8.5/10

Q.U.B.E. 2 : Lost Orbit - Test PC

Q.U.B.E. 2, après sa sortie le 13 mars dernier, aurait laissé un sentiment de déception, si on ne l'avait pas su suivi de deux extensions à venir. Sa durée de vie restait en effet encore un peu courte. Avec ce premier DLC intitulé Lost Orbit, la magie se perpétue magistralement, et même plus.

Exit le scénario, exit les dialogues, le tout sans explication et vous n'en aurez jamais : on arrive dans une immense salle parsemée de portes, dessins géométriques étranges et structures variées. Cet atterrissage brut surprend et se savoure tout à la fois car on y revit l'expérience oppressante vécue aux origines, à la façon du film CUBE. Vous savez, cette délicieuse atmosphère d'isolement de bien des jeux de réflexion qui vous impose de chercher d'abord à comprendre la structure, peu important le pourquoi. On reconnaît pourtant ces habituelles portes qui donnent accès aux salles puzzles. Mais quid du reste ? On fait un tour - ou on passe directement l'entrée d'une porte - on observe d'étranges lieux lumineux inaccessibles, de creux absurdes dans le sol, des plaques noirs apparemment inutiles. Toujours déconcerté, on finit par entrer au hasard dans l'une des pièces. On y retrouve ces dessins géométriques étranges mais aussi la classique machine à activer alors on reprend nos vieilles habitudes.


Une immense salle déroutante à l'architecture géniale.

Avec le temps, on finira par comprendre peu à peu : cette salle immense, c'est la salle Master qui était annoncée ; ces dessins représentent les très beaux cubes de bronze, d'argent et d'or à collecter de manière optionnelle que l'on voit un peu partout ; quant aux machines dans les salles plus petites, une fois activées, elles libèrent des mécanismes cachés dans la grande salle, qui finit par devenir à elle seule un vertigineux puzzle. Et quel puzzle ! Quelle architecture !

Q.U.B.E. 2 vous avait peut-être paru un peu facile. Eh bien sachez que la fête est finie. En dehors même de la salle Master, énorme défi à elle toute seule, sans parler de la difficulté à collecter le total des 32 précieux cubes de bronze, argent et or (10 rien que dans la pièce Master), chacune des neuf autres salles est d'une difficulté inégalée, sauf peut-être la fin du jeu de base. Tous les mécanismes y sont imbriqués (finie la progressivité, elle a déjà eu lieu, vous êtes censé être au niveau). Ventilateurs, flammes, glissades, boules, interrupteurs pour bouger les plaques, aimants, et les sauts aussi, tout s'imbrique. On tourne et on retourne la salle dans tous les sens, on fait de multiples essais, on doit prendre le problème sous des tas d'angles différents, on bloque, on revient plus tard et, eurêka, on finit par trouver. 

Et puis, ensuite, ou avant, ou pendant, on s'attelle à collecter les jolis cubes métalliques (ils vont devenir nos préférés). À ces moments, il est particulièrement impressionnant de s'apercevoir qu'on doit repenser complètement les outils qu'on vient d'utiliser pour accéder à la machine. Ce sont les mêmes qu'on doit actionner mais différemment, et pour aller dans un lieu tout autre, éloigné ou carrément à l'opposé. Quelle magie dans la conception ! Il y a aussi parfois des feintes, notamment dans une des salles particulièrement ardues (cf exemple de solution in fine). On croit devoir utiliser tel ou tel cube, et bien pas du tout. La solution est complètement ailleurs. Je me demande s'il n'y a pas, de ce fait, tout un tas de solutions alternatives.

Conséquence logique, la durée de vie est notablement élevée par rapport au jeu de base. Personnellement, il m'a fallu 7H pour en venir à bout, c'est-à-dire 60-70 % de la durée de vue du jeu de base ! Je demandais 20H de Q.U.B.E. 2, ben on y est presque. Merci Toxic Games.

Lost Orbit nous captive ainsi de manière intense, on ne se lasse pas d'y jouer, il devient même addictif. Notamment, parce qu'à chaque fois qu'on a débloqué un mécanisme dans la pièce Master, on ne peut s'empêcher de vérifier où il est placé et ce que l'on va bien pouvoir en faire.


De nombreux cubes de bronze, d'argent ou d'or cachés pour une difficulté largement rehaussée.

Conclusion

Bien que Lost Orbit ne soit rien sans Q.U.B.E. 2, bien qu'il n'en soit que la poursuite, je suis quand même tentée d'affirmer qu'il dépasse de loin son maître. La qualité de ses puzzles, la majesté de la pièce Master, l'architecture globale géniale, tout cela n'était qu'un peu trop effleurée dans Q.U.B.E. 2. Toxic Games a retrouvé son génie d'origine et l'a révélé à nouveau pleinement dans Lost Orbit. Que pourra donc faire de plus la prochaine extension qui doit sortir dans ces conditions ? Le défi sera dur à relever. 

Quelques astuces et un exemple de solution

Comme dit plus haut, le jeu est sacrément difficile. Voici donc quelques conseils pour vous aider. Ce serait dommage d'aller voir trop vite les solutions.

- Bien souvent, les sauts (en se mettant sur des cubes verts) sont la solution aux situations. Propulsez-vous un maximum grâce à eux, en hauteur ou en glissade ou les deux.

- Parfois, il faut juste entasser des cubes verts les uns sur les autres pour accéder aux cubes métalliques, surtout si l'étroit passage d'accès n'est pas en hauteur et que seul un petit mur à trois niveaux vous barre la route.

- Comme dans le cas ci-dessus, accéder aux cubes métalliques (optionnels je vous le rappelle) est parfois plus facile et moins alambiqué qu'accéder aux machines. Repérez donc avant tout où ils se trouvent : souvent en hauteur, souvent accessibles par un étroit passage d'un cube de largeur, deux en hauteur. Parfois, ils sont derrière un pan de mur qui masquait une petite ouverture. 


Marcher sur le tuyau pour avoir le cube caché.

 

- Le plus facile à obtenir est celui auquel on accède en marchant sur le tuyau (ce qui supposera d'abord d'accéder à la machine). Pourtant il est dans la salle la plus dure... Image ci-contre.

- Commencez par les salles où il y a le moins de cubes métalliques à collecter. Elles sont un peu plus faciles. Vous pourrez savoir combien il y en a en consultant le dessin au dessus de la porte. Et ça affûtera un peu vos méninges pour êtres prêt-e à affronter les salles plus corsées.

- Une partie des mécanismes de la grande salle ne sert pas à accéder à la sortie finale, mais uniquement à accéder aux cubes optionnels à collecter.

Maintenant, voici un exemple de solution de l'une des salles les plus dures (image ci-contre). Vous la reconnaîtrez probablement. Désolée, il est difficile de situer les salles car elles n'ont ni numéro ni symbole particulier.
Étape 1.

 

La grande difficulté de cette salle est d'arriver à monter sur le grand bloc noir (non visible ici, visible sur l'image du haut, c'est la même salle), une fois que ce bloc est déjà levé. Je n'ai jamais réussi à le faire monter quand on est déjà dessus. La solution que je propose est la suivante :

1) après avoir activé les deux interrupteurs jaunes en y mettant des cubes verts (je vous passe les étapes, un peu complexes, mais faisables), placez un cube vert sur l'aimant (rouge) de la structure mouvante ; faites monter Amelia sur ce cube puis faites pivoter la structure vers la droite ;


Étape 2.

 

2) très vite, dans la foulée, activez l'aimant en bleu (image ci-contre). Le cube vert et vous-même qui êtes dessus irez pile dans la direction du gros bloc noir. S'il n'y pas assez de hauteur, pensez à sauter du bloc vert quand vous serez assez près du bloc (ça vous fera gagner un mètre ou deux) ; 

3) il ne reste plus qu'à activer la machine et marcher sur le tuyau pour accéder au cube or.

Du coup, l'enfilade de cube que l'on voit sur la droite ne m'a jamais servi à rien ; seuls deux ou trois d'entre eux suffisent. Ce qui me fait penser qu'il y a sûrement une solution alternative.

Évidemment, sur ces images, le personnage n'est pas sur le cube car sinon, impossible de faire les captures d'écran... Mais il faudra qu'il y soit.

A propos de l'auteur

Aventures, enquêtes, mille et une énigmes, réflexion ; jeux aux thématiques profondes, originaux, décalés, indépendants, telles sont mes passions. De temps à autres, aussi du 100 % action. Féministe avertie, assoiffée de justice, je rejette toute forme de discrimination ; donc j'écris aussi en manga, BD, cinéma, livres, séries ou jeux de société.

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