8.5/10

Viewtiful joe - Test

Non, qu'on se le dise, le beat-them-all n'est pas mort. La preuve ? Elle tient en deux mots : Viewtiful et Joe.

Intéressons nous en premier au deuxième mot, Joe (avant de nous intéresser en deuxième au premier mot, Viewtiful, mais revenons tout de suite au premier point concernant le deuxième mot - aspirine non fournie avec la critique). Joe, donc, est un ado tout ce qu'il y a de plus normal, T-shirt bleu, barbichette et cheveux rouges, casquette vissée sur la caboche (casquette à l'envers évidemment). Tout comme le teen-ager lambda, Joe est aussi un cinéphile averti, ce qui explique qu'il emmène souvent sa copine Sylvia dans les salles obscures pour contempler des long métrages que n'aurait pas renié Ed Wood (Copine qu'il a un peu tendance à négliger soit-dit en passant) C'est d'ailleurs dans un cinéma, devant les aventures trépidantes du Captain Blue, que commence notre petite histoire. Comme à son habitude, Joe repousse les avances de Sylvia pour suivre l'histoire de son héros préféré.

Mais là c'est le drame : un robot (qui ignorait sans doute qu'un personnage n'est pas sensé sortir d'un film) lance sa main à travers l'écran, et capture la belle Sylvia sans ménagement, pour la ramener dans le film. Ni-une, ni-deux notre héros (Joe, pour ceux qui n'ont pas d'aspirine sous la main) se lance à sa rescousse et traverse à son tour l'écran...

Viewtiful

C'est là qu'il rencontrera son idole de toujours, j'ai nommé le fameux Captain Blue, qui se trouve être dans l'incapacité de sauver Sylvia pour cause de décès. Le choc passé pour Joe, l'ex-Captain Blue deviendra son mentor fantomatique, et l'aidera à trouver un costume ridicule et à sauver sa bien aimée. Joe devient, et vous l'aurez deviné, Viewtiful Joe.

« Très bien », me rétorquerez-vous avec un éclat de malice dans les yeux, « mais un scénario trouvé derrière des fagots ne donne pas forcément un bon beat-them-all. »

« Certes oui », vous répondrais-je avec le même éclat de malice. Mais c'est sans compter sur l'univers déjanté dans lequel notre ado évolue. Movieland, puisque c'est ainsi que s'appelle ce monde, est un patchwork surréaliste de toute les films Z, sentais, et autres nanards. Vous y croiserez dans le désordre des requins géants, un démon surnommé Léo, des tanks, des mutants jaunes vifs, et même, horreur suprême, une foultitude de robots-balerines. Dans son super-costume rouge super-moulant, notre héros en herbe devra progresser comme au bon vieux temps en démontant un par un ses ennemis, non sans humour. Et à cet univers original, porté par des graphismes en cell-shading (contour noirs et aplats de couleurs) donnant l'impression d'évoluer dans un dessin animé, se greffe un système de jeu novateur.

Rwd Play Stop Pause Fwd

Très "vielle école" (ou "old-school" selon la langue) dans son concept - vous déplacez un personnage dans un univers en trois dimension certes, mais de profil, sur un seul plan -, le jeu vous permet, oh joie, oh bohneur, de manipuler le temps. Au fur et à mesure de l'aventure, vous gagnerez la possibilité d'effectuer vos actions au ralenti, pour esquiver les attaques ou frapper plus fort, ou de les accélérer pour vous défaire rapidement d'adversaires trop nombreux. Ce à quoi il faut rajouter l'option Zoom, qui permet de réaliser des coups spéciaux, tels le coup de pied rotatif. Ces capacités sont exploités dans toutes les formes du gameplay, aussi bien pendant les combats, que lors des petites phases de réfléxion.

C'est dur, mais c'est bon

Style "vielle école" oblige, la difficulté se révèle assez élevée. Le mode normal est un calvaire au premier essai. Les ennemis vous donneront du fil à retordre, ce qui n'est pas un mal, étant donné le petit nombre de niveaux. Eh oui, on touche là au point faible de tous les jeux de notre époque, mais force est de constater que Viewtiful Joe est court. Oh vous passerez un bon moment dessus grâce à la diffculté, mais les niveaux restent trop peux nombreux. Si je me laissais aller, je vous parlerais des affiches qui annoncent chaque nouveau niveau, des pauses amusantes, des passages en avion, du style charismatique et ridicule du personnage princial, des clins d'oeil, mais non...autant vous laisser la surprise.

Comme je le disais au début de la critique, le beat-them-all n'est pas mort. A lui seul, Viewtiful Joe illustre à merveille le vieil adage « comment faire du neuf avec du vieux ». Et en plus, qu'est ce qu'il le fait bien.

Henshin a go go baby !

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1 commentaires

  • Shariban

    21/09/2004 à 00h00

    Répondre

    Je n'aurais pas dit mieux, un jeu excellent mais trop court. Je trouve aussi dommageable que la durée de vie soit rallongée par une difficulté qui en rebutera plus d'un. Malgré ce gros défaut, il ne faut pas manquer ce titre. Allez je vais enfiler mon collant et ma cape et je m'y remets.

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