement le museau du raton-laveur arbore un masque comme un déguisement de voleur. Moi, j'y croyais au putois, même que j'ai tout de suite imaginé les pouvoirs odoriférants fabuleux qu'aurait pu posséder notre héros. Cette personnification anthropomorphique rappelle la version Disney de Robin des bois. Par contre, le prénom du héros « Sly », est-ce un hommage à Stallone ? On me souffle que "sly" signifierait rusé et malin, ce qui éloigne donc une quelconque parenté avec notre acteur musculeux.

 

Commençons donc par aborder le premier volume de ces aventures, sorti en 2003, ce qui ne nous rajeunit pas, alors que le jeu, lui, n'a pas vraiment vieilli ! Grâce à deux choses : la qualité d'origine des graphismes et de l'animation et le lifting HD. Sly Cooper est le descendant d'une longue lignée de « maîtres voleurs » (vous avez le droit de trouver cette appellation ridicule comme celle décrite dans le sketch « Le maître boulanger » de Chevalier et Laspalès). Il veut récupérer le « manuel » ancestral de sa famille, le « Volus Ratonus » qui a été dérobé lors de la mort de ses parents. Sa quête va le mener à la poursuite de malfrats appelés les « Cinq Maléfiques » pour leur re-voler les différents chapitres de cette bible familiale. Ces étapes vont constituer les niveaux successifs du jeu. Ce qui impressionne dans un premier temps, ce sont les couleurs et la qualité des dessins cartoonesques en cell-shading. C'est très agréable à l'œil, on a vraiment l'impression d'être dans un dessin-animé. L'ambiance cartoon se confirme au fur et à mesure du jeu, notamment en ce qui concerne l'humour des dialogues (j'ai particulièrement apprécié le jeu de séduction-répulsion entre la policière Carmelita Fox et notre héros, relation qui perdure au fil des épisodes).

Deux choses désagréables : la musique technoïde du début, elle est dérangeante et pas franchement en phase avec l'histoire, heureusement, la musique change au cours du jeu. Et surtout, le fait de mourir à chaque blessure, chute ou plongeon qui nous ramène au début du niveau ou au chekpoint. Rassurons-nous, dans les épisodes suivants, cette faible espérance de vie a été améliorée. Ce qui est positif, c'est le « balisage » des actions à accomplir : Bentley, votre coéquipier qui s'occupe de l'intendance et du plan d'attaque vous guide en vous indiquant les différents obstacles et les objectifs à rejoindre. Idéal pour les jeunes joueurs ou pour les joueurs un peu hésitants.
Le raton-laveur joue à "cochon pendu".


Le deuxième volet, sous-titré « Association de voleurs », est sorti en 2004. Cette fois encore, la famille de Sly va être à l'origine du scénario. L'équipe (toujours composée de Sly et de ses amis Bentley la tortue qui organise tout et Murray, l'hippopotame à la force colossale) va partir en quête de pièces mécaniques. Ces pièces composent Clorckwerk, l'ennemi ancestral de la famille Raccoon qui pour devenir immortel (et poursuivre sa vengeance jusqu'à plus soif) s'est transformé en machine. La fine équipe va donc récupérer les morceaux du meccano auprès de chefs de clans qui espéraient reconstruire la machine et faire revivre le vilain bestiau.

L'introduction est construite de la même manière que dans le numéro 1 : on joue une mission et on découvre les différents mouvements disponibles, on finit le niveau poursuivi par l'inspectrice Carmelita Fox. Cette fois-ci, Bentley et Murray sont avec nous sur le terrain et apportent leur pouvoir respectif. La course-poursuite avec la policière est plutôt intéressante : il s'agit d'une course sur des cordes tendues entre les toits en vue ¾. Ça commence fort !

Le souci que j'avais déploré dans le premier volet, à savoir la mort guettant le moindre faux pas, est ici oublié grâce à une jauge de vie qui nous laisse du sursis. Il y a aussi une jauge de visibilité, ce qui semble logique lorsqu'il s'agit de ne pas se faire repérer par les gardes. La progression dans le jeu semble aussi moins linéaire, il y a plus de choses à explorer. On aura la possibilité au cours de l'aventure d'acquérir des gadgets avec les pièces récupérées dans le niveau : bombes à retardement, écrans de fumée, augmentation de la puissance des attaques. Tout l'attirail du parfait monte-en-l'air !

Encore mieux que les instructions de Bentley : les marqueurs d'objectifs qui apparaissent en utilisant la touche L3, pour ceux qui se sont trop promenés dans le quartier et qui n'ont pas le sens de l'orientation. Les missions sont variées : effraction/ infiltration, espionnage, filature, toutes les activités d'un voleur sont passées en revue...

Enfin, le dernier épisode (espérons que ce ne soit pas vraiment le dernier...), disons le chapitre intitulé Sly 3, honour amoung thieves, sorti en 2005, nous apporte des nouveautés. Le début semble être la fin, car le niveau tutoriel est visiblement celui de l'affrontement ultime avec le méchant. Et nos alliés apparaissent, pour la plupart, à contre-jour. Préservant ainsi le mystère sur la composition de notre équipe, seul Bentley (désormais équipé d'une chaise roulante à propulseurs) est visible. Pour ne pas changer, la famille Cooper est au cœur de l'intrigue, puisque Sly et ses amis essaient de défendre le caveau familial (qui doit contenir un quelconque secret) face à la convoitise du méchant. L'histoire est construite en flashback : on commence l'aventure à la recherche de Murray qui a quitté l'équipe après le deuxième épisode. On va devoir reconstituer une équipe pour mener à bien la quête des secrets du caveau.


Murray tente une prise de catch (ça va faire plaisir à Canette Ultra, le spécialiste du catch sur Krinein)

Pour bien maîtriser les différents mouvements, une salle d'entraînement est disponible, ça permet d'appréhender les nouvelles possibilités comme celle de faire les poches d'un adversaires, ou quand on joue avec Bentley d'endormir l'ennemi à distance avec les gadgets contenus dans sa chaise roulante.

Dans le jeu, il y a plus d'interactions dans les dialogues : on peut en effet choisir ses répliques lorsqu'on discute avec certains personnages. On pourra aussi se déguiser ou jouer en prenant le contrôle de Carmelita. Les missions s'enchaînent et la variété permet que ce ne soit pas lassant.

Si les jeux sont vraiment sympas et proposent des missions différentes, les mini-jeux ne sont vraiment pas transcendants. Ils peuvent être joués jusqu'à quatre participants. Tentative avec le premier mini-jeu, celui disponible d'emblée. Le but est de passer entre des anneaux avec un hélicoptère téléguidé. Après m'être mangé à plusieurs reprises les murs et avoir fait exploser le matériel en vol, j'ai compris que ce n'était pas l'icône de direction qu'il fallait veiller à faire passer dans les anneaux mais bien le gadget volant qui suivait. Même après cette illumination, j'avoue avoir eu trop tendance à chercher à prendre les extérieurs pour éviter les obstacles et je vous confirme que ce n'est pas une bonne stratégie. Les trois autres jeux sont des jeux de tir, dont un carrément pas intéressant à jouer seul (et moyennement terrible à deux aussi) et un autre qui ressemble à un jeu de tir de foire.

J'ai l'impression qu'on a droit à un trophée pour le compte PlayStation toutes les deux minutes. Est-ce pour satisfaire les victimes de collectionite aiguë ? Ou pour apporter une plus-value un peu artificielle à la compilation ? Pas la peine de chercher si loin, le fait de ré-éditer et de compiler des jeux d'aussi bonne qualité est une très riche initiative qui réjouira tous ceux qui n'ont pas pu jouer à l'époque de la sortie initiale. C'était superflu, mais sûrement une excuse pour pouvoir faire utiliser le PlayStation Move. En tout cas, on en a plein les mirettes, on s'amuse. Que demander de plus ? Une suite ?

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