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Theatrhythm Final Fantasy - Test 3DS

Quoi de plus normal, pour fêter les 25 ans d'une franchise de jeu vidéo, que de proposer un nouveau titre basé entièrement sur la bande-son de ladite série ? Admettons, il y aurait quantité de comportement plus normaux pour célébrer un évènement de cette ampleur, qui plus est pour du RPG nippon, mais Final Fantasy est également connu pour avoir jalonné son existence de compositions emblématiques demeurées au cœur des joueurs de la première heure. Certains auront volontiers craché sur des mélodies douçâtres comme Melodies of Life ou Eyes on Me, mais la majorité portera au sommet des thèmes forts comme le thème d'Aeris ou Liberi Fatali, entre autres. Bref, pour résumé, c'est un « oui, pourquoi pas ? » qui se transformera en approbation franche et massive de la part des fans. Et Square Enix n'ayant pas l'intention de ternir la réputation de sa série chérie avec un jeu stand-alone moyen de gamme, hé bien nous voici devant un jeu qui se taille facilement une bonne place dans les listes d'achat 3DS de 2012.


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Theatrhythm
n'invente pas la pastille rouge qu'il faut valider au bon moment, non. En fait, il ne fait que recycler des concepts déjà existants, les mélanger, et les introduire dans un gameplay de simili-Final Fantasy. Ainsi, chaque épisode de la série (du 1 au 13, en ne comptant pas les suites) est divisé en cinq morceaux de musique qui représente autant de phases structurelles. On entame par un générique de début, on marche sur une plaine, on admire une cinématique, on tabasse du monstre, et on termine par le générique final. Si l'opening et le ending sont similaires et sans véritable pression (il s'agit juste de valider de petites notes lorsqu'elle touche un gros cristal), les autres phases répondent chacun d'un gameplay, certes basé sur un même principe, mais différent.


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Les Field Music Stage invite donc le personnage à marcher de gauche à droite, un peu comme si celui-ci parcourait un monde issu de Final Fantasy. Plus il ira loin, plus il aura de chance de trouver un objet de qualité. Et pour couvrir de la distance, il faudra de l'acuité dans la validation des pastilles déboulant de la gauche, de plusieurs types différents : les rouges nécessitent juste un tapotage au bon moment, les vertes réclament une pression continue tout le long de la barre, et les jaunes indiquent une direction à tracer au stylet. Ca a l'air bête comme chou, surtout en mode basic, mais les niveaux supérieurs réclameront une certaine vitesse d'exécution qui donne toute sa saveur au titre.

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Plus intéressantes, les Battle Music Stage reprennent le format des combats des Final Fantasy pour simuler une succession d'affrontements. Cette fois-ci, les pastilles peuvent se présenter à vous sur quatre lignes, une par personnage, et induisent la qualité de votre attaque. Et lorsque qu'un ennemi reçoit suffisamment de dégâts, un autre prend le relais, jusqu'à tomber éventuellement sur des gros boss un peu plus longs. Même chose que pour le Field, plus vous êtes compétents, plus vous recevrez d'objets bonus et d'expériences.
Enfin, les Event Music Stage sont des montages de cinématiques du jeu dont la musique est tirée.
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Pour les premiers volets, évidemment, ce sera des phases de jeu pas très sexy, mais pour les plus récents il s'agira d'élégants clips formés à partir des superbes vidéos réalisées par les développeurs. Pourtant, pas le temps de s'extasier, il faudra une nouvelle fois valider des pastilles ! Bizarrement, le challenge est ici plus ardu puisque les pastilles apparaissent au détour  de courbes et de lignes valsant sur l'écran, rendant le tempo difficile à saisir – surtout que celui se révèle assez variable.
Dans chaque stage, un bout de partition spéciale, appelée Feature Drive, enclenchera si réussi un évènement spécial différent selon le type de niveau. Ainsi, en field, vous pourrez vous transformer en chocobo et couvrir une plus grande distance, alors qu'en battle une invocation viendra vous donner un coup de main contre l'ennemi en cours. Et dans les event, le Feature Drive donnera suite à une extension de la musique et donc à la possibilité de faire plus de points.


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Comme vous aurez pu le constater, dans cet article, il est souvent fait référence à des personnages, à des objets, et à de l'expérience. Ce n'est pas fortuit, pas du tout même, puisqu'il vous faudra gérer une équipe comme dans n'importe quel Final Fantasy, ici composée de quatre personnages. Chaque membre, à choisir parmi un pool de base de treize têtes d'affiche (parmi lesquels Cloud, Tidus, Terra, etc), gagne des niveaux au fil des réussites et devient plus rapide, plus chanceux ou plus fort. Il faudra également choisir à chacun des compétences qui permettront d'aller plus vite sur les Field ou d'être plus efficace au combat. On pourra également attribuer des objets consommables pour éviter de perdre trop vite ou renforcer encore son équipe. Bref, tout un aspect RPG, certes light, mais qui souffle un vent frais sur le genre et booste la durée de vie – voyons, qui n'a pas joué uniquement pour faire de son équipe un ramassis de gros bills ambulant ?


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Si vraiment vous avez peur de ne pas savoir quoi faire, sachez que le jeu contient environ 70 chansons tirées des jeux, certaines n'étant malheureusement utilisées que pour les Opening / Ending (les mini-jeux d'entrée et de fin de série). Chacune peut être jouée selon trois niveaux difficulté qui se corsent dès le second, et il faudra bien entendu les enchaîner pour engranger le maximum de points et débloquer du contenu : des musiques, des vidéos et des personnages (Aeris…). Même une fois les trois niveaux bien bouclés pour toutes les chansons, il restera le Chaos Shrine et les impitoyables Dark Notes, qui contiennent des partitions aléatoires de Field et de Battle. Ce qui semble n'être qu'un bonus sera rapidement votre principale occupation puisque c'est ici que l'importance de votre équipe prend tout son sens, et que les objets / contenus sont les plus intéressants. Bref, de quoi faire, même si débloquer le moindre contenu est un parcours du combattant long et difficile. Le fan assidu regrettera l'absence de certains de ses morceaux favoris, probablement, mais pourra toujours regarder si celui-ci n'est pas disponible côté DLC. Ceux-ci sont proposés vie l'E-Store de la 3DS, chaque musique étant facturée un euro – ce qui a le mérite de nous rendre d'assez mauvaise humeur…

L'initiative sera, pour les fans, d'une confondante générosité. Ils y retrouveront leurs personnages favoris, leurs mélodies favorites, leur univers favori, un habillage RPG de grande précision, et un défi à leur mesure. Les autres n'y trouveront pas autant d'intérêt, mais refuser d'avouer les qualités de Theatrhythm Final Fantasy est un délit notoire qui ne tardera pas à être puni par la loi. Il aurait suffi que les petits DLC soient gratuits pour que l'on côtoie les jeux indispensables…

Ah une dernière chose : si vous ne l'avez pas compris en lisant ces lignes, tout est resté en anglais…

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1 commentaires

  • Nicolas

    26/04/2012 à 10h41

    Répondre

    Je veux.http://jeux-video.krinein.com/theatrhyt ... asy-23436/

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