5.5/10

Vampyr - Test Switch

Un Londres sombre et crasseux, des cadavres à chaque rue et une ambiance gothique étouffante. Voilà ce que propose Vampyr, jeu PC à la base ressorti sur Switch. Alors que vaut ce jeu original et déroutant ? En bref, beaucoup de promesses mais quelques déceptions.

Lors de sa première sortie sur PC l'année dernière, Vampyr avait eu les faveurs de Jade ici-même qui lui avait donné la note de 8,5/10, saluant l'ambiance du jeu, ses dialogues fournis et son univers prenant et cohérent. Je vous renvoie à son test pour en savoir plus sur le scénario et le gameplay que nous n'allons pas autant détailler ici.

En grande partie je suis d'accord avec elle, mais alors que le jeu a débarqué sur l'hybride de Nintendo, c'est l'occasion d'apporter quelques réserves.


DR.

Commençons par ses qualités avec en premier lieu l'ambiance. Dès la scène d'introduction qui démarre par votre résurrection et se termine par votre tentative de suicide, on est plongé dans cette ambiance sombre et oppressante, agrémentée de peu de musiques à l'exception de quelques notes planantes, et d'effets sonores qui ajoutent un aspect quelque peu effrayant au tout. Le Londres nocturne dépeint finit rapidement par devenir un lieu hostile où on se déplace avec précaution même quand on sait être en sécurité. De ce côté-là, le pari est pleinement réussi car le titre bénéficie d'une production soignée, qui reste cohérente de bout en bout et qui arrive avec finalement assez peu d'effets, à créer un univers très riche rarement vu dans un jeu.

C'est là qu'on arrive au coeur du jeu: les dialogues. Nombreux, ils jouent un rôle essentiel car c'est à travers les échanges avec les différents protagonistes que vous allez pouvoir révéler leurs secrets, et ainsi gagner plus d'expérience au moment de les tuer et de boire leur sang. Sachez d'ailleurs que vous pouvez choisir de les supprimer bien avant, même si cela sera lourd de conséquence pour la suite. Vos choix influent véritablement sur le déroulement de l'histoire, et la ville ne tardera pas à sombrer dans le chaos si vous décidez de la jouer bourrin et de manger tout ce qui bouge.

Ces scènes de dialogues sont extrêmement intéressantes même s'il faut reconnaître quelques petits soucis. D'abord dans la mise en scène, elle est toujours très pauvre, vous ne pouvez que déplacer la caméra sur un angle assez restreint. En plus de ça, les mouvements et les expressions faciales des personnages restent limités, ce qui ne facilite pas l'immersion. Dommage puisque les doublages eux, sont pour la plupart d'excellente qualité.

Malheureusement, le reste du jeu est moins passionnant. Je passe rapidement sur les combats brouillons et le système de "customisation" du personnage inégal, Jade en a déjà parlé. Pour résumer, on est face à tous le paradoxe du jeu qui ose proposer quelque chose d'original et de créatif, mais avec un résultat qui semble au final un peu bâclé, stigmate très certainement de la longue et chaotique production du jeu. Il s'est tout de même déroulé trois ans entre sa première présentation et sa sortie.


DR.

Pour ce qui est des spécificités de la version Switch, pas de changement dans le déroulé de l'intrigue ou le gameplay. Le jeu, même dans ses combats, ne réclame pas d'incroyables réflexes donc la maniabilité à la manette ne devrait pas déranger les habitués de la version PC. Reste l'éternelle question: faut-il jouer en mode docké ou portable ? Et bien... Réponse difficile. Sur un grand écran, on voit que le jeu accuse son âge avec des graphismes un peu vieillissants, de grosses textures bien trop visibles et des animations, surtout au niveau du visage, assez sommaires. A l'inverse, avec la Switch en portable vous devrez plisser les yeux pour espérer lire les nombreux textes, et vous pourrez moins bénéficier de l'aspect assez oppressants des rues. Sans compter le fait que vous allez vous perdre encore davantage, ce qui arrive assez régulièrement dans ses rues labyrinthiques où tout finit par se ressembler.

Vampyr laisse une impression extrêmement frustrante, celle d'être face à un jeu ambitieux, unique en son genre, mais devant lequel on prend peu de plaisir. Trop de défauts rédhibitoires même devant l'audace et dont il fait preuve et l'ambiance qu'il arrive à installer.

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A propos de l'auteur

Je regarde plein de films et sur mon temps libre je suis journaliste. J'ai eu peur devant Paranormal Activity et je me suis endormi devant Interstellar. Mes goûts n'engagent que moi.

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