4/10

Venetica - Test

Habitué des jeux d'aventure le studio Deck 13 Interactive nous livre avec Venetica son premier RPG.

Tout allait bien dans le meilleur des mondes pour la ravissante Scarlett, jeune orpheline vivant dans le village de San Pasquale. Filant le parfait amour avec Benedicte, chevalier (en formation) de son état, rien ne semblait pouvoir venir déranger cet état de fait. Rien mis à part une attaque d'assassins mettant à feu et à sang la petite bourgade afin de trouver et tuer «la seule menace pesant sur leur ordre». Cherchant à fuir, Scarlett seVvenetica offer tout de même de beau panoramas
Vvenetica offre tout de même de beau panoramas
retrouvera acculée à la merci des hommes venus visiblement pour la tuer. Elle devra son salut à son compagnon Benedicte qui perdra la vie dans le processus. Une fois l'attaque repoussée, Scarlett se mettra en quête des personnes responsables du massacre, partagée entre son désir de vengeance et l'envie de ramener Béné d'entre les morts. C'est sur ces bases somme toute classiques que démarre Venetica, nouveau jeu du studio Deck 13 Interactive plutôt habitué des jeux d'aventure point & clic. Le boîtier du jeu nous promet «un RPG au graphismes époustouflants» et «un monde ouvert étonnant», la réalité est toute autre.

 

RPG dans l' âme

 

Venetica est donc un RPG de facture très classique, le personnage est doté de 4 caractéristiques : constitution, sagesse, force et pouvoir spirituel que vous pourrez augmenter au fur et à mesure de vos montées de niveaux. Scarlett pourra également se servir de quatre types d'armes différentes à savoir épée, faux, marteau et lance, chacun attaché à un arbre de compétence permettant de débloquer attaques spéciales ou magiques. Ces attaques coûtant du mana, elle se révèleront moins efficaces que les attaques de bases. Le système de combat se rapproche d'ailleurs plus du hack and slash que du RPG, le personnage se dirige au clavier et les attaques se déclenchent en cliquant. Au final les combats sont dynamiques mais se résument à une succession de clics pour attaquer et parer agrémentée d'une pression sur un bouton pour Les combats sont dynamiques
Les combats sont dynamiques
balancer un pouvoir si le cœur vous en dit. Malgré cela le jeu reste un RPG dans l'âme en proposant des tas de quêtes secondaires, la fouille de nombreux coffres et cadavres d'ennemis, des nombreuses armes et armures ayant leurs propres caractéristiques, des marchands...

De plus le joueur pourra choisir une affiliation entre la voix de la vengeance, de l'amour ou de la neutralité ce qui donne lieu à des choix au sein des dialogues avec les autres personnages. Ces choix n'ont malheureusement que peu d'influence sur le jeu, ne changeant jamais l'issu d'une quête par exemple.

 

Beau de loin, loin d'être beau

 

Qui dit RPG et quêtes secondaires dit exploration. Mais ici nenni de monde ouvert, nous n'avons qu'une succession de couloirs et malgré les quelques embranchements le joueur est toujours encadré par des murs souvent invisibles ce qui ne manque pas de gâcher l'implication dans l'aventure. Même Venise qui donne une impression de liberté avec ses ruelles, ses toits et ses canaux se révèle auNo comment
No comment
final une zone assez cloisonnée que l'on ne pourra explorer que de manière sommaire. Heureusement les nombreuses quêtes disponibles cassent un peu cette impression d'enfermement en vous faisant vous promener au quatre coins de la map.

Dans le même ordre d'idée l'aspect technique du titre est mi figue mi raisin. Notre œil est flatté par des panoramas agréables avec une profondeur de champ acceptable et une architecture des lieux réussie mais dès que l'on s'approche les textures se révèlent grossières et répétitives. Les personnages ont un style cartoon qui pourra plaire à certains mais leur modélisation est ratée faisant penser à du sous Fable même si on reconnaît la patte Deck 13.

Le jeu souffre également d'une myriade de bug en tout genre : personnages passant souvent au travers les uns des autres, une caméra est très mal gérée, ne vous approchez pas des murs en combat sous peine de la voir se centrer sur... rien, ce qui s'avère très frustrant quand vous vous faite tuer à cause de ça, les dialogues se chevauchent de temps à autre et je ne compte plus les crashs et les retours intempestifs sous windows.

De plus le soft est blindé de temps de chargement malgré la grosse demi heure d'installation, un par changement de lieux y compris pour passer de la carte principale à un tout petit intérieur (à propos la caméra fait souvent face au personnage après un loading, ne soyez pas étourdit sous peine de repartir sur vosQuand je parlais de bug...
Quand je parlais de bug...
pas et de vous retaper le chargement pour arriver d'où vous étiez venu). La fluidité n'est pas non plus au rendez-vous, même avec une très bonne config (jeu testé avec un intel quadcore i7, GeForce GTX 285 et 3Go de RAM) et le frame-rate baisse très souvent.

Malgré tous ses défauts, Venetica pourra séduire les fans inconditionnels du genre grâce à ses nombreuses quêtes, à sa durée de vie honorable (comptez de 20 à 30 heures pour le finir) et à son univers original. Pour les autres, il existe de bien meilleurs RPG/action sortis récemment à l'image de Trine, Divinity II, Risen ou même Fable II.

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