Premiers pas sur Total : War Attila

Ceci n'est pas un DLC... C'est presque un jeu à part entière. Total War : Attila vous fera revivre la chute de l'Empire Romain d'Occident et son lot d'invasions, de maladies et de mecs en jupette. Le nouveau titre de la franchise s'annonce comme le digne successeur de Rome Total War : Barbarian Invasion. Encore faudra-t-il que la version finale du jeu se montre à la hauteur.

Ceci n'est pas un test : il ne s'agit que d'une preview qui ne représente en rien notre ressenti sur la version finale de Total War : Attila, puisque celui-ci, comme nous le savons tous, n'est pas encore sorti. Sachez donc que ce que vous allez lire n'est qu'un aperçu de ce qu'est susceptible d'offrir le jeu fini. Quiconque affirmera le contraire entendra parler de notre avocat, Me Wright.

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Attila Total War… Son annonce par Sega m'a pris de court. Qui aurait pu s'attendre à la sortie d'un nouveau Total War aussi vite. La commercialisation de Rome II remonte à un peu plus d'un an et un nouveau DLC, Wrath of Sparta, vient juste de sortir. Quelle mouche a donc piqué le couple Sega-Creative Assembly ? Napoleon et Empire ne connurent pas, en leur temps, de « suites » majeures, ce qu'on appelait, dans un passé fort lointain, les extensions. Aujourd'hui, on parle de stand-alone, qui se traduit littéralement par DLC-vendu-au-prix-du-jeu-complet. Mais je m'égare… Shogun 2 a eu quant à lui droit à deux « extensions », Rise et Fall of the Samurai.

C'est désormais au tour du dernier né de Creative Assembly de connaître son extension (bien qu'Attila n'en porte pas le nom… vous suivez ?). Et, à l'instar de Rome Total War et de son add-on Barbarian Invasion, l'action se situe à la fin de l'empire romain, alors que les Huns déferlent sur l'Europe.

Là où passe son cheval, l'herbe ne repousse pas

La campagne débute en 395, soixante ans avant (attention, spoiler majeur à venir) la chute de l'Empire Romain d'Occident. Rome est toujours un centre économique et culturel d'importance mais n'est plus la capitale de l'empire, déplacée à Mediolanum. La première puissance mondiale est en pleine décadence, séparée en deux empires, incapable de tenir son immense territoire, moralement corrompue… Une situation idéale pour les chefs de guerre « barbares » installés à ses frontières. D'autant qu'à l'Est, la menace grandit. Les Cavaliers de l'Apocalypse chevauchent en direction de l'Occident. Les Huns arrivent, Attila, le Fléau de Dieu, à leur tête.


Ceci n'est pas Attila

Ça, c'est du scénario. Pour l'heure, la campagne se limite à une dizaine de factions jouables : les deux empires romains, les Perses Sassanides, les deux royaumes Barbares que sont les Francs et les Saxons, les tribus nomades des Vandales, des Sarmates et des Goths ainsi que les Huns et leurs hordes. Les DLC apporteront d'autres nations, tels que les pré-Scandinaves, Jutes et les Danes. Les Romains d'Occident constituent la première position « Légendaire » avec un territoire immense et une pléthore de soldats… Mais des ennemis sur toutes ses frontières : l'enjeu de cette faction consiste à choisir quelles régions ont peut se permettre de perdre et celles qu'il est indispensable de tenir. Leurs frères d'Orient, bien que présentant un challenge moindre, poursuivent les mêmes objectifs.

Du côté des autres factions, vous aurez un seul but : l'expansion territoriale. Les Francs et Saxons profiteront des grandes migrations nomades pour frapper le Nord Ouest de l'Empire. Vandales, Goths et Sarmates, poussés par les Huns, envahiront les terres de Constantinople et de Rome, selon le climat souhaité. Et les Sassanides… ben… c'est techniquement la faction la plus puissante à moyen terme : il occupe un grand nombre de régions, dispose d'un flot inextinguible de troupes et n'est pas gêné par les envahisseurs huns. Le plus grand défi d'un joueur perse sera de savoir s'il doit commencer à ronger l'Empire d'Orient par l'Egypte ou l'Asie Mineure.


L'interface n'a guère évolué en un an

Une campagne plus lisible

Creative Assembly se repose sur ses acquis du précédent opus de la franchise. Les améliorations sont nombreuses mais subtiles. Par exemple, la carte de campagne est légèrement plus étendue à l'Est. On retrouve également le système de province avec désormais la possibilité d'y nommer des gouverneurs, issus de votre famille ou des autres membres de votre faction. S'y ajoute une fonctionnalité permettant d'attribuer des « honneurs », des postes accordant à tel ou tel personnage un ou plusieurs bonus. L'accent a surtout été mis sur la lisibilité des interfaces. Les bâtiments sont désormais classés par type et l'arbre des compétences attribuées aux généraux et agents est plus lisible.


La famille, c'est sacré ! Son arbre est enfin de retour

 Cette amélioration de l'interface s'accompagne de la réintégration d'éléments des opus précédents. L'arbre généalogique revient, un peu plus pratique pour savoir en un coup d'œil qui est qui. Cette option, très demandée par la communauté, est quelque peu superflue, puisque l'action d'Attila Total War se déroule sur trois, voire quatre générations, alors que l'action de la campagne principale de Rome II durait près de trois siècles. Autre retour ergonomique, l'arbre technologique est placardé sur une seule page, divisé en une branche civile et une militaire. Toutefois, contrairement à Shogun 2, elle est affichée à l'horizontale, non à la verticale.

Concernant les batailles, ne vous attendez pas à une révolution dans le gameplay des Total War. Les batailles rangées et les embuscades restent le lot quotidien des généraux, sans aucun changement à ce niveau. C'est sur la partie Siège que les développeurs ont le plus travaillé. Les places fortes se détériorent au fil du temps. Comme avant, me direz-vous… Toutefois, le nombre de tours passés à assiéger une ville aura un effet progressif sur l'état des fortifications et des bâtiments. Plus vous attendrez, plus la prise de la vie sera aisée. Les défenseurs auront pour leur part la possibilité de mettre en place des fortifications (pour l'instant des barricades) afin d'entraver les mouvements des assaillants. Saupoudrez le tout d'une IA hésitante et d'un pathfinding catastrophique* et défendre n'aura jamais été aussi facile. Mais un assiégeant aura un gros avantage, tout neuf : le feu.


Ni le glaive ni l'arc, l'arme la plus dévastatice sera le feu

Pillage !!!

C'est sans doute ma tendance à la pyromanie qui réveille en moi cette joie mais il faut bien avouer que le feu « dynamique » est un des meilleurs ajouts à la franchise Total War. Désormais, vous pouvez incendier les bâtiments à l'aide de vos archers ou de votre artillerie. Les flammes se répandent ensuite d'un quartier à l'autre : une ville entière peut être ainsi réduite en cendre. Les incendies affectent le moral des défenseurs et modifient le terrain en libérant des espaces par lesquels les unités peuvent désormais passer. Ce qui s'avère à double tranchant. Si vous réussissez ainsi à vous frayer un chemin, vos ennemis peuvent aussi exploiter cet avantage. Et une charge de la cavalerie lourde romaine dans le dos de mes épéistes saxons, ça fait mal… Si seulement je n'avais pas mis le feu à cette tour !

Et tant qu'on parle de destruction, comment ne pas mentionner les nouvelles options disponibles lorsque vous vous emparez d'une ville. Avant, que vous l'occupiez ou la pilliez, une bourgade passait forcément sous votre contrôle, à moins que la possibilité de la « libérer » vous soit offerte. Elle devenait alors un Etat client. Désormais, la victoire lors d'un siège ne s'accompagne plus nécessairement d'une occupation. Vous pouvez choisir de piller la ville, tuant ainsi une partie de sa population, ravageant quelques bâtiments tout en vous permettant de récolter quelques deniers. Mais la cité reste sous contrôle ennemi, quoique affaiblie. Possibilité vous est également laissée de la raser. Habitants, bâtiments, garnison… il n'en restera plus rien. Pratique lorsque votre horde est pressée de déferler sur de plus gros morceaux, sans avoir à s'embêter à laisser une troupe dans la région afin d'éviter les révoltes. Et reconstruire sur les ruines s'avèrent coûteux en temps et en deniers… La tactique de la terre brûlée est une arme de choix.


Mettre une cité à sac, une option de choix pour les joueurs "pirates"

Alors, que penser d'Attila Total War après ce premier aperçu ? L'ensemble est assez prometteur et les développeurs ont clairement pris en compte les critiques des joueurs. Ils ont repris les bons éléments de Rome II en y (ré)intégrant ce qui manquait : à savoir certaines composantes qui faisaient la saveur des Total War antérieurs. Maintenant, il ne reste plus qu'à espérer que Sega ne nous la fasse pas à la Rome II. Sortir à nouveau une version beta mal fignolée et buguée à souhait serait un coup dur pour une franchise qui peine à trouver ses marques depuis l'excellentissime Medieval II.

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* C'est beau une masse de cavaliers goths amassée devant un bâtiment (une taverne sans doute), tentant désespérément de charger une malheureuse unité de milice tandis que vos archers tirent dans le tas…

 

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