7.5/10

Warp Shift - Test

Dans le gigantesque monde des petits jeux téléchargeables sur téléphone ou tablette, Warp Shift a attiré notre attention.

Il y a de tout sur Google Play ou l'Apple Store, on le sait. On sait aussi qu'il y a parfois du très haut niveau même quand c'est gratuit. C'est le cas de Warp Shift.  Vu qu'il est édité par Deep Silver, on n'est pas si étonné que cela, mais quand même. Il y a eu un bel effet de surprise.

Tout commence avec une magnifique introduction à laquelle on ne s'attendait pas (c'est quand même limité sur téléphone), aux accents à la fois science-fiction et végétal. Un gentil petit cube extra-terrestre atterit dans les mains d'un enfant, qui peut aussi bien être un garçon qu'une fille, chacun choisira ce qu'il lui plaît, et l'emporte malencontreusement dans un lieu en apesanteur. Notre petit-e enfant devra s'en sortir (avec le petit cube) en remontant pas à pas une haute tour en forme de tétraèdre. Concrètement, on a un groupe de grands cubes, le/la bambine est à l'intérieur d'un des cubes qui se déplacent à l'horizontale et à la verticale. Des portes permettent de passer d'un cube à l'autre et d'accéder à la sortie. Une fois sortis, on monte un étage de la tour et on accède à un nouveau groupe de cubes. Bref, c'est une variante de taquin qui n'est pas sans nous rappeler l'excellent Rooms : The Main Building.


Un dérivé du taquin, en plus complexe.

Première bonne surprise, on voit immédiatement que la tour a cinq niveaux. Une fois le premier niveau assez vite expédié, on s'aperçoit qu'il avait 15 étages et que l'on va donc avoir droit à 15 X 5 = 75 étages + un étage bonus de 15 autres étages. Pas mal.

Deuxième bonne surprise, le nombre de cubes à chaque sous-niveau augmente progressivement et passe ainsi de 2 x 2, à 3 x 2, puis 3 x 3 jusqu'à 4 x 4 les amis. Ne vous attendez donc pas à expédier les niveaux 3, 4  et 5. Dans le même ordre d'idée, c'est-à-dire augmenter progressivement la difficulté, les mécanismes se complexifient : portes de couleur rose qui ne s'ouvre que sur une autre porte de la même couleur, téléporteurs, portes fermées à ouvrir par un bouton situé dans un autre cube, petit cube ami à récupérer préalablement sur un autre emplacement. L'accès à la sortie se corse ainsi sacrément, et sollicite de plus en plus notre observation et l'anticipation. Alors qu'on enchaîne les étages tant le concept est addictif, on finit par faire une pause pour donner à nos neurones le temps de retrouver le recul nécessaire pour trouver la bonne solution, qui est pourtant souvent si évidente, mais échappe à nos esprits étriqués.

Ajoutez à cela un nombre limité de déplacements qui n'est ici pas optionnel (contrairement aux jeux dérivés du taquin). Et là, le jeu atteint des sommets de difficultés. Cela donne d'ailleurs une bonne rejouabilité au jeu. Une fois qu'on a tout fini, on n'a qu'une envie, récupérer les trois étoiles à chaque niveau où on ne les a pas eues. Quand on refait certains étages du niveau 3 après avoir fini le niveau 5, on les trouve d'ailleurs drôlement faciles. Les neurones, c'est comme les muscles : on les entraîne, et ils deviennent plus performants...

Dernière bonne surprise, l'univers graphique et sonore est particulièrement envoûtant. Les petites onomatopées de l'enfant, les différents borborygmes du petit cube, la bande-son assez sobre en sons, percussions, piano et choeurs, le tout avec cet univers très coloré et végétal, créent une atmosphère très poétique. De ce point de vue et avec sa difficulté adaptable, Warp Shift convient tout à fait aux enfants.

Son haut niveau de difficulté l'adresse tout autant aux adultes. Parmi ses 3 millions de téléchargements, il y a à mon avis autant de grands que de petits.

Bref, pour 0 € et des publicités assez peu envahissantes (la plupart servent à avoir des déplacements de cubes en plus, mais on ne les utilise pas), il serait particulièrement dommage de se priver de ce jeu de réflexion pure très joli, envoûtant et bien conçu. Comptez 5 bonnes heures de jeu. On n'attend qu'une chose : de nouveaux niveaux, de nouveaux mécanismes, un mode éditeur, pouvoir enregistrer ses solutions (surtout quand on fait moins de déplacements que les développeurs, mdr), bref, un jeu à part entière.


J'aime l'idée qu'on ne sache pas si c'est un petit garçon ou une petite fille, peu importe après tout.

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