A DECOUVRIR
10/10

Virtue's Last Reward - Test Vita

Les jeux innovants ou sortant des sentiers battus ont souvent été l'apanage de la DS, ce qui s'expliquait en grande partie par la grande évolution apportée par l'écran tactile. Ont ainsi fleuri des titres OVNI magistraux comme Elite Beat Agent, Trauma Center, Phoenix Wright ou Pr Layton.

Alors, forcément, il est très plaisant pour les joueurs d'âge mûr que nous sommes sur Krinein de voir qu'aujourd'hui, le clivage Sony/ Nintendo s'estompe et que de grands jeux créatifs peuvent être édités à la fois sur 3DS et Vita, laquelle, rappelons-le, dispose d'un écran tactile (mais sans stylet). Et c'est Zero Escape : Virtue's Last Reward qui inaugure cette réunification.


Virtue's Last Reward : la suite directe de 999.
Pour ceux qui ne le savent pas, ce titre est la suite directe, un an après, de Zero Escape : Nine hours Nine persons Nine doors (999 pour les intimes), sorti sur DS en 2010 (il est d'ailleurs très recommandé de jouer à ce premier volet même si ce n'est pas indispensable). Vous n'y êtes pour rien si vous n'étiez pas au courant, ce jeu, comme beaucoup d'excellents titres, n'a jamais vu le jour en Europe. Ce premier volet était très bon et était également du type roman numérique ou visual novel. On avait donc peu de crainte pour Virtue's Last Reward. Pari réussi, le résultat est très impressionnant et fait chaud au coeur, car des jeux comme celui-ci, il y en a trop peu qui vont jusqu'en Europe (mais attention, il n'est pas allé jusqu'en France ; il s'est arrêté en Angleterre, voir crédits tout en bas ; donc textes en anglais seulement).

Entre roman numérique et jeu, un point'n click à 24 scénarios alternatifs

Au risque de me contredire avec mes précédents propos, Virtue's Last Reward n'est pas innovant en tant que tel. En dehors du fait qu'il reprend les mêmes principes que 999, y compris de scénarios alternatifs, ses influences, ou à défaut ses ressemblances, avec des oeuvres préexistantes sont assez évidentes.

D'une, les jeux vidéo au scénario ultra-solide qui tendent vers le film ou l'animation, au point de supprimer autant que possible les transitions, ça existe depuis longtemps et ça revient régulièrement, y compris dans les autres genres (FPS/TPS notamment). 


Un roman numérique.

Le point'n click, n'en parlons pas, le genre est aussi vieux que le jeu vidéo lui-même. Qui n'a pas oublié Les Voyageurs du Temps sur Atari et Amiga ?

Quant aux scénarios alternatifs, sous-tendus par l'idée "si j'avais fait ça, que ce serait-il passé ?", ils ont régulièrement été exploités au cinéma, ont généré l'immense série des Livres dont vous êtes le héros et ne sont pas inexistants en jeu vidéo (cf Miami Crisis ou Heavy Rain). Il faut bien l'admettre, le principe est quand même plutôt rare. Attention, je parle bien de scénarios alternatifs où de nombreux aspects de l'histoire sont modifiés depuis quasiment le début, pas des fins alternatives, qui elles sont très classiques.  

Donc, je disais, Virtue's Last Reward n'est pas innovant en tant que tel puisque tout ce qu'il exploite existait déjà. Mais avoir su utiliser et combiner ces différents aspects et surtout, approfondir à ce point l'idée des scénarios alternatifs, ça, d'une part il fallait l'oser et surtout le réussir, d'autre part, ça sublime véritablement l'oeuvre, laquelle dépasse la somme de la simple addition de ses composants. 


Beaucoup de dialogues.

Précisons que le joueur incarne un personnage appelé Sigma, qui se retrouve enfermé avec huit autres personnes dans un très vaste bunker, rempli de pièces diverses et variées, et dont il doit s'échapper en participant à un jeu absurde fait de trahisons et puni de mort. Concrètement, le jeu se déroule ainsi : longues phases de lectures + dialogues (appelées "roman") > phases de point'n click (appelées "s'échapper") > nouvelles longues phases de "roman" > phases de choix qui provoquent des variantes (symbolisées parfois par une porte colorée), et ainsi de suite. Ces variantes sont au nombre de 24, sont liées à la même intrigue et aux 9 mêmes personnages principaux. Explorer tous les lieux du jeu et découvrir tous les secrets de l'intrigue nécessitera d'expérimenter toutes les variantes. 

Si ce schéma peut sembler répétitif et les phases de "roman" rébarbatives, il n'en est rien. Virtue's Last Reward provoque en réalité un intérêt rare et une immersion exceptionnelle.

Naviguer dans les scénarios alternatifs : une expérience unique passionnante

Pour bien comprendre l'intérêt de l'alternatif, il faut d'abord vous expliquer comment ça marche, car c'est du jamais-vu, si on n'a jamais joué à 999 bien sûr : le menu propose une arborescence très semblable à celle d'un arbre généalogique, sauf qu'il y a une seule branche au départ, et non deux (voir image ci-dessous). Cette arborescence est capitale et sera la moëlle épinière de toute l'intrigue. Sur celle-ci, figurent des petits carrés représentant les phases de jeu citées plus haut (roman,  s'échapper, porte colorée). Chaque carré représente une scène importante et, au début du jeu, sera en gris avec un point d'interrogation jusqu'à ce que vous y arriviez. Il ne prendra une couleur et un symbole qu'une fois la scène jouée. À chaque moment décisif où un choix va s'opérer, la branche va se subdiviser. Des carrés figureront sur chacune des nouvelles branches pour symboliser la suite des évènements et des phases de jeu. Evidemment, les carrés d'arborescences différentes seront alignés lorsqu'ils correspondront à la même période temporelle. Et, bien sûr, certaines arborescences iront plus loin que d'autres (donc certains carrés situés vers le bas n'auront pas de correspondants temporels dans les arborescences adjacentes). 


L'arborescence : le centre du jeu

Cette arborescence n'est pas là que pour montrer au joueur où il en est, bien que cet aspect-là soit déjà très utile. Sa vraie raison d'être est de permettre de naviguer dans le temps : on peut en effet à tout moment retourner sur les carrés qui correspondent à un moment décisif que l'on a déjà vécu. Je m'explique : imaginons qu'à l'instant "t", vous fassiez un choix X et renonciez au choix Y. Vous allez accéder à un certain scénario, y jouer le temps que vous voudrez. Mais, à un moment, vous vous direz peut-être : "Je n'ai pas envie d'aller au bout de l'arborescence et je veux savoir tout de suite ce qu'il se serait passé si j'avais fait le choix Y". Pas de problème, vous allez dans l'arborescence sur le carré de l'instant "t" (qui n'est plus gris), vous cliquez dessus et pourrez jouer la partie Y aussi longtemps que vous le voudrez. De même, quand vous en aurez assez, vous pourrez revenir à la partie X sur le carré où vous l'aviez laissée, car l'arborescence aura mémorisé votre passage. Quant aux dialogues que vous aurez déjà vus (car certains passages doivent être refaits pour accéder aux nouvelles branches), un bouton permet de les passer. Donc pas de perte de temps.

Cette navigation, c'est absolument génial en termes de liberté d'action et d'immersion scénaristique : on peut ainsi sauter comme l'on veut dans les différentes phases temporelles, faire le choix d'aller au bout ou presque, essayer d'abord tous les choix, ou alterner un peu entre ces deux options. Cette façon de jouer est une expérience unique, complètement nouvelle. Ah, il n'y a pas à dire, la nouveauté fera toujours vibrer nos coeurs de joueurs et rien que pour ça, Virtue's Last Reward mérite bien tous les prix qu'il a reçus (Gold Award sur Pocket Gamer ; gagnant du Best of 2012 sur Gamespot, du Best of 2012 sur IGN). Il faut néanmoins noter qu'à certains moments, le jeu nous bloque et exige qu'on ait fait d'autres choix avant de nous laisser aller plus loin dans une arborescence. On se retrouve ainsi, de temps en temps, avec un "to be continued" en pleine face. Autant vous dire que dans ces moments-là, le suspense est à son comble et qu'on se dépêche d'aller faire les autres variantes !


Des personnages totalement différents selon les variantes.

Par ailleurs, cette caractéristique "scénarios alternatifs" est terriblement passionnante, même fascinante. En effet, les événements sont radicalement différents selon les choix que l'on effectue. On découvre des pans entiers de l'intrigue, dont on n'aurait pas eu connaissance sans l'alternatif. Les personnages eux-même dans leurs réactions vont évoluer vers des comportements aux antipodes de ce qu'ils ont été dans les autres variantes de l'histoire ; ils viennent estomaquer le joueur de surprise, tant on ne s'y attendait pas, tant on a connu tel ou tel personnage d'une façon tout à fait opposée. On mesure dans ces moments-là à quel point la vie et son déroulement tiennent parfois à peu de choses. C'est même particulièrement déroutant de voir soudain se produire tel évènement tragique alors que dans une autre variante, il ne s'est rien passé de tel. Pourtant les secrets de chacun étaient identiques. Cela soulève des myriades de questions dans l'esprit du joueur et crée un sens du mystère tout à fait exceptionnel. De ce fait, alors que le jeu est quand même à 70 % fait de phases de dialogues, l'intérêt est d'une intensité que pour ma part, je n'avais jamais ressentie dans un jeu vidéo. Il faut dire aussi que l'intrigue (et ses variantes), dignes d'un des meilleurs thrillers, est d'une qualité remarquable et permet de donner à l'alternatif la totalité de sa saveur. En prime, le jeu aborde de manière accessoire des thèmes de réflexion des plus intéressants (la théorie du dilemme du prisonnier d'Albert Tucker ; l'expérience de la chambre chinoise du philosophe américain John Rogers Searle ; le fonctionnement d'une éclipse lunaire ; l'invention du téléphone ; le golem dans le folklore juif ; l'expérience du chat de Schrödinger et les univers parallèles ; les dix règles du roman policier de Ronald Knox etc.).


L'expérience du chat de Schrödinger 

De même, l'ambiance étouffante, à la Cube, les musiques nerveuses, la narration au compte-gouttes où l'on découvre à micro-pas tous les secrets des 9 personnages qui semblent ne rien avoir en commun, et les raisons qui ont provoqué leur enferment, portent l'immersion et le suspense à leur comble.   

Ainsi, Virtue's Last Reward c'est l'idée géniale, génialement exploitée. Quel bonheur ! Surtout que les phases de point'n click sont totalement à la hauteur. 

Le point'n click à la hauteur d'un jeu génial 

On ne va pas être malhonnête, ces dernières années, les productions de point'n click se faisaient rares et de moyenne qualité, souvent par manque de budget. Le genre réflexion en général semblait d'ailleurs s'orienter vers d'autres styles et laisser le point'n click de côté, ce qui était bien dommage.

Que les fans soient alors rassurés ! Là, vous allez en manger des heures d'observation, de combinaison, d'usage de l'inventaire. Les pièces sont vastes, les objets nombreux, les rapports de cause à effet tortueux, le bloc-note indispensable, l'examen de tous les détails vital, la lecture de toutes les paperasses nécessaire. Les moins habitués pourront passer rien que 2H sur la première salle du début du jeu... 

Deux niveaux de difficulté sont opportunément proposés. Par défaut, sauf la première salle, le jeu est en mode "difficile". Si on bloque, au lieu d'aller voir la solution sur IGN, on peut sélectionner un mode "facile" qui provoquera une aide de la part des personnages qui nous entourent. Le mode facile n'entraîne aucune pénalité pour progresser, mais on n'accède pas à la totalité de tous les dossiers secrets (6 au lieu 8), lesquels révèlent l'ensemble de l'intrigue. Et on ne peut pas repasser en mode difficile au cours de la même scène. Cependant, pas de panique, comme on vous l'a dit, vous pourrez revenir sur le petit carré de la scène plus tard pour rejouer en mode difficile, si vous tenez à avoir tous ces dossiers. 


Le dilemme du prisonnier d'Albert Tucker

En outre, les différentes pièces et leurs mécanismes sont extrêmement variés. On passera ainsi d'univers mécaniques à d'autres biologiques, à d'autres encore astronomiques, en passant par des cocktails, du médical, du jeu ou de l'alimentaire, sans pour autant que la moindre connaissance scientifique ne soit nécessaire. Seul votre sens logique, votre réflexion et votre pugnacité seront de mise.

En prime, au total, il y a 16 pièces à explorer. Donc, ça signifie entre 15 et 25 H de point'n click pur. C'est-y pas beau ?

Conclusion

Virtue's Last Reward, encore meilleur que son prédécesseur, est un jeu incontournable pour tout(e) gameur(euse) qui se respecte. Remarquable, original à souhait, innovant, époustouflant, passionnant, intense, les qualificatifs élogieux manquent pour le décrire. On pourrait lui reprocher de ne pas être traduit en Français. Mais, si certes c'est effectivement bien dommage, on ne peut que saluer sa poussée jusqu'en Europe, ce qui n'était pas le cas de 999. Et plutôt que de faire des reproches, nous préférons encourager ce type de production, si, un jour on veut qu'elles arrivent jusqu'à nous.

  • Durée de vie : exceptionnellement longue ; minimum 40H ;
  • Scénario : remarquable dans sa complexité, sa narration au compte-goutte et sa dissémination en "alternatif" ;
  • Musiques et sons : collent totalement à l'ambiance oppressante et l'accentuent d'excellente manière ;
  • Graphismes et animations : peu d'animations et de vidéo, qualité graphique classique, mais qui n'ôte rien au jeu lequel est un roman numérique (visual novel) ;
  • Voix japonaises : excellent jeu d'acteur des doubleurs ;
  • Intérêt du joueur : on frôle la passion, addiction intense à prévoir.

Infos bonus : que choisir ? Version 3DS ou version Vita ?

Les critères à prendre en considération sont assez nombreux, et auront plus ou moins d'importance selon chaque personne. Nous vous proposons donc d'étudier chaque critère séparément.

Prix : indéniablement, la Vita s'étant beaucoup moins bien vendue que la 3DS, le prix des jeux Vita est plus bas. Ainsi, alors que vous ne trouverez aucune version d'occasion sous 37 € pour la 3DS, en cherchant bien, vous pouvez en trouver à moins de 30 € pour la Vita, d'autant que celle-ci n'est pas zonée. C'est d'ailleurs une des plus graves erreurs de Nintendo que d'avoir zoné la 3DS.

Commandes et maniabilité : l'utilisation de l'écran tactile n'est pas toujours très aisée sur Vita ; elle est même parfois franchement désagréable par son manque de précision, parce qu'un doigt c'est de toute façon plus gros qu'un pointeur de souris ou un stylet. Ainsi, on 'est parfois obligé de s'y reprendre à plusieurs reprises pour activer un élément, et je ne vous raconte pas comment c'est presque impossible d'utiliser le bloc-notes. Vous l'aurez compris, on recommande donc largement le stylet pour le confort qu'il apporte et sa précision. Mais Virtue's Last Reward reste néanmoins très jouable sur Vita. Il vous faudra juste une feuille et un stylo en plus, à côté de vous.


Menu directement accessible sur 3DS.
Double écran : 
sur 3DS, lors des phases de point'n click, les deux écrans afficheront la même image ; ce que vous voyez sur l'écran du haut, vous le voyez aussi sur l'écran du bas. Le menu, contrairement à la Vita, sera directement accessible. Le double écran n'apporte donc pas  un plus déterminant mais un peu quand même. On appréciera aussi de pouvoir bien tout visionner sur l'écran supérieur, plus large que le tactile. 

Puissance technique et taille d'écran : l'écran est bien plus large sur Vita, même si on prend comme comparaison la 3DS XL. La Vita est donc à privilégier, sauf si vous êtes un(e) inconditionnel(le) de la vision 3D, laquelle, il faut bien l'admettre, fait son petit effet.

Autonomie : Virtue's Last Reward n'est pas vraiment le type de jeu qu'on emmène dans le métro ou le train vu qu'on y joue au moins une heure à chaque fois, et que le bruit extérieur gâcherait l'ambiance sonore. On y jouera donc plutôt chez soi ce qui fait que la question de l'autonomie n'est pas très déterminante. Néanmoins, il est toujours désagréable de se faire interrompre  au moment où, par exemple, on réussit enfin à ouvrir une porte, un coffre, une trappe etc... par un message d'alerte nous disant de branche le chargeur. Donc, la Vita sera à privilégier, son autonomie étant plus longue (au moins sur ce type de jeu, car sur 3DS certains jeux pompent plus que d'autres).

Vous l'aurez compris, les critères sont divergents. À vous de choisir selon ce qui vous importe le plus.

Crédits 

  • Attention : Virtue's Last Reward, disponible en import depuis l'Angleterre, n'a pas été traduit en français et se joue exclusivement en anglais (textes anglais, voix japonaises). Il sortira en allemand début mars. Aucune sortie française n'est prévue à ce jour. Niveau bilingue non requis.
  • Achat possible en import depuis les USA, sur Vita uniquement, puisque la 3DS est zonée.
  • Trois unités de sauvegarde.
  • Un bloc-notes à trois couleurs + gommes.
  • Sur les coffres-forts, toujours taper en premier le code de dossier secret avant le code d'évasion, sinon vous ne pourrez plus taper le code de dossier secret.

Merci à Dark Magician d'avoir partagé son expérience sur 3DS.

Partager cet article

A propos de l'auteur

4 commentaires

  • Islara

    24/03/2013 à 13h30

    Répondre

    Ayant enfin fini cet énorme jeu, j'ajoute deux précisions au test :

    1) il m'a fallu 52H01 pour en venir à bout et pourtant je ne suis pas une quiche en point'n click ;

    2) il y a 20 scénarios alternatifs et non 24, comme indiqué sur la jaquette ; on peut à la limite dire 22 si on ajoute les deux suppléments finaux. Du coup, je ne sais pas où il sont allés cherchés le nombre 24.

  • OuRs256

    12/04/2013 à 20h18

    Répondre

    Il vient de passer gratuit pour les abonnés Playstation + donc je vais pouvoir le tester ^^

  • Islara

    14/04/2013 à 12h03

    Répondre

    OuRs256 a dit :
    Il vient de passer gratuit pour les abonnés Playstation + donc je vais pouvoir le tester ^^

    Oh oh... Je n'ai qu'une chose à te souhaiter alors : "Excellent voyage". Car tu vas sortir de la réalité pendant qq semaines.

  • OuRs256

    14/04/2013 à 22h32

    Répondre

    Islara a dit :
    OuRs256 a dit :
    Il vient de passer gratuit pour les abonnés Playstation + donc je vais pouvoir le tester ^^

    Oh oh... Je n'ai qu'une chose à te souhaiter alors : "Excellent voyage". Car tu vas sortir de la réalité pendant qq semaines.


    Sérieux ? Vaut ptet mieux pas que je commence alors xD

Participer à la discussion

Nous nous réservons le droit de ne pas publier les commentaires qui ne nous semblent pas appropriés (netiquette, loi, point godwin, imbécillité profonde, etc.). Et ne venez pas crier à la dictature !

Vous allez commenter en tant qu'invité-e :

Rubriques