8.5/10

UFC 2009 Undisputed - Test

Un très grand titre qui nous fait voyager dans le magnifique pays de l'octogone. Dès qu'on en sort on est déçus par contre : interface assez ronflante malgré une musique bien choisie et des éléments de design très chouettes. Le gameplay est exceptionnel et les phases de jeu quasi parfaites. Un bijou.

Le championnat du combat ultime ou plutôt UFC est une discipline de la catégorie MMA (Mixed Martial Arts) qui rassemble des combattants de tous horizons pour des matchs d'une violence reconnue et d'une technique tout aussi appréciée par les fans d'arts martiaux. Des forces de la nature venant de la plupart des disciplines s'affrontent jusqu'à un KO presque certain avec des tous petits gants qui leur permettent à peine de se protéger les phalanges mais pas la tête de leur adversaire et surtout de pouvoir l'agripper pour l'emmener au sol afin de le soumettre. C'est une discipline technique qui a commencée son histoire dans un chaos assez total qui lui a valu l'interdiction dans la plupart des états aux US. Aujourd'hui réglementée, cette discipline est devenue une référence au même titre que le Pride FC ou le K1. THQ, habitué des jeux de catch qui font référence tel la saga des Smackdown Vs Raw s'est penché sur la question pour nous livrer ce soft dont la démo nous avait déjà mis l'eau à la bouche comme jamais un jeu de combat ne l'avait fait. 

C'est donc avec bonheur qu'on démarre la galette pour découvrir les 80 personnages manquant à l'appel dans la démo. Le mode exhibition nous permet alors de nous retrouver devant le choix cornélien de la catégorie de poids. Les
lourds sont tentants car ils représentent après tout le nerfs de la guerre et le star system du sport en question tandis que certaines grosses stars comme George St Pierre nous font saliver par le style vif et aérien dans la catégorie des Welter. L'un dans l'autre on en a pour son argent car la variété est belle et bien présente même si elle s'appuie sur trois styles de combats (Boxe, Muay Thai, Kickboxing) et trois types de disciplines au sol (Lutte, Judo et Ju-Jitsu Brésilien). Ce vaste choix s'appuie également sur les caractéristiques des joueurs qui sont équilibrées par rapport à des statistiques qui correspondent aux exploits sportifs de ces derniers dans le monde réel. Ainsi George aura une note générale de 94 par exemple. Mais c'est aussi la modélisation photo réaliste qui nous donnera le plus de joie dans cet ultime soft de bourinage.

D'ailleurs c'est loin d'être une mise a mort simpliste qu'on nous propose avec Undisputed 2009 mais bel et bien un panel de coups très techniques et une modélisation de l'espace de jeu qui correspond à un match en temps réel. Tout y est pris en compte. La fatigue, les écorchures, les plaies les rougeurs liées aux
coups répétés, les trous dans la garde et par dessus tout les distances. C'est impressionnant de détails au point que l'on se demande pourquoi les jeux de combats ne se sont pas permis de faire ce travail auparavant. Cela donne lieu à un gameplay exceptionnel et intuitif a la fois complet et simple. Le jeu au sol est d'une belle précision et constitue un jeu tactique réaliste pour aller vers les prises de soumission les plus compliquées. Les opportunités d'infiltration dans la garde et les petits coups dans les cotes sont réalisés avec un grand naturel qui frise la perfection. On en attendait beaucoup et c'est ce que nous livre le produit final. On appréciera entre autre l'absence de barre de vie, les multiples Kos et les animations sur les combattants entre deux rounds qui nous découvrent leurs blessures en plan rapproché avec une véracité criante et bien sûr le rendu de l'intelligence du combat avec les pas de décalages, les esquives, gardes et autre débordements.

D'ailleurs on ne nous aura pas menti pour le photo réalisme de la modélisation. Si certaines tronches sont légèrement ratées  comme celle d'Andrei Arlovski, si
certaines catégories au poids léger n'ont pas été aussi bien réalisées que d'autres, si on pourra toujours râler un peu, les phases de jeu sont d'une précision mortelle. Tout y est réaliste, des poils de torse à la posture en passant par les musculatures diverses et les grains de peau ou les tatouages et le gras qui dépasse même si celui ci dépasse rarement chez ces monstres sacrés. Toutefois certains combattants n'ont pas été modélisés car leur exploitation compliquait la tache aux développeurs. C'est donc légèrement dommage car on a une impression d'imperfection au milieu de la perfection. Ainsi l'espace customisation de personnage du mode carrière restera assez sommaire et ne ravira pas les habitués des jeux de catchs qui se sont faits maintenant à la présence de tout plein de petites choses à rajouter ou à enlever. Ici on sera dans la sphère des choix assez basiques autant en ce qui concerne la forme que les couleurs (sans oublier les barbes). 

Le mode carrière est très très complet et super jouissif car on peut faire un peu ce que l'on veut avec notre bourrin et son écurie. Mais on sera peiné une fois de plus de se retrouver avec un produit qu'on estime pas fini sur toute la partie ... finitions.
L'interface de jeu est aussi sommaire que les choix de moustaches. Il n'y en a vraiment pas pour tout le monde. Les couleurs sont grossières et les encadrés assez simplistes. Mais la technique et les capacités sont là. On fait presque face à un RPG de combat et un level-up très concret qui évolue entre séances d'entrainements pour apprendre des nouveaux coups, sparring pour récupérer des points d'attributs à mettre dans différentes catégories et entrainement en salle pour augmenter les caractéristiques de bases. De plus pour gagner du crédit public et  des sponsors il existe tout un jeu d'interviews et de travail avec les dojos et autres instances qui font de la composante marketing de ce sport un élement de jeu supplémentaire.

Il est embêtent de croiser le paradoxe à tous les coins de soft au bout du compte. Que ce soit l'arrivée de l'une des deux bimbos minables du jeu pour annoncer le round en comparatif des magnifiques replay de KOs, que ce soit les bugs sonores ou les shorts des combattants qui s'entremellent de quelques pixels communs lors d'une phase au sol d'un bonheur incomparable et j'en passe, on est un peu déçus. Bien sur il y a tout le reste qui parle de soit même et bien qu'on ne puisse pardonner certaines erreurs, il s'agit bel et bien de la meilleure simulation technique de combat sur console. Les autres éditeurs ont du travail pour en arriver au niveau d'UFC Undisputed 2009 et cela seul mérite un bravo exceptionnel pour  les développeurs et concepteurs. On a un peu peur que Fight Night Round 4 soit bien fade après tout ça. Le multijoueur rame beaucoup également et c'est bien dommage. A rajouter à la liste des doléances.

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