5.5/10

Tiger Woods PGA Tour 12 - Test

On tape dans la petite balle blanche dans le but d'atteindre le trou en moins de coups possibles... pour vaincre et devenir un champion des greens.

De mon histoire avec le golf en général et avec la franchise Tiger Woods PGA Tour en particulier, j'en étais restée au mini-golf pratiqué sur les lieux de vacances de mon enfance et à la version 2004 de l'opus parrainé par le célèbre golfeur. Au vu de cette expérience plus que significative, Krinein m'a désignée pour essayer cette nouvelle version.

Avant d'ouvrir la boîboîte, notons quand même que le sportif parrainant le jeu n'apparaît qu'en tout petit et de dos : si, si, je crois bien que c'est lui quand même, non ? là juste en bas du drapeau jaune (personne n'aura l'idée de faire référence à la signification de cette couleur dans les histoires sentimentales). Quant à son nom imprimé sur la jaquette, on ne peut pas dire qu'il soit mis en avant. Est-ce dû à l'image écornée du champion, plus trop recommandable pour le grand public familial ? En tout cas, les éditeurs ont-ils le moyen de faire sans lui ? Quel golfeur pourrait le remplacer ? Personnellement je n'en connais pas d'autre, mais comme mes compétences s'arrêtent au mini-golf...


Avec le PlayStationMove

Allez ne soyons pas trop mauvaise langue... et parlons des choses plaisantes, car dans le monde du golf, on se dit que tout doit être feutré et délicat, passons donc au jeu. Le premier contact se fait directement via Tiger Woods qu'il nous est donné de prendre en main pour la séquence d'introduction dans laquelle nous réalisons, grâce aux conseils éclairés du caddy, un birdie victorieux. Ensuite, nous pouvons créer notre joueur. Le progrès par rapport à mon ancienne version, c'est qu'on peut utiliser l'eye-toy pour se faire scanner le visage ou télécharger une photo (ce que je ne suis d'ailleurs pas arrivée à faire ; en même temps j'étais pressée de jouer). Et progrès technique supplémentaire : on peut jouer avec le PlayStationMove (ce qui reste une possibilité car on peut aussi jouer classiquement à la manette). Les décors sont très jolis (remarquez c'est la moindre des choses, parce que c'est ce que l'on attend en général dans un jeu de golf).

Mes souvenirs réjouissants d'heures passées devant la console à putter à tout va et à battre sans état d'âme tous les adversaires mis sur ma route en 2004, je me suis lancée dans le jeu avec un a-priori plus que positif. Je me sentais d'autant plus sereine que grâce à cette expérience, je maîtrisais dorénavant le vocabulaire golfique : birdies, eagle, par et bunker n'avaient plus de mystères pour moi. J'ai même commencé le jeu en mode "pro" en me disant que les anciens automatismes allaient bien vite me revenir... Quelle ne fût pas ma déception lorsque j'ai dû rabattre mon caquet et passer en mode "amateur" devant la difficulté de la tâche. J'ai appris l'humilité. Puis l'ennui est venu...


Un bien bel arbre sous lequel faire la sieste

J'ai bien réussi à relever avec honneur quelques défis, parfois dans la douleur, devant recommencer plusieurs fois un duel contre un joueur virtuel agaçant, ou n'atteignant pas l'objectif fixé (nombre de birdies, coups en dessous du par...).

J'ai trouvé le jeu reposant. Oui, je sais, ce n'est pas forcément un compliment. Les décors arborés et verdoyants y sont certainement pour quelque chose, mais ce sont surtout les temps de chargement qui ont enfoncé le clou. Si longs, à vrai dire, que j'ai eu le sentiment qu'ils invitaient à faire la sieste entre deux swings. Comme un épisode de Derrick, ou toute autre série 
policière allemande diffusée à l'heure de la digestion.


Le bavard est censé vous aider

Avant de trouver comment le faire taire, j'ai eu du mal à supporter le caddy omniprésent, ce môôôssieur "je-sais-tout"  qui vous abreuve de conseils... que vous ne comprendrez pas sauf si vous maîtrisez la langue de Shakespeare. Pour ma part, je n'en ai saisi que les grandes lignes et j'ai fait le reste au feeling. Avec le résultat que vous devinez.

A côté de ça, il y a les spectateurs, plus raides et robotiques les uns que les autres, à applaudir tous en même temps, à faire des "oooh", des "ahhh" pas forcément en accord avec votre coup...
Il y a une légère interactivité que je n'avais pas soupçonnée et que je n'aurais pas crue si je n'en avais été témoin : lors d'un coup d'approche trop long, ma balle a dépassé le green, elle a atterri dans le public situé juste derrière la zone du drapeau, elle a rebondi et là... un spectateur s'est protégé l'entrejambe comme si ma balle venait l'agresser. Cela m'a bien fait rire, surtout que le public est par ailleurs d'une inconsistance assez consternante. Faut croire que lui aussi fait la sieste...mais debout.


DR.

Enfin, ayant été habituée à devoir "acheter" les items présents dans le ProShop, je n'ai pas compris comment le système marchait ici ; apparemment point n'est question d'argent, puisque nous n'en disposons pas dans le jeu : nous gagnons seulement de l'expérience à investir dans de nouvelles compétences, et les items sont débloqués au fur et à mesure du jeu et donc accessibles sans contrepartie.

J'aurais adoré vous parler un peu des possibilités de jeu en ligne malheureusement vu que le PlayStation Network était un peu en rade ces temps-ci...(note du rédac' chef : le test a été fait avant le retour du jeu en ligne)

Le multijoueur en local s'avère moyennement amené. En effet, tous les joueurs partagent la même manette, ce qui est bien désagréable et risqué, un lâcher de matériel est si vite arrivé. De plus, l'affichage du tour de jeu n'est pas très visible dans un premier temps, il faut attendre que le nom imprimé sur le tee-shirt du caddy apparaisse pour savoir qui doit jouer.

Que vous dire de plus ? Ce n'est pas désagréable de jouer au golf sur console, les décors sont beaux et on prend plutôt rapidement en main la technique, mais je n'ai pas trouvé d'intérêt suprême à ce jeu (par chez moi, on dit "Mouais, bof"). Les passionnés de golf virtuel ou les connaisseurs trouveront peut-être leur plaisir, mais pourquoi donc réinvestir et acheter une nouvelle version de cette franchise qui n'assume plus son nom ? Je pense par contre qu'acheter une version d'occasion d'un opus précédent n'est pas absurde.

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