6.5/10

WRC 2 : FIA World Rally Championship - Test

WRC 2 fait mieux que son ainé mais souffre encore de nombreux défauts que nous n'espérions plus revoir. Graphiquement, le jeu est à la traine, surtout lorsqu'on le compare à la concurrence. La simulation automobile promise n'est donc pas au rendez-vous. Pourtant, WRC 2 est loin d'être ennuyeux, les voitures se conduisent avec plaisir et son contenu conséquent est la promesse de nombreuses heures de pilotage.

La licence WRC a fait son grand retour sur console l'année dernière grâce à BlackBean et au studio Milestone. Malheureusement, l'attente était grande et le jeu essuya une pluie de critique de passionnés déçus par un titre à la réalisation grossière et à la jouabilité perfectible. Les développeurs italiens furent donc obligés de retravailler considérablement leur copie dans le but de proposer un deuxième épisode qui tienne sérieusement la route.

 

Une licence officielle et du contenu


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Le point fort de WRC 2 est bien évidemment la licence officielle et le contenu conséquent qui en découle, permettant de pourrir ses adversaires sur les 78 spéciales des 13 rallyes du championnat auquel viennent s'ajouter les cinq Super Special Stage - nouvelles épreuves en un contre un - et le circuit urbain bonus de Berlin décliné en 6 tracés. Forcément, toutes les écuries et pilotes sont de la partie, tout comme les véhicules de la catégorie reine mais aussi des championnats inférieurs (SWRC, PWRC, FIA WRC Academy). Quand aux plus nostalgiques, ils seront ravis de s'affronter au volant d'anciennes participantes du Rallye Safari ou des bolides surpuissants de feu le groupe B. Au total, WRC 2 propose donc 32 modèles avec diverses déclinaisons gonflant le chiffre à 86 voitures.

Un mode carrière bien pensé

Ces dernières sont d'ailleurs toutes accessibles dès les premiers tours de roue en mode solo, que ce soit au travers d'une spéciale unique, d'un rallye plus conséquent, ou carrément d'un championnat (calendrier officiel ou personnalisé). Et il en de même en multijoueur, jusqu'à quatre pilotes hors ligne (appelé Hot Seat) ou seize sur le Réseau. L'avantage de ce dernier, outre le nombre plus important d'adversaires et la relative bonne qualité des serveurs, est le fait de ne pas avoir à attendre que tous ses potes aient terminés leur course pour commencer la sienne. Car pour rappel, il n'y a pas comme dans la réalité qu'une voiture en piste, problème contourné lorsque chacun joue chez soi sur son propre écran, les concurrents apparaissant alors en temps réel sous forme de fantômes à dépasser.
L'autre solution pour se faire la main est de suivre les cours du WRC Rally School, mais le plus intéressant reste sans aucun doute le mode carrière, intelligemment revu depuis le premier opus. The Road to the WRC - c'est son nom - propose de débuter assez classiquement en bas de l'échelle. L'intérêt ici est le fait de devoir gérer son écurie en parallèle de ses résultats en course pour progresser.
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L'argent et l'expérience remportés lors des épreuves ne servent alors pas qu'à acheter de nouveaux bolides, ils doivent aussi être utilisés à bon escient pour engager du personnel qualifié qui vous permettra de progresser plus rapidement. Le directeur d'écurie et ses assistants essayeront ainsi de décrocher de juteux contrats avec des sponsors tandis que vos ingénieurs et mécanos amélioreront les caractéristiques de votre flotte suivant plusieurs critères (freins, moteur, boîte, suspension, et aérodynamisme).

Mais une réalisation d'un autre âge

Alors oui, le contenu du titre a été amélioré, mais il s'agissait déjà de l'une (la seule ?) qualité de son prédécesseur, qui souffrait surtout d'une réalisation globale désastreuse et d'une jouabilité médiocre. Sur ces points, Milestone a certainement travaillé, mais cela reste malheureusement encore loin de ce que nous sommes en droit d'attendre du seul et unique jeu estampillé WRC.
À moins d'utiliser un ordinateur avec tous les filtres graphiques poussés à fond, le jeu est loin d'être agréable à regarder sur consoles. Textures grossières, aliasing très prononcé, clipping énervant, WRC 2 fait un peu cheap. Certes, il propose de nombreuses vues, dont deux visions cockpit très jouables (voire conseillées), mais ces dernières sont comme le reste, visuellement très perfectibles.
C'est dommage car la sonorité des moteurs est plutôt réussie, tout comme la gestion des collisions plus précise et réaliste (sauf pour les pare-brises). Un réalisme à relativiser cependant du côté des dégâts mécaniques qui semble n'affecter que légèrement les sensations de conduite, même avec les paramètres les plus sévères. Attention cependant aux erreurs impardonnables comme heurter un mur de plein fouet, synonyme d'abandon à moins d'utiliser le rewind, joker maintenant très répandu permettant de revenir jusqu'à neuf secondes en arrière pour corriger sa trajectoire.
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Une fonction fort appréciable lorsque le copilote signale au dernier moment un virage en épingle, voire l'oublie carrément !
Car les routes sinueuses sont l'apanage des rallyes, tout comme les nombreuses surfaces (parlons de grip pour faire plus pros...). Néanmoins, les sensations de conduite sont là aussi trop perfectibles et similaires, et on a alors vraiment l'impression d'être sur un titre orienté arcade, pointu certes, mais arcade quand même.

 

Simple suite ou nouvelle référence ?

Au final, le bilan est mitigé. WRC 2 fait heureusement mieux que son ainé, mais souffre encore de nombreux défauts que nous n'espérions plus revoir. Graphiquement, le jeu est à la traine, surtout lorsqu'on le compare à la concurrence. Une esthétique grossière que des sensations de conduite exemplaires auraient pardonné. Malheureusement ce n'est pas le cas, la simulation automobile promise n'étant pas au rendez-vous. Pourtant, WRC 2 est loin d'être ennuyeux, les voitures se conduisent tout de même avec plaisir, et son contenu - principalement son mode solo - est déjà la promesse de nombreuses heures de pilotage.

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